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samedi 28 mai 2016

L'Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-désert 1/2


L’abbaye de Gellone fut fondé en 804 par Guillaume (Guilhèm en langue d'oc) comte de Toulouse, duc d'Aquitaine et marquis de Septimanie dans le désert du vallon de Gellone, un vallon désertique au cœur des gorges de l'Hérault. Lequel s' étant retirer de la vanité de ce monde pour y vivre en simple moine, y finira ces jours saintement quelques années plus tard (812 ou 14). 

Le pont du diable à l'entrée des gorges de l'Hérault.
Pont roman construit pour faciliter la liaison entre les abbayes de Gellone et Aniane

L'entrée des gorges

La fondation de l'abbaye de Gellone s'inscrit dans le contexte de la conquête franque de l'Occitanie, arrivant après l'occupation par les Wisigoths suivie de celle des Musulmans. Pépin le Bref puis Charlemagne (742-814) s'efforcent de mettre en place une nouvelle structure administrative.

Alors que tout proche d'ici, à Aniane, un noble d'origine germanique devenu moine, Benoît d'Aniane se chargera dans la fondation d'un monastère dans les années 780 et de la réforme monastique carolingienne.
Guillaume (Guilhem), comte de Toulouse, cousin de Charlemagne par sa mère, après une carrière militaire bien remplie, se retire de la vie laïc et fonde en 804, deux cellules de l'abbaye d'Aniane, Notre-Dame de Caseneuve à Goudargues (Gard) et Saint-Sauveur de Gellone en y effectuant une donation, le 14 décembre 804. L'abbaye de Gellone restera sous l'autorité d'Aniane jusqu'au début du Xe siècle, avant d'être suffisamment prospère pour être indépendante. 

Le monastère se verra doté d'une précieuse relique de la Vrai Croix offerte par Charlemagne et par la suite du corps du bienheureux Guilhem. 
Reliquaire de la Vrai Croix

Reliquaire de saint Guilhem

L'abbaye deviendra donc une étape incontournable pour les pèlerins dans la région, notamment pour ceux venant de Arles et se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, comme en atteste le Guide du pèlerin de saint Jacques de Compostelle au XIIe siècle :


Ces précieuses reliques et le flux de pèlerin favoriseront le développement d'un bourg autour de l'abbaye.
Plan du village
Le blason du village

Le moulin
Maison romane
Maison romane, place du village.
Au centre de la place du village face à l'entrée de l'abbatiale trône un imposant platane.
Un plaque atteste qu'en 1855 il avait 6m de circonférence.


Au début du XIe siècle, l'abbé Pierre Ier fait reconstruire l'abbaye. Commencée vers 1030, l'abbatiale et le cloître sont représentatifs du « premier art roman méridional ». La campagne de travaux est marquée par la consécration d'un autel à Saint-Guilhem en 1076. Car en 1066, Guillaume de Gellone avait été canonisé sous le nom de Saint-Guilhem. C'est à cette époque que des troubadours commencèrent la composition de la Geste de Guilhem d'Orange, qui contribuera à son renom et à celui de l'abbaye.
À son apogée, l'abbaye devait compter une centaine de moines, la moitié résidant au monastère, les autres établis dans des prieurés dépendant de Gellone.


Le XVe siècle marque le début du déclin de l'abbaye. En 1568, pendant les Guerres de Religion, des protestants pillent l'abbaye. Une grande partie du mobilier et du temporel sera ensuite vendu pour réparer les dégâts. Un rapport de 1624, du chapitre général bénédictin, indique que malgré les réparations, les bâtiments conventuels, le réfectoire, le dortoir et les cellules sont en état de ruine. Les seize moines ne logent plus au monastère et ne suivent plus la vie commune.

L'abbaye est dans un état d'abandon avancé, quand la Congrégation de Saint-Maur en prend possession et réussit à sauver l'essentiel. En 1644, les bâtiments conventuels sont reconstruits, le cloître, le réfectoire, le dortoir et la salle capitulaire sont restaurés.

À la Révolution, six moines de Saint-Maur vivent à Saint-Guilhem.
L'abbaye est alors vendue comme bien national, et l'église devient l'église paroissiale du village. On installe dans le monastère une filature et une tannerie. Le cloître, vendu à un maçon, fait office de carrière de pierres.

En 1840, l'administration des Monuments historiques prend l'abbaye en charge. Des restaurations successives donnent un nouveau lustre aux bâtiments sauvés de la destruction. Néanmoins, en 1906, un collectionneur américain George Grey Barnard achète à Pierre de Vernière, juge à Aniane, un ensemble d'éléments sculptés du cloître aujourd'hui intégré à une reconstitution du cloître présentée au musée The Cloisters à New York.

L'abbatiale saint-Sauveur :

Le clocher a pris place sur le porche au xve siècle.

