lundi 11 avril 2016
Liturgie à Saint-Nicolas-de-Port
Le samedi 16 avril prochain, sera célébrée la Divine Liturgie à la basilique saint-Nicolas à Saint-Nicolas-de-Port.
Source
samedi 9 avril 2016
Saints Raphaël, Nicolas et Irène de Mytiliène
Le 9 avril, mémoire des saints martyrs nouvellement-révélés à Mytilène : RAPHAEL, NICOLAS et IRENE (1).
1) Nous introduisons cette mémoire au jour de leur martyre, mais leur Fête est célébrée à Mytilène le Mardi du Renouveau, conformément aux prescriptions de Saint Raphaël. Un autre Saint Martyr et Thaumaturge a été récemment révélé dans des circonstances semblables, saint Ephrem le Nouveau (5 mai).
2) Les gens simples et sans instruction qui furent témoins de ces révélations, ignoraient évidemment l'existence de cette petite ville du Finistère, et à fortiori ce fait, connu seulement de quelques historiens, que le Patriarcat Œcuménique envoya effectivement des ambassades en Occident, en particulier en Bretagne et Normandie, quelques temps avant la chute de Constantinople.
3) L'higoumène du couvent édifié depuis sur les lieux et devenu un lieu de pèlerinage, a consigné dans plus de dix volumes les miracles de Saint Raphaël.
- Il y a depuis 2011 une communauté orthodoxe à Morlaix qui s'est logiquement placé sous le patronage de saint Raphaël de Mytilène et de ses compagnons martyrs : http://orthodoxesmorlaix.blog.free.fr
En 1959, au cours de travaux entrepris dans une petite chapelle de campagne située sur une colline aux environs du village de Thermie dans l'île de Mytilène, un ouvrier découvrit un tombeau contenant des ossements inconnus. Homme de peu de foi et sans respect pour les choses Saintes, il laissa négligemment les précieux restes au pied d'un arbre, en s'en moquant. Mais il fut bientôt châtié et ne retrouva l'usage de ses mains qu'après avoir fait le signe de croix, pour la première fois depuis vingt-sept ans. Par la suite il vit le Saint en personne près de l'église et, converti de son incroyance, il devint un fervent prédicateur de la grâce de ce Saint nouvellement révélé par Dieu. Son épouse avait été témoin, quelque temps auparavant, de l'apparition dans l'église en construction d'un Hiéromoine de stature imposante, mais son mari l'avait rabrouée. A partir de ce moment le Saint apparut à de nombreuses reprises, en rêve ou à l'état de veille, à l'épouse du propriétaire du terrain et à d'autres femmes pieuses du village, ainsi qu'à des enfants et à des hommes d'âge mûr, sans que ces personnes se fussent concertées auparavant. Aux uns, il apparaissait sans parler, comme un Hiéromoine vêtu de ses ornements liturgiques ou de ses vêtements monastiques. Aux autres il révélait son nom, disant : « Je m'appelle Raphaël », et leur annonçait qu'il était temps désormais de le vénérer, avec ses compagnons de martyre, de peindre leur icône et de célébrer leur mémoire, le Mardi du Renouveau, car il allait accomplir de nombreux miracles. A d'autres il apparaissait en compagnie de la Mère de Dieu et de Sainte Parascève, et racontait son martyre en détail, parfaitement concordant d'une personne à l'autre.
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| saint Raphaël |
Saint Raphaël vécut au XVe siècle, au temps de la prise de Constantinople. Originaire de l'île d'Ithaque, il fut nommé Georges au Saint Baptême et reçut une brillante éducation, tant chrétienne que profane. Devenu moine sous le nom de Raphaël, il fut ordonné Prêtre et honoré du titre d'archimandrite et protosyncelle. En considération de ses capacités, il fut envoyé en mission par le Patriarcat Œcuménique en France, dans la ville de Morlaix (2). C'est là qu'il se lia d'amitié avec le Diacre Nicolas, lequel devint son collaborateur et fils spirituel. Lors de la prise de Constantinople (1453), ils se réfugièrent en Macédoine, puis quand les Turcs envahirent la Thrace (1454), ils s'embarquèrent pour l'île de Mytilène (Lesbos), et s'établirent à Thermie, dans le Monastère de la Mère de Dieu, qui s'élevait alors sur l'emplacement où l'on trouva les reliques. Le Grand Jeudi 1463, les Turcs investirent le Monastère et, saisissant l'Higoumène Raphaël, ils lui firent subir d'horribles supplices. Dans la nuit du Mardi du Renouveau, le 9 avril, après l'avoir frappé de leurs massues, ils le traînèrent à terre par la barbe, de haut en bas de la colline, puis le suspendirent à un arbre, lui percèrent les flancs à coups de lances et lui scièrent la mâchoire. C'est ainsi que Saint Raphaël fut uni pour l'éternité au Christ ressuscité. Le squelette trouvé par l'ouvrier était effectivement privé de mâchoire, et ce n'est qu'après une apparition du Saint qu'on la découvrit en terre à quelque distance de là.
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| Saint Raphaël et saint Nicolas |
Les apparitions des saints se multipliant, Nicolas finit par révéler à plusieurs personnes l'endroit précis de son tombeau. Après quelques hésitations, car ils craignaient de devenir la risée des incroyants en cas d'échec, les fidèles creusèrent et trouvèrent, le 13 juin 1960, le corps de Saint Nicolas. On avait précédemment appris de Saint Raphaël que Nicolas était originaire de Rhagès en Médie, mais qu'il avait été élevé à Thessalonique. Lorsqu'il fut à son tour saisi par les Turcs et soumis à la torture, il mourut d'un arrêt du cœur au milieu des tourments.
Dans le même temps, une fillette vit apparaître une autre petite fille de douze ans, à l'aspect angélique, la Sainte Martyre Irène. La Mère de Dieu raconta à une autre personne qu'Irène était la fille du maire du village, Basile, qui s'était réfugié avec d'autres habitants au Monastère. Les Turcs voulant faire avouer à son père où se cachaient les combattants chrétiens, ils prirent la fillette et, en présence de ses parents, lui coupèrent les deux mains et la jetèrent dans une jarre où ils la firent périr par le feu. Puis ils massacrèrent les parents de la fillette et l'instituteur du village, Théodore. A la suite de nouvelles révélations, on découvrit en effet les reliques de Sainte Irène, dans la jarre, conformément au récit, et près des tombeaux de Raphaël et Nicolas, les restes des autres Martyrs. Saint Raphaël révéla, au cours d'autres apparitions glorieuses, en compagnie d'une foule de Saints, qu'il s'agissait des Moniales qui, un siècle avant lui, occupaient le Monastère, et que le 11 mai 1235, l'Higoumène Olympiade et la moniale Euphrosynie y furent massacrées par des pirates turcs.
Saint Raphaël permit aussi de découvrir une icône du Christ et une source sainte, par lesquelles s'accomplissent de nombreux miracles. En effet, les Saints ne se contentèrent pas de révéler leur existence et les circonstances de leur martyre, mais ils montrèrent aussi leur familiarité auprès de Dieu par des miracles dont le nombre ne cessent de croître (3). Jusqu'à nos jours Saint Raphaël apparaît, en rêve ou à l'état de veille, à de nombreuses personnes, pieuses ou indifférentes, en Grèce et jusqu'en Amérique ou en Australie. Il guérit des maladies incurables, réveille les consciences endurcies par le péché. soulage les peines et les afflictions, et manifeste que le Seigneur. reste glorifié dans Ses Saints, aujourd'hui comme hier, et pour l'éternité.
1) Nous introduisons cette mémoire au jour de leur martyre, mais leur Fête est célébrée à Mytilène le Mardi du Renouveau, conformément aux prescriptions de Saint Raphaël. Un autre Saint Martyr et Thaumaturge a été récemment révélé dans des circonstances semblables, saint Ephrem le Nouveau (5 mai).
2) Les gens simples et sans instruction qui furent témoins de ces révélations, ignoraient évidemment l'existence de cette petite ville du Finistère, et à fortiori ce fait, connu seulement de quelques historiens, que le Patriarcat Œcuménique envoya effectivement des ambassades en Occident, en particulier en Bretagne et Normandie, quelques temps avant la chute de Constantinople.
3) L'higoumène du couvent édifié depuis sur les lieux et devenu un lieu de pèlerinage, a consigné dans plus de dix volumes les miracles de Saint Raphaël.
| Icône de la paroisse orthodoxe saint Raphaël de Mytilène et ses compagnons martyrs de Morlaix |
- Le 11 avril 2006, le Métropolite Jacques de Mytilène avait apporté la relique du chef de saint Raphaël à Paris notamment à l'église saint-Serge de l'Institut, où l'Archevêque Gabriel de Comane a célébré un moleben au saint, de retour en France pour la première fois depuis 500 ans. Un compte-rendu est proposé dans la Nouvelles de Saint-Serge n°30 (2006) ici en pdf page 14.
- De nombreuses photos d'icônes de ses saints et de leur sanctuaire à Mytilène sur Full of Grace and Truth.
samedi 2 avril 2016
La Sainte-Tunique du Christ exposée à Argenteuil : les secrets de restauration de la relique sacrée
Un article accompagné d'une vidéo sur la restauration de la sainte Tunique du Christ, exposée ces jours-ci à Argenteuil :
Lire et voir la suite ici: http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/sainte-tunique-du-christ-les-secrets-de-la-restauration-de-la-relique-sacree-237081
La Sainte-Tunique du Christ exposée à Argenteuil : les secrets de restauration de la relique sacrée
Par Chrystel Chabert @Culturebox
Mis à jour le 25/03/2016 à 19H32, publié le 25/03/2016 à 15H41
Pour Argenteuil, c’est un événement historique : à partir du 25 mars et pendant dix-sept jours, la basilique Saint-Denys va exposer la Sainte-Tunique, la relique qui aurait été portée par le Christ le jour de sa crucifixion. Mais avant cette ostension solennelle, trois mois de travail ont été nécessaires pour restaurer cette pièce de tissu millénaire qui n'est montré que deux fois par siècle.
Pour les chrétiens mais aussi pour les passionnés d'Histoire, la Sainte-Tunique représente un trésor inestimable même si la "preuve absolue" de son authenticité comme vêtement de la Passion du Christ n’a pas été apportée. Depuis le 19e siècle, on peut dire que la relique a été étudiée sous toutes les coutures : matière (de la laine de mouton), teinture, méthode de tissage, tout a été passé au crible y compris des traces de sang révélées dans les années 30 qui correspondraient au même groupe AB que le sang présent sur le Suaire d’Oviedo (Espagne) et le Linceul de Turin (Italie), deux autres reliques de la Passion.
Lire et voir la suite ici: http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/sainte-tunique-du-christ-les-secrets-de-la-restauration-de-la-relique-sacree-237081
Pèlerinage à la Sainte Tunique d'Argenteuil
Le vendredi 1er Avril deux offices orthodoxes à Argenteuil:
[Mise à jour] Quelques photographies du pèlerinage effectué le 1er avril sous la conduite de l'évêque Jean de Charioupolis ici: Exarchat.org
Dans cette période du Grand Carême qui nous prépare à accueillir la Lumière de la Résurrection, nous vous invitons tous à participer à ce pèlerinage, à prier notre Seigneur Jésus-Christ pour qu’Il pardonne tous nos pêchés, toutes nos fautes, qu’Il purifie et illumine nos cœurs, nous donne sagesse et humilité, d’aimer notre prochain et être digne de rentrer dans la joie de la Résurrection.
PROGRAMME
Vendredi 1er avril 2016
10h15 - rencontre sur le parvis de la Basilique Saint Denis à Argenteuil
10h30 - moleben (présidé par Mgr Jean de Charioupolis)
11h00 - vénération
Plus d'information ICI
[Mise à jour ] Un bref compte-rendu avec quelques photographies du pèlerinage organisé par le Centre du diocèse de Chersonèse ici
[Mise à jour] Quelques photographies du pèlerinage effectué le 1er avril sous la conduite de l'évêque Jean de Charioupolis ici: Exarchat.org
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- A l’occasion de l’année de la Miséricorde dans l’Eglise Catholique, passage de la porte jubilaire de la Basilique Saint Denis d’Argenteuil, la Sainte Tunique du Christ sera exposée à Argenteuil du 25 mars au 10 avril 2016.
Dans cette période du Grand Carême qui nous prépare à accueillir la Lumière de la Résurrection, nous vous invitons tous à participer à ce pèlerinage, à prier notre Seigneur Jésus-Christ pour qu’Il pardonne tous nos pêchés, toutes nos fautes, qu’Il purifie et illumine nos cœurs, nous donne sagesse et humilité, d’aimer notre prochain et être digne de rentrer dans la joie de la Résurrection.
PROGRAMME
Vendredi 1er avril 2016
10h15 - rencontre sur le parvis de la Basilique Saint Denis à Argenteuil
10h30 - moleben (présidé par Mgr Jean de Charioupolis)
11h00 - vénération
Plus d'information ICI
[Mise à jour ] Un bref compte-rendu avec quelques photographies du pèlerinage organisé par le Centre du diocèse de Chersonèse ici
- Cette année marque 150 ans depuis la construction de la basilique. Une ostention exceptionnel aura lieu du 25 Mars au 10 Avril 2016 : La Tunique du Seigneur, qui a été donné par l' empereur Charlemagne en 800 à Théodrade sa fille, abbesse du couvent d'Argenteuil, la relique sera retiré hors du reliquaire et présenté déployé.
Le Centre de Pèlerinage du diocèse de Chersonèse a reçu le consentement des autorités catholiques pour le culte orthodoxe le vendredi 1er Avril, 2016 au 19:30 et 8 Avril 2016 à 20.00 (Semaine de la Vénération de la Croix). Il y aura lecture de l'Acathiste à la Passion.
Rue Mère Marie Skobtsov
[Mise à jour] Le discours de Catherine Vieu-Charier lors de l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov (Paris 15e) le 31 mars, cliquez ici. Source: Orthodoxie.com
Mgr Jean de Charioupolis quant à lui, a lu un texte de Hélène Klépinine-Arjakovsly fille de saint Dimitri (Klépinine) de Paris sur mère Marie et évoqunt aussi père Dimitri. Pour le lire, cliquez ici. Source: Orthodoxie.com
Voir aussi le discours du député - maire Philippe Goujon ici, et la lecture d’un texte de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, compagne de captivité et de déportation de Mère Marie à Ravensbrück, ici.
Sainte Mère Marie de Paris, priez pour Paris et pour nous tous, afin que nous puissions vivre dans la paix, dans l’amitié fraternelle et dans l’union. Source: Exarchat.
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Le mercredi 23 mars à 18h à la mairie de Paris une conférence se tiendra sur « Marie Skobtsov dite Mère Marie , moniale russe, résistante déportée et gazée à Ravensbrück le 31 mars 1945, Juste parmi les nations » :
Cette conférence est organisée avec le soutien de la maire de Paris Anne Hidalgo, ses adjoints, Catherine Vieu-Charier chargée de la mémoire du monde combattant et correspondante défense, Patrick Klugman chargé des relations internationales et de la francophonie, avec la bénédiction de Son Excellence l’évêque Jean de Charioupolis et locum-tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale.
Complément: cliquez ici pour télécharger l’invitation pour la mairie de Paris (23 mars), réservation obligatoire (voir sur le document).
Le jeudi 31 mars à 11h15 à Paris dans le 15e arrondissement aura lieu l'inauguration de la Rue Mère Marie Skobstsov. Cette rue est située au niveau du 84 rue de Lourmel presque en face du 77 rue de Lourmel où résidait Mère Marie.
Elle a été récemment créer par le conseil municipal du 15e arrondissement de Paris, le 4 novembre, et le Conseil de Paris, le 12 novembre, qui ont voté à l'unanimité pour attribuer le nom de rue Marie Skobtsov (Mère Marie) à une nouvelle voie du 15e arrondissement qui débouche entre les n°84 et 88 de la rue de Lourmel (cliquez ici pour voir le plan et là pour les motifs de la proposition présentée au Conseil de Paris). Cet événement a été rendu possible grâce à l'engagement et à la persévérance d'une élue du 15e arrondissement, Ghislène Fonlladosa, adjointe au maire du 15e pour la culture, le patrimoine et les nouvelles technologies, conseillère de Paris.
source : Orthodoxie.com
A lire également la chronique du père Christophe Levalois à l'occasion de l'attribution du nom de rue.
samedi 12 mars 2016
Pèlerinage à la Sainte Tunique d'Argenteuil
La ville d’Argenteuil, en banlieue de Paris (95) possède depuis Charlemagne une insigne relique du Christ, sa sainte Tunique (qui était un vêtement de dessous : une sorte de T-shirt long), offerte probablement à l’empereur d’Occident par l’impératrice Irène de Constantinople, et vénérée depuis 12 siècles par les rois de France, le clergé et le peuple chrétien de ce pays. Lors de la Révolution française, qui détruisit une grande partie des reliques que possédait l’Église de France ainsi que de nombreux sanctuaires, la relique fut cachée par le curé, puis découpée en petits morceaux, qui furent enterrés, pour éviter sa destruction. On les déterra après la Révolution et, beaucoup plus tard, en 1892, on s’efforça de la reconstituer en cousant les morceaux sur un tissu de support.
Cette relique est d’un intérêt exceptionnel, parce qu’elle est la « tunique sans couture », tirée au sort par les soldats, dont parle saint Jean (Jn 19/17-24) et qu’elle est maculée du précieux sang du Christ (c’est le même sang humain que l’on retrouve sur le linceul de Turin (appelé à tort « Saint Suaire ») et sur le Suaire d’Oviedo).
Elle est habituellement roulée dans un reliquaire, qui se trouve dans le transept droit de la basilique (reconstruite sous le Second Empire), mais n’est pratiquement pas visible. Les ostensions publiques de la relique se font normalement tous les 50 ans. La dernière eut lieu en 1984 ; la prochaine aurait dû se faire en 2034. Mais, comme le pape de Rome François a proclamé 2016 « Année de la Miséricorde », l’évêque de Pontoise, dont dépend Argenteuil, a décidé qu’il y aurait une ostension exceptionnelle de la sainte Tunique en 2016, du 25 mars (vendredi Saint en calendrier grégorien) au dimanche 10 avril (2ème dimanche après Pâques en calendrier grégorien). Les orthodoxes qui sont en calendrier julien seront, eux, au milieu du Carême.
Lors de son ostension, la Tunique est déployée et exposée sur un « mannequin » dans un énorme reliquaire doré et vitré : il sera déposé devant l’ancien autel, dans le sanctuaire. Ce qui est exceptionnel pour cette ostension, c’est que la relique aura été « restaurée » (pour la 1ère fois depuis 1892), c’est-à-dire que les petits morceaux de la tunique vont être recousus sur un nouveau tissu, robuste et neutre (l’ancien tissu se détériorait et endommageait la tunique).
Le métropolite Joseph a décidé d’organiser un pèlerinage de la Métropole roumaine à la sainte Tunique le lundi 28 mars, qui sera férié, car le lundi de Pâques est férié en France. Nous célébrerons à 17h des vêpres adaptées à la circonstance (avec des chants de Semaine sainte), présidées par Mgr Joseph (tout sera en français). Ces vêpres auront lieu devant le nouvel autel : seul le métropolite pourra s’approcher de la relique pour l’encenser, au moment du Lucernaire.
Il faut bien noter que ces vêpres sont différentes de l’ostension elle-même, qui aura lieu de façon continue tous les jours de 10h à 22h : les fidèles (de toutes confessions) devront suivre un itinéraire imposé pour pouvoir passer devant le reliquaire de la sainte Tunique, sans pouvoir vraiment s’y arrêter : pour prier, il faudra aller un peu plus loin. Il y aura une grande foule (ils attendent 150 000 personnes). Ceux qui viendront au pèlerinage devront, pour pouvoir vénérer la relique, venir beaucoup plus tôt ou rester beaucoup plus tard. En principe, l’ostension sera suspendue pendant les messes : il est probable qu’il en sera aussi ainsi pour nos vêpres.
Il serait bien de vous signaler au service des pèlerinages, pour que nous puissions indiquer à nos frères un ordre de grandeur du nombre de pèlerins : ils nous en sauraient gré.
Voici les moyens d’accès à Argenteuil :
– voiture possible, mais probablement avec des problèmes de parking : prendre les A86 puis A15, et
sortir à « Argenteuil centre »
– train : ligne J, à la gare Saint-Lazare, avec arrêt à « Argenteuil » (à 10 mn de Paris)
Pour tout renseignement complémentaire, d’ordre logistique, contacter le service des pèlerinages: diacre Bogdan (pelerin@mitropolia.eu) ou le P. Noël Tanazacq: noel.tanazacq@yahoo.fr (06 03 90 91 07).
Orthodoxie.com
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dimanche 6 mars 2016
LE PELERINAGE DANS LE CONTEXTE DE L’EGLISE ORTHODOXE
LE PELERINAGE DANS LE CONTEXTE DE L’EGLISE ORTHODOXE
( une communication au IIe Congrès Mondial de la Pastorale et des Sanctuaires - Santiago de Compostela - Espagne / 27 au 30 septembtre 2010 )
30 septembre 2010.
+STEPHANOS, Métropolite de Tallinn et de toute l'Estonie.
Source
( une communication au IIe Congrès Mondial de la Pastorale et des Sanctuaires - Santiago de Compostela - Espagne / 27 au 30 septembtre 2010 )
Excellences,
Frères et Soeurs en Christ,
Le pèlerinage est pour le chrétien un symbole de vie en tant que chemin dans le désert vers la vraie patrie, la Jérusalem céleste. Il signifie aussi bien une marche vers un autre „ailleurs“ - un autre lieu sacral - que l’accomplissement en ce lieu d’une participation mystérieuse à une réalité autre que celle de l’exister profane. Les „Récits d’un pèlerin russe“ sont significatifs à ce sujet. Le pèlerin prend la route pour se diriger vers Jérusalem, afin de renouer avec les lieux où vécurent le Christ et ses imitateurs et ainsi entrer intimement en communion avec Dieu.
Dans son esprit, Jérusalem est le lieu par excellence de l’accomplissement du mystère sauveur de la Rédemption, qu’il égrènera en autant d’étapes, tout au long desquelles il se mettra, en mémoire et en chair, à la suite du Christ Rédempteur.
Mais il n’arrivera jamais à sa destination finale ; ce qui ne le privera pas, à travers sa prière, de rencontrer Jésus tout au long de ses pérégrinations et ce, malgré ses angoisses, ses tentations et ses chutes. Le message que nous laisse le pèlerin russe dans ses récits est sans ambiguïté : ce que privilégie le monde chrétien c’est l’effort et non le lieu, aussi sacré soit-il. Un effort qui, précisément, lui évite le danger de matérialiser le lieu et ne lui laisse aucune possibilité d’idolâtrer la foi. Le Christ demande qu’on l’adore en esprit et en vérité ; il ne parle pas de lieux sacrés qui assurent la présence du Très-Haut, quand bien même Jérusalem resterait le lieu du Second Avènement ; le lieu où s’accomplira la rencontre du Second Avènement, qui marquera, avec la fin des temps, la sortie de l’histoire. Aller vers la Jérusalem terrestre pour trouver l’accès sauveur à la Jérusalem céleste, c’est affirmer que la foi n’est pas un objet, qu’elle reste avant tout une relation personnelle entre Dieu et l’homme.
Venons-en maintenant au profil du pèlerin actuel, j'entends du pèlerin chrétien et uniquement chrétien. Il semblerait que les formes, les motivations et les pratiques du pèlerinage actuel oscillent entre deux pôles, tantôt distincts, tantôt complémentaires, à savoir le pôle de la foi et le pôle des loisirs. A cela s’ajoute le fait que les pèlerins se distinguent les uns des autres par un degré d’autonomie différent vis-à-vis du message et des pratiques religieuses que propose chaque sanctuaire.
Et que dire de cette forme de voyage/tourisme, le „tourisme religieux“, laquelle combine à la fois la destination sacrée à atteindre, les pratiques de la foi et le séjour d’agrément et de détente ? D’autant qu’en général les individus appartenant à une tradition religieuse ne choisissent pas des destinations complètement étrangères et privilégient les lieux historiques, culturels et religieux ayant des affinités avec leur religion.
Une première question consisterait donc à analyser ce qui, en matière de pèlerinage, est propre à sa dimension sacrée (pôle de la foi) et ce qui est propre à sa dimension profane (pôle de la détente et des loisirs). La première dimension explicite la manière dont adhère le pèlerin au sens, aux motivations et aux pratiques de la Foi chrétienne ainsi qu’aux recommandations de sa propre Eglise et des sanctuaires qu’il visite ; la seconde aux objectifs et formes personnelles que s’approprie le pèlerin pour réaliser sa démarche „à sa façon“ comme distraction et repos.
Pour une minorité de pèlerins, le pèlerinage est une expérience fortement religieuse et communautaire ; pour certains, il est une expérience relative à des problèmes personnels ; pour d'autres, il n'est qu'une pratique séculière et pour d'autres encore, un voyage thérapeutique et d'agrément. Pour tous, le pèlerinage indique la nostalgie de "l'ailleurs", le retour d'une sorte de "soif de l'infini".
Le pèlerinage est bien la preuve que la société moderne n'est pas qu'un monde séculier, appauvri symboliquement de tout signe de transcendance. Il y a aujourd'hui de la part de tous les hommes et de toutes les femmes du monde entier une volonté de changer la vie, parce qu'on voit plus clairement qu'il n'existe aucune institution humaine, aucun système social ou régime politique, qui soit susceptible de tirer le peuple "vers le haut". Il y a donc besoin de se libérer du conformisme historique et du devenir de ce monde. Seul un ressourcement eschatologique profond, dans la réalité ultime en Dieu, peut guérir cette insatisfaction de l'humanité. Pour éviter de se conformer au siècle présent (Rom.12,1-2), mais aussi pour ne pas tomber dans un idéalisme eschatologique, lequel ne tiendrait pas compte des problèmes essentiels qui préoccupent les hommes de nos sociétés contemporaines, l'Eglise Orthodoxe insistera sur le "vrai présent", c'est-à-dire sur le mystère de ce monde en voie de transfiguration par le renouveau de l'Esprit. Comment transposer cela dans le contexte d'un pèlerinage, telle sera ma seconde question ?
Dans le contexte européen qui est celui où évolue ma propre Eglise, les chrétiens sont en passe de devenir une petite minorité avec une grande responsabilité évangélique. Cela oblige nos Eglises respectives de revoir leurs conceptions et leurs méthodes de témoignage et d'évangélisation mais aussi les attitudes, les comportements et les motivations là où Dieu les envoie. Dans une aventure riche en signification comme l'est un pèlerinage, plus l'intensité de l'engagement, de l'abnégation et du sacrifice est importante, plus l'intensité des satisfactions et de la conscience d'avoir fait une expérience exceptionnelle le devient aussi. Etant donné donc que le pèlerinage offre l'occasion de vivre un "temps privilégié", je suis tenté de poser cette troisième question : comment faire pour que le pèlerin puisse s'engager, sous les conditions les meilleures possibles, dans ce "temps sacré" qui est totalement différent du temps profane ?
Cela est d'autant plus important qu'il existe plusieurs types de pèlerins. Pour ma part, je ne m'arrêterai pas sur le pèlerin pratiquant assidu qui se conforme à un pèlerinage de groupe, organisé par une institution religieuse ni au pèlerin autonome en quête d'expériences au-delà de ce que lui propose l'Eglise. En ce qui les concerne, tout dépend essentiellement, ce me semble, de ce que l'un et l'autre seront ou non, une fois leur pèlerinage effectué, des témoins réels de la joie et de la paix de l'Esprit Saint, de cette vie nouvelle à laquelle nous participons dans l'Eglise. Un chrétien, c'est quelqu'un qui trouve partout le Christ, où qu'il se tourne et se réjouit en Lui. Lorsque ces deux catégories de pèlerins prétendent avoir fait une "belle expérience" au cours de leur pèlerinage, sont-ils en même temps capables de reconnaître que cette joie a transformé tous leurs plans, leurs programmes et leurs décisions ; une joie qui fait de tout leur vécu le sacrement du retour de la totalité de leur être à "Celui qui est la vie du monde" ? Dans le difficile exode de l'histoire de chaque individu, ne faudrait-il pas que nos Eglises fassent en sorte que la puissance de vie, d'unité et de sainteté que recèle le Corps du Christ soit sans cesse manifestée et réinventée - dans le Saint Esprit et la liberté - par un effort toujours renouvelé de pénitence et de créativité ?
Reste le cas de ces néo-pèlerins qui s'adonnent à une forme de tourisme religieux. Selon Luigi Berzano de l'Université de Turin, le néo-pèlerin "visite, honore et se régénère aussi face aux différents lieux et symboles de l'histoire chrétienne...sans exclure pour autant une possibilité de faire une expérience spirituelle". Cela exige de notre part une grande mobilité missionnaire et pastorale pour l'atteindre. A mon sens, l'Eglise doit accepter de se déplacer dans toutes les directions d'une société - aussi bien au centre qu'à la périphérie - pour servir ceux qui ont besoin du salut. De sa capacité de se dépouiller en prenant la condition de serviteur et de s'abaisser en devenant obéissante jusqu'à la mort (Phil.2,7-8) dépendront la crédibilité et l'efficacité de son ministère à libérer les hommes du pouvoir des ténèbres et à les transférer dans le Royaume du Fils (Col.1,13). L'Eglise de demain sera plus "théophore", plus "porteuse du Christ", plus conforme non à ce qui nous a précédé mais à ce qui nous est donné en espérance.
Dans toutes les situations, que ce soit pour le pèlerinage comme expérience fortement religieuse et communautaire ou pour le pèlerinage comme expérience relative à des problèmes personnels ou encore pour le pèlerinage comme voyage thérapeutique ou d'agrément, l'Eglise est invitée à poser des signes de réconciliation, d'amour et de non-violence en tant qu'anticipation de la venue du Royaume. Encore faut-il définir les étapes à franchir en vue de la réalisation d'une vie véritablement "évangélique" d'enfants de Dieu, insérée au sein d'une authentique communauté, laquelle viserait à la réalisation de l'amour du Christ. La transformation intérieure passe par la communion d'amour avec l'autre comme autre.
Mais ce message n'aura de valeur que s'il s'accompagne d'un puissant renouveau collectif de vie chrétienne. Disons ici que la spiritualité d'une communauté chrétienne se situe sur deux plans :
- en premier lieu, la vie de l'Eglise en tant que Corps du Christ avec les éléments qui la constituent : l'Ecriture Sainte, la liturgie, les sacrements, la catéchèse,
-en second lieu le plan de la diversité infinie des personnes qui s'appliquent à la quête de Dieu par l'effort personnel dans la prière et l'ascèse intérieure ainsi que, autant que faire se peut, par la recherche de la perfection.
Ces deux plans sont inhérents à la réalité spirituelle. Le premier cependant revêt un aspect plus social, davantage communautaire. C'est la construction sur cette terre d'une communauté, certes spirituelle, mais qui trouve sa voie, jusqu'à sa justification, dans l'effort de rassemblement sous la mouvance de la foi et de la charité d'un peuple constitué. L'autre mouvement est celui d'une concentration extrême de la vie intérieure de chacun ; c'est un mouvement de retour sur soi, de conversion intérieure. Ces deux plans encore sont l'un et l'autre intégrés dans l'Eglise et se trouvent ensemble confrontés avec le monde. Il est bien évident que la collégialité de l'Ecclésia d'une part, et de la vie spirituelle des personnes d'autre part, se recoupent dans l'unique réalité du salut universel en Christ et concernent, au sein de l'Eglise, les mêmes hommes : pasteurs et croyants, chacun à sa place.
Si de ce fait tous les charismes coédifient la communauté, c'est donc en tant que tels que nous aussi, membres du peuple de Dieu, nous devons tout mettre en oeuvre pour que, au sein de nos paroisses, on trouve d'authentiques communautés où l'homme de la "foule solitaire" et de la civilisation du rendement expérimente la communion fraternelle et la vraie fête sur la pratique d'une spiritualité à la fois humble et créatrice, voire prophétique, qui soit à même d'illuminer l'amour humain et l' "oeuvre commune" des hommes.
Qu'en est-il des pèlerinages à ce niveau ?
C'est en effet, pour nous chrétiens, notre certitude que l'ascension de l'Eglise en Christ, dans la joie du monde à venir, est la source et le commencement de tout engagement. Une ascension vécue et partagée au sein de l'Eglise comme don, présence, promesse, réalité, anticipation, en un mot comme sacrement du Royaume. C'est seulement quand nous revenons de la lumière et de la joie de la présence du Christ que nous voyons la vraie réalité du monde et découvrons ainsi ce que nous avons à faire.
Chaque fois qu'il m'est donné de mettre mes pas dans ceux d'un pèlerin, je peux à juste titre me dire à moi-même : "vois, c'est bien vrai : aujourd'hui tu es envoyé au monde dans la paix et la joie, ayant vu la vraie lumière, ayant été participant de l'Esprit Saint, ayant été témoin de l'amour divin". Alors, je cesserai d'avoir peur. Alors j'entrerai avec un cœur ouvert et libre dans les espaces de la divino-humanité. Désormais, toutes les expériences du divin et toutes les expériences de l'humain me passionneront ; toutes sont travaillées secrètement par l'Esprit, toutes convergent vers le Christ qui vient pour tout "récapituler", lui en qui "toutes choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles" (Col. 1,16).
Le pèlerin véritable est celui qui, s'étant enfin levé, a franchi l'épreuve pascale de sa mort et de sa résurrection en Christ. Aux déçus de toutes les révolutions comme aux déçus de la consommation, il ne propose pas un repli mais une résurrection ; il propose de même une expérience d'une contemplation qui ne s'isole pas mais qui s'incarne et bouleverse les fondements de l'histoire ; il propose enfin un combat inlassablement humilié qui, lorsqu'il est mené dans le grand souffle de l'Esprit, s'affirme invinciblement créateur. Puisque le Christ est ressuscité !
Arrivé au terme de mon bref exposé, je désire vous transmettre les sentiments les plus chaleureux et les plus fraternels de Sa Sainteté le Patriarche Œcuménique de Constantinople Bartholomée, que j'ai l'insigne honneur de représenter au sein de cette illustre assemblée. Soyez assurés, toutes et tous, de son indéfectible intérêt et de ses voeux de réussite les plus intenses. Pour ma part, j'aurai le plus grand plaisir de l'informer de tout ce que votre amitié et votre accueil m'ont apporté au cours de ces journées, illuminées par la grâce de Dieu et portées jusqu'aux marchepieds du trône du Seigneur par les prières de Saint Jacques, ici en son lieu de gloire, à Compostelle.
30 septembre 2010.
+STEPHANOS, Métropolite de Tallinn et de toute l'Estonie.
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