jeudi 17 janvier 2019

Des fragments des reliques de saint Antoine le Grand, venus de France, ont été offerts à la paroisse dédiée au saint à Bucarest

Juillet 2017
Des centaines de Bucarestois ont participé à un moment historique pour la paroisse Saint-Antoine de la ville, qui a reçu un fragment des reliques de son saint protecteur. Le coffret contenant les saintes reliques a été amené par Mgr Joseph, métropolite de l’Église orthodoxe roumaine en Europe occidentale et méridionale, accompagné par plusieurs prêtres, à l’église Saint-Antoine.
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dimanche 13 janvier 2019

HILAIRE DE POITIERS ET LA PASSION DE LA COMMUNION


Hilaire de Poitiers et la passion de la Communion, actes du colloque consacré à Hilaire de Poitiers par l'association Caritas Patrum.


HILAIRE DE POITIERS ET LA PASSION DE LA COMMUNION

Pionnier de la théologie d’expression latine, il continue de nous enseigner à travers ses textes et ses combats. Passionné du mystère de Dieu et de sa transmission, il vivait, disait-il, l’épreuve du langage confronté à la nécessité de formuler la foi tout en gardant une vive conscience des limites de nos simples mots face au mystère de Dieu.

Cette quête de cohérence et d’intelligibilité ne cessera d’éclairer sa recherche de vérité au long cours. Baptisé à l’âge adulte, puis choisi comme évêque par les clercs et les laïcs de sa ville, il fut intimement mêlé à la lutte contre l’arianisme. Payant le prix fort pour son engagement, il n’eut d’autre objectif, d’autre combat que d’affirmer la réciprocité entre vérité et communion au sein de l’expérience chrétienne. Artisan du rétablissement de l’orthodoxie en Gaule (on l’appellera « l’Athanase de l’Occident »), reconnu déjà comme « docteur de l’Église » par Augustin, sa théologie trinitaire, nourrie par l’Ecriture, s’enrichira, pendant ses années d’exil, de sa découverte des sources grecques. Pour notre plus grand profit.

Au sommaire de ces Actes :
- Le rassembleur (Philippe HENNE)

- Hilaire de Poitiers, l’homme des communions (Pascal-Grégoire DELAGE)

- Dimensions eucharistiques de la communio (Denis DUPONT-FAUVILLE)

- Le peuple juif dans le Commentaire sur Matthieu (Marc MIHAU)

- Hilaire de Poitiers à l’épreuve du langage (Annie WELLENS)

- Considération sur la prière selon Hilaire de Poitiers (Michel COZIC)

- La basilique dédiée à saint Hilaire à Poitiers : Bilan des dernières recherches archéologiques (Anne JEGOUZO)

- Phoébade d’Agen et la christianisation de l’Aquitaine (Pascal-Grégoire DELAGE)

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jeudi 3 janvier 2019

Le 3 janvier, mémoire de notre Sainte Mère GENEVIÈVE de PARIS


Sainte Geneviève naquit en 422 au village de Nanterre, près de Paris. Elle avait à peine sept ans quand Saint Germain d'Auxerre (mémoire le 31 juillet), en route vers l'Angleterre avec Saint Loup de Troyes (mémoire le 29 juillet), discernant la faveur de Dieu sur l'enfant, annonça à ses parents qu'elle avait été choisie pour servir au salut d'un grand nombre; il la bénit et lui remit une pièce de monnaie marquée d'une croix comme signe de sa consécration à Dieu. Dès lors l'enfant s'adonna de plus en plus aux exercices de la piété. Un jour, sa mère, agacée de la voir fréquenter trop souvent l'Eglise, porta la main. sur elle, mais elle fut aussitôt frappée par Dieu de cécité. Elle ne retrouva la vue que deux ans plus tard, en se frottant les yeux avec de l'eau que sa fille avait mêlée de ses larmes et marquée du signe de la Croix. Ne trouvant plus d'obstacle de la part des siens, Geneviève fut alors définitivement consacrée au Seigneur par l'Evêque de Paris, Vilicus, mais elle continua sa vie ascétique dans la maison familiale, car les monastères n'existaient pas encore en Gaule. A la mort de ses parents, elle alla s'installer à Paris, chez sa marraine. Après avoir enduré avec patience une cruelle maladie, elle entreprit de très grandes austérités: priant sans cesse et ne sortant que pour servir les pauvres, elle ne se nourrissait que deux fois par semaine, d'un peu de pain et de fèves. Elle acquit ainsi la maîtrise sur les impulsions de la chair et une grande paix de l'âme, si bien qu'elle supporta avec patience les calomnies et les rumeurs répandues par des jaloux, jusqu'à ce que Saint Germain d'Auxerre intervienne pour leur imposer le respect de la servante de Dieu. C'est ainsi que les Parisiens commencèrent à reconnaître sa sainteté et que des jeunes filles se groupèrent autour d'elle pour imiter son genre de vie. La réputation de Geneviève se répandit dans toute la Gaule et parvint même jusqu'en Orient; on raconte qu'elle entretenait une relation spirituelle avec le grand Saint Syméon le Stylite (1er septembre).

Sainte Geneviève avait une grande dévotion pour les Saints qui avaient jeté les fondations de l'Eglise en Gaule. Elle fit construire la première basilique au-dessus de la sépulture de Saint Denis de Paris et inspira aux Parisiens la pieuse habitude d'y venir en pèlerinage, même par les plus mauvais temps. Un jour elle se rendit à la basilique en pleine tempête, avec un cierge à la main, sans que la flamme ne s'éteigne. De même, elle contribua grandement au développement du culte de Saint Martin à Tours, qui devait devenir un des plus grands lieux de pèlerinages d'Occident. Dans ses voyages, elle guérissait les malades, chassait les démons, servant pour tous d'instrument à la providence de Dieu.

Au début de 451, Attila et sa horde sauvage de Huns approchaient dangereusement de Paris, en pillant et ravageant tout sur leur passage. Les habitants de la cité, pris de panique, voulaient s'enfuir, seule Geneviève garda son sang-froid, elle réunit les femmes dans les églises pour implorer l'assistance de Dieu dans le jeûne, les larmes et la prière, et s'efforça de rendre courage aux hommes. On s'opposa à elle et on se préparait même à la jeter à la Seine, lorsqu'un messager arriva de la part de Saint Germain d'Auxerre, confirmant une fois de plus que Dieu avait élu Geneviève comme protectrice de la ville. De fait, conformément aux prédictions de la Sainte, Attila se détourna bientôt de Paris, subit une cuisante défaite contre les Francs unis aux Gallo-romains et s'éloigna.

Le roi des Francs, Childeric, exerça alors pendant une vingtaine d'années son hégémonie sur la région. Bien qu'encore barbare, il montrait du respect pour l'Eglise et, sur les instances de la Sainte, consentit à adoucir les peines des prisonniers. Les Francs furent cependant repoussés par les Romains et cherchèrent à regagner l'avantage en retenant le ravitaillement de Paris. La disette menaçait, le peuple perdait de nouveau confiance en Dieu. Geneviève réunit alors une flotille avec de hardis bateliers et, au prix de grands dangers de navigation, elle alla faire provision de grains à Arcis-sur-Aube, puis revint faire une distribution à tous les Parisiens, en privilégiant les plus pauvres.


En 481, Clovis devint roi des Francs et, sous l'influence de son épouse, Sainte Clotilde (mémoire le 3 juin), il montra toujours un grand respect pour la Sainte; il écoutait ses conseils et n'hésitait pas à modifier sa politique par égard pour les malheureux. Tandis qu'il achevait de conquérir la Gaule, Sainte Clotilde resta auprès de Geneviève à Paris, et Saint Remi venait parfois leur rendre visite pour s'entretenir des choses de Dieu. Trois Saints veillaient alors sur la France naissante.

Sainte Geneviève parvint ainsi à l'âge de quatre-vingts ans. Elle remit son âme au Seigneur, dans la paix, entourée de l'amour et de la dévotion de tout le peuple. Elle ne cessa pas toutefois de montrer au cours des siècles sa protection sur la ville de Paris et ses habitants. Ses précieuses Reliques, déposées dans l'église Sainte-Geneviève, sur la colline appelée depuis du même nom, accomplirent d'innombrables guérisons. Lors des grands périls: guerres, sièges, épidémies, famines, inondations ou incendies, le peuple venait en foule auprès de sa. sainte; on faisait alors de grandes processions, la châsse des Reliques en tête, et Dieu ne manquait pas de montrer sa bienveillance par des Miracles, en réponse aux prières de Sainte Geneviève et à la foi du peuple de Paris. Ces Reliques furent brûlées pour leur plus grande partie et jetées à la Seine par les révolutionnaires, en 1793; mais la Sainte ne cesse pas d'être bien vivante pour ceux qui savent l'invoquer avec foi.

Source : Synaxaire

Sainte Geneviève, prie Dieu pour nous !