Plan de l'abbaye et du cloître

La nef

Reliquaire de saint Guilhem
Reliquaire de la Croix


L'autel du Saint-Sauveur, dit de saint Guilhem :

Dans l'absidiole sud se trouve l'autel du saint-Sauveur. Il s'agit d'un autel roman du XIIe siècle. En pierre calcaire, le devant d'autel en marbre blanc est incrusté de verre coloré.
Cette pièce exceptionnelle fut démembrée au XVIIIe siècle avant d'être reconstitué au siècle suivant et classé au Monument historique en 1903.
Il s'agit probablement de l'ancien maître-autel de l'abbatial.
L'iconographie du devant d'autel en marbre et verre est hélas légèrement détérioré par des sulfites, il nécessite donc des restaurations et une surveillance constante. L'autel est placé sous protection.
Reproduction de l'aspect originel de l'autel


La crypte :

Reconstitution de la crypte
Vestige de la crypte sous le sanctuaire
Les vestiges de la crypte furent retrouvés, et dégagé en 1962-1963. L'on y voit les restes du chevet de l'église pré-romane (la première église de l'abbaye). A la fin du Xe siècle, alors que l'on souhaitait exhumer les restes de saint Guilhem de sa sépulture, la partie inférieur du chevet fut aménagé en crypte voûtée et divisée en deux petites nefs.
Dans celle de droite, sur un socle de maçonnerie encore visible, un monument abrita les reliques du saint. En 1138, elles furent élevées dans l'abside romane et déposée dans un sarcophage paléo-chrétien, à droite du maître-autel (aujourd'hui conservée au musée de l'abbaye).

Il semblerait qu'au fond de la nef de gauche, un autre monument, aujourd'hui disparu, ait abrité la relique de la Vrai Croix, offerte par Charlemagne.

La crypte, sans doute abandonnée au moment des guerres de religions, fut comblée, ses voûtes détruites et son souvenir perdu jusqu'aux fouilles récentes. Les travaux de dégagements ont permis de retrouver et de rétablir les deux escaliers latéraux et le couloir transversal qui permettaient aux pèlerins du Moyen-Age de vénérer ici les saintes reliques.


Le cloître :



Suite dans le prochaine article..


Source : d'après Wikipedia et document de l'abbaye.

Publié en la fête de saint Guilhem.

mardi 19 avril 2016

Eglise Notre-Dame-des-Anges à Colioure


Elle fut construite entre 1684 et 1691 dans un style gothique méridional, et est avec son célèbre clocher pratiquement entourée par la mer sur ses trois côtés. Au départ, le clocher est un ancien phare médiéval, annonçant la position du port de Collioure par des fumées le jour et par des feux la nuit. À la fin du XVIIe siècle, l'église médiévale sur les hauteurs de Collioure fut rasée sur l'ordre de Vauban. Les consuls de Collioure obtinrent tout de même de Vauban l'autorisation de construire une nouvelle église sur les récifs qui ferment la passe. Cette église s’appuie alors contre le phare. Entre-temps, Vauban ne veut plus de port à Collioure, il préfère la baie en eau profonde de Port-Vendres. Du fait, Collioure n'a plus besoin d'un phare. Il devient dès lors le clocher de l'église. Mais, ce n'est que 100 ans plus tard, vers 1809, qu'une décision municipale est prise pour le couvrir d'une coupole en s'inspirant d'un modèle originaire de Toscane.


Faisant l'objet de plusieurs restaurations extérieures et intérieures, l'église a vu son ancienne sacristie réhabilitée, pour accueillir le trésor. Ainsi sont visibles un meuble-vestiaire d'époque Louis XIII, des peintures du XVe siècle, un reliquaire du XVIe siècle, une Vierge du XVIIe siècle.

Texte wikipedia



L'étrange portail de l'église et son inscription républicaine

Plan de l'église


Son intérieur flanqué de nombreuses chapelles avec chacune son retable est de style baroque.


La chapelle saint Vincent, son retable et ses reliquaires.


Au centre le buste reliquaire de saint Vincent martyr à Collioure en 303, entouré des bustes reliquaires des saintes Maxime et Libérate. Tous les trois étaient autrefois portés en procession en Août. 
Nous n'avons rien pu apprendre de plus concernant les deux saintes.


Notons aussi que le trésor de l'église renferme une croix reliquaire en argent, renfermant un morceau de la Sainte et Vivifiante Croix.
Plus d'information à cette page.

Non loin de l'église se trouve l'îlot, où selon la tradition locale saint Vincent serait mort en martyr et où s'élève aujourd'hui une chapelle qui lui est dédiée:

L'église Notre-Dame et la chapelle st Vincent au fond à droite.

La chapelle Saint-Vincent  (bâtie en 1701)


Publié en la fête de saint Vincent martyr à Collioure.

mardi 26 novembre 2013

Vénération de la Sainte Croix près de Poitiers

(Le reliquaire de la sainte Croix reçu de Constantinople)

Comme chaque année, la Paroisse orthodoxe Saint-Hilaire à Poitiers est invité par l'abbaye Sainte-Croix, fondé par sainte Radegonde au VIe siècle, à venir assister aux vêpres de la communauté monastique catholique-romaine, lesquelles sont suivies par la vénération de la relique de la Sainte et Vivifiante Croix du Seigneur que sainte Radegonde reçue à sa demande de l'empereur de Constantinople Justin II en 569.

Rendez-vous Dimanche 1er Décembre à 17h30 pour les vêpres dans l'église de l'abbaye :
Abbaye Sainte-Croix
Lieu dit La Cossonnière
Chemin de la Cadoulière
86 280 Saint Benoît
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