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vendredi 29 août 2025

Eglise saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-du-doigt

Église Saint-Jean-Baptiste et son enclos paroissial du village Saint-Jean-du-Doigt.
Elle est située au sein d'un enclos paroissial ayant toujours son cimetière, ouvrant sur la ville par une porte, et incluant une fontaine sacrée et une chapelle funéraire dédiée à saint Mélar. 
L'église renferme également un trésor d'orfèvrerie remarquable.
Avant l'arrivé de la relique de saint Jean-Baptiste au XVe siècle, l'église était dédié à St Mériadec.

Saint-Jean-du-Doigt est réputé pour son enclos paroissial qui « offre l'exemple le plus complet de ce qu'était autrefois une église paroissiale avec toutes ses annexes : église monumentale entourée de son cimetière, arc de triomphe pour pénétrer dans l'enceinte, fontaine, calvaire, ossuaires et oratoire ».


Icône du saint précurseur et baptiste Jean dans l'église

 


Les 17 pièces qui constituent le trésor ne permettent pas d'en connaître l'origine.

La relique du doigt de saint Jean-Baptiste va donner à Saint-Jean-du-Doigt son nom actuel, ainsi que son émancipation de Plougasnou. Une église y existe déjà et une relique lui est déjà rattachée, celle de saint Mériadec, depuis une date inconnue. Les dates se précisent au XVe siècle : Jean de Mauléon fait mention de « Saint Mériadec » pour désigner le lieu à l'occasion d'un don fait pour un reliquaire destiné à mettre en valeur un doigt de saint Jean-Baptiste. En 1636 est mentionnée « l'église Saint Jehan Traoun-Meriadec, dite communément Sant Jan ar Bis », que l'on traduit par Saint-Jean-du-Doigt en français.

L'origine des pièces du trésor s'étend sur plusieurs décennies, avec des datations plus ou moins précises. La pièce la plus ancienne est la cuve baptismale en plomb, datée de la fin du XVe siècle. Les reliquaires de saint Jean-Baptiste, de saint Mériadec et de saint Maudet sont tous trois du début du XVIe siècle, le grand calice, une croix de procession et un autre calice du milieu du XVIe siècle, puis, pour le reste des pièces, des XVIIe et XVIIIe siècles.

Reliquaire d'une phalange du saint précurseur et baptiste

Comme toujours en Bretagne, une légende est attachée au reliquaire du doigt de saint Jean-Baptiste. 
Il aurait été volé en Terre Sainte par un croisée normand, qui le déposa dans son village près de Saint-Lô, fondant l'église de Saint-Jean-de-Daye. Mais un archer breton vient dérober la relique pendant la guerre de Cent Ans, en 1418. En arrivant à Traon-Mériadec, en prière, il est pris d'une douleur à la main, et voit le doigt de Saint-Jean Baptiste sortir de sa propre chair pour se placer de lui-même sur l'autel de ce qui devient l'église de Saint-Jean-du-Doigt. Le voleur rentre sur le plus haut point de son village, et une fontaine miraculeuse en jaillit du sol. 
Moins polémique, Albert Le Grand rapporte un don fait en 1437, ou 1447, par un seigneur normand à un jeune homme natif de Plougasnou. La venue de la relique, qu'importe par quel moyen, va rapidement déclencher la venue de pèlerins et d'offrandes.

Le compte du receveur général Jean de Mauléon, ouvert le 20 mars 1429, mentionne le don fait par le duc de Bretagne Jean V de « deux marcs d'argent pour couvrir le doy S.Jehan qui est à S. Mériadec », ce qui confirme la date de 1418. Albert Le Grand mentionne également le duc Jean V, venu à Saint-Jean-du-Doigt voir la relique : « il tira un beau reliquaire d'Or, qu'il portait à son col, & le donna pour servir d'estuy au saint Doigt». Ce reliquaire, fabriqué à partir de l'argent donné, ou donné par le Duc (ou même, dit-on, par Anne de Bretagne) n'est pas celui qui existe aujourd'hui, car fabriqué au XVIe siècle par un orfèvre inconnu.

Quoi qu'il en soit, c'est à la suite d'une série de miracles que le duc de Bretagne Jean V vient à Traou-Mériadec et finance la construction de l'église. La première pierre de l'église est posée le 1er août 1440 (qui est consacrée en 1513), dédiée à saint Jean-Baptiste. Traou-Mériadec devient alors Saint-Jean-du-Doigt.

En 1850, une observation de la relique est faite. Elle rapporte qu'elle est de couleur noire, et qu'il s'agit probablement d'un index ou d'un majeur, ayant toujours un ongle et un morceau de peau.

Le reliquaire est classé au titre objet des monuments historiques en 1898.

Bras reliquaire de saint Maudez

Reliquaire de saint Mériadec



Le calice, l'une des plus belle pièce d'orfèvre bretonne et de la renaissance française, aurait été offert par la reine Anne de Bretagne.


Pour en savoir plus sur ce remarquable trésor : Trésor de Saint-Jean-du-Doigt

dimanche 29 janvier 2017

Abbaye de saint Gildas

Situé sur la presqu'île de Rhuys, non loin de la côte dans le village de saint-Gildas-de-Rhuys, l'abbaye  fut fondée par saint Gildas, moine venu de Grande-Bretagne. D'abord retiré sur l'île de Houat, il vient établir un monastère à la demande du comte de Vannes, vers 536. Ce premier monastère fut probablement construit en bois sur les restes d'un oppidum romain. Le monastère adopta la règle de saint Benoît en 818. L'abbaye alors prospère, accueillant jusqu'à 150 moines, fut détruite au Xe siècle par les attaques Viking (914 et surtout 919). Les moines fuyant les Normands, obtiennent protection et s’installent près du château Raoul (aujourd'hui Châteauroux), et y fondent une abbaye Saint-Gildas.


Le monastère est restauré à la demande du duc de Bretagne Geoffroy Ier. Un groupe de moines venus de la célèbre abbaye de Fleury (aujourd'hui à saint-Benoît-sur-Loire), conduits par un breton, saint Félix, arrive en 1008 et relève ou reconstruit totalement les bâtiments, dont une église de type romane. La restauration se terminant en 1032 par la consécration de l'église par Judicaël, évêque de Vannes et frère du duc.

Scène de joute équestre sur le mur de l'abside.

La nef et le clocher furent reconstruit au XVIIIe siècle suite à la chute de la foudre sur le précédent en 1668.

Le plan de l'église:

              Ancien chapiteau roman transformé en baptistère.

Derrière le maître autel, se trouve le tombeau de saint Gildas, "fondateur de l'abbaye de Rhuys, mourut en 565 et fut inhumé derrière le maître-autel de l’église. Fut-il déposé dans une châsse en bois ou dans un cercueil en pierre ? — On l'ignore. — Au XIème siècle, lors de la restauration du monastère, le tombeau fut remanié. On mit dans une pierre de granit légèrement creusée quelques reliques du saint, pour justifier le titre de tombeau, et par dessus on plaça un couvercle, également en granit, pour les protéger. Ce couvercle, mesure environ 2 mètres de longueur, sur 0m,65 de largeur à la tête, et 0m,40 aux pieds. Il est très peu bombé, ne porte aucune inscription, et n’a d’autre ornement qu’un petit liséré sur les côtés."
Il faut aussi rappeler que saint Gildas ne mourut pas ici. Il était alors sur l'île de Houat quant il naquit au ciel le 29 janvier 570.

Dans les absidioles qui jalonnent le déambulatoire, l'on peut admirer quelques magnifiques pierres tombales.
Sous la pierre tombale d'un abbé inconnu, se trouve une pierre portant une inscription: 
S. Gingurianus, monachus istius loci.
La plaque sur le côté indique : Saint Gingurien, frère convers, religieux de Rhuys chargé des abeilles.
"Saint Gingurien, mourut le 28 septembre, on ne sait en quelle année, mais certainement avant saint Félix. Il fut inhumé dans la chapelle de l’abside". La pierre n'est pas d'époque.

La pierre de gauche est d'un abbé inconnu, 
celle de droite de Guillaume de Moncontour abbé au XVe siècle.

Les suivantes appartiennent à des abbés non identifiés.


Arrivé devant le transept nord, le pèlerin outre une grande maquette de voilier, découvre encore trois tombeaux de saints et un reliquaire.

Sous les deux arcades tout d'abord le tombeau de "saint Felix restaurateur de l’abbaye de Rhuys, mourut le 12 février 1038, et fut inhumé dans le transept nord de son église, sous une arcade cintrée, du côté de l’autel. Sa pierre tombale, en granit, taillée en forme de châsse, offre le dessin d’une croix pattée, en relief, avec quelques nervures, et une inscription en capitales romaines : t II. Id. febr. obiit —  Felix abbas istius loci. La pierre mesure 2 mètres de longueur, sur 0m,70 de largeur à la tête, et 0m,45 aux pieds."
Les inscriptions sont difficilement visible.

Ci-joint une gravure des deux tombeaux:

"Tout auprès, sous la seconde arcade, se voit la pierre sépulcrale du moine Rioc ; elle a les mêmes dimensions que la précédente, porte une croix pattée en relief, avec quelques lignes droites, et présente l’inscription : Riocus abba.
Ce moine n’était pas abbé, mais simplement prieur ; c’est par honneur qu’on lui a donné le premier titre. Il y a probablement un cercueil en pierre sous ce couvercle, comme sous le précédent."
Il est écrit : St Rioc, moine compagnon de saint Goustan à Hoedic.

Le troisième tombeau et le reliquaire appartiennent à saint Goustan.
 "Saint Goustan, simple frère lai de la maison et compagnon de saint Félix, mourut le 27 novembre vers l’an 1040 dans un voyage à Beauvoir en Poitou. Son corps fut ramené à Rhuys et enseveli dans le transept nord, en face de son maître."

 
"Voici le dessin du cercueil en pierre, qui renferme encore une partie de ses reliques. Ses dimensions y sont indiquées ; comme particularité il faut noter la logette creusée peur recevoir la tête.
Le couvercle primitif, en granit, ne portait aucun dessin. Comme il était brisé, on l’a remplacé en 1896 par un autre couvercle du XIème siècle, resté sans emploi. Il figure une croix pattée, avec des nervures et deux cercles à rayons."

Reliquaire de saint Goustan
Lequel n'est visiblement pas entretenu, au vu de l'état des reliques à l'intérieur ?!?

L'on trouve encore à l'extérieur de l'église entre l'absidiole et le transept nord une plaque indiquant : V. Idus septembris, obiit Simon, puer et monicus Sci Gildasii. 
Aux Ides de septembre, mourut Simon, jeune garçon (ou enfant) et moine de st. Gildas.

Nous évoquerons aussi brièvement :
- saint Bieuzy disciple et compagnon de st Gildas qui "fut enterré dans le voisinage ; mais l’église primitive ayant été ruinée par les Normands en 919, son tombeau ne fut pas retrouvé par les moines de saint Félix, et aujourd’hui encore on ignore absolument le lieu précis de sa sépulture. " Mais nous aurons peut être l'occasion de reparler de ce saint dans un futur article.
- "Saint Ehoarn vivait en solitaire dans une cellule auprès de l’église abbatiale, quand une nuit il fut attaqué par des brigands et tué d’un coup de hache. Il est probable qu’il fut enterré dans l’église, mais aujourd’hui il ne reste aucune trace de son tombeau."

Le trésor conserve plusieurs reliquaires de saint Gildas.
Plus d'information ici.

Il n'est pas dans notre habitude de parler des saints au delà du IXe siècle, le doute quand à leur sainteté et à leur confession de foi orthodoxe est parfois légitime. Mais ici il nous a sembler pertinent d'indiquer tout les saints de saint-Gildas tant ce lieu a produit une lignée de saint moine. Les traces de sainteté s’arrêtant avec saint Goustan en 1040.


Pointe de Grand-Mont à St-Gildas-de-Rhuys
Une fois à saint-Gildas, n'hésitez surtout pas à faire une promenade sur les splendides sentiers côtiers.


Publié en la fête de saint Gildas.

Sources: 
- concernant les tombeaux, nous avons cité : infobretagne
- pour l'historique : infobretagne et abbaye de Rhuys et Wikipedia.

samedi 9 avril 2016

Saints Raphaël, Nicolas et Irène de Mytiliène

Le 9 avril, mémoire des saints martyrs nouvellement-révélés à Mytilène : RAPHAEL, NICOLAS et IRENE (1).


En 1959, au cours de travaux entrepris dans une petite chapelle de campagne située sur une colline aux environs du village de Thermie dans l'île de Mytilène, un ouvrier découvrit un tombeau contenant des ossements inconnus. Homme de peu de foi et sans respect pour les choses Saintes, il laissa négligemment les précieux restes au pied d'un arbre, en s'en moquant. Mais il fut bientôt châtié et ne retrouva l'usage de ses mains qu'après avoir fait le signe de croix, pour la première fois depuis vingt-sept ans. Par la suite il vit le Saint en personne près de l'église et, converti de son incroyance, il devint un fervent prédicateur de la grâce de ce Saint nouvellement révélé par Dieu. Son épouse avait été témoin, quelque temps auparavant, de l'apparition dans l'église en construction d'un Hiéromoine de stature imposante, mais son mari l'avait rabrouée. A partir de ce moment le Saint apparut à de nombreuses reprises, en rêve ou à l'état de veille, à l'épouse du propriétaire du terrain et à d'autres femmes pieuses du village, ainsi qu'à des enfants et à des hommes d'âge mûr, sans que ces personnes se fussent concertées auparavant. Aux uns, il apparaissait sans parler, comme un Hiéromoine vêtu de ses ornements liturgiques ou de ses vêtements monastiques. Aux autres il révélait son nom, disant : « Je m'appelle Raphaël », et leur annonçait qu'il était temps désormais de le vénérer, avec ses compagnons de martyre, de peindre leur icône et de célébrer leur mémoire, le Mardi du Renouveau, car il allait accomplir de nombreux miracles. A d'autres il apparaissait en compagnie de la Mère de Dieu et de Sainte Parascève, et racontait son martyre en détail, parfaitement concordant d'une personne à l'autre.

saint Raphaël

Saint Raphaël vécut au XVe siècle, au temps de la prise de Constantinople. Originaire de l'île d'Ithaque, il fut nommé Georges au Saint Baptême et reçut une brillante éducation, tant chrétienne que profane. Devenu moine sous le nom de Raphaël, il fut ordonné Prêtre et honoré du titre d'archimandrite et protosyncelle. En considération de ses capacités, il fut envoyé en mission par le Patriarcat Œcuménique en France, dans la ville de Morlaix (2). C'est là qu'il se lia d'amitié avec le Diacre Nicolas, lequel devint son collaborateur et fils spirituel. Lors de la prise de Constantinople (1453), ils se réfugièrent en Macédoine, puis quand les Turcs envahirent la Thrace (1454), ils s'embarquèrent pour l'île de Mytilène (Lesbos), et s'établirent à Thermie, dans le Monastère de la Mère de Dieu, qui s'élevait alors sur l'emplacement où l'on trouva les reliques. Le Grand Jeudi 1463, les Turcs investirent le Monastère et, saisissant l'Higoumène Raphaël, ils lui firent subir d'horribles supplices. Dans la nuit du Mardi du Renouveau, le 9 avril, après l'avoir frappé de leurs massues, ils le traînèrent à terre par la barbe, de haut en bas de la colline, puis le suspendirent à un arbre, lui percèrent les flancs à coups de lances et lui scièrent la mâchoire. C'est ainsi que Saint Raphaël fut uni pour l'éternité au Christ ressuscité. Le squelette trouvé par l'ouvrier était effectivement privé de mâchoire, et ce n'est qu'après une apparition du Saint qu'on la découvrit en terre à quelque distance de là.

Saint Raphaël et saint Nicolas

Les apparitions des saints se multipliant, Nicolas finit par révéler à plusieurs personnes l'endroit précis de son tombeau. Après quelques hésitations, car ils craignaient de devenir la risée des incroyants en cas d'échec, les fidèles creusèrent et trouvèrent, le 13 juin 1960, le corps de Saint Nicolas. On avait précédemment appris de Saint Raphaël que Nicolas était originaire de Rhagès en Médie, mais qu'il avait été élevé à Thessalonique. Lorsqu'il fut à son tour saisi par les Turcs et soumis à la torture, il mourut d'un arrêt du cœur au milieu des tourments.

Dans le même temps, une fillette vit apparaître une autre petite fille de douze ans, à l'aspect angélique, la Sainte Martyre Irène. La Mère de Dieu raconta à une autre personne qu'Irène était la fille du maire du village, Basile, qui s'était réfugié avec d'autres habitants au Monastère. Les Turcs voulant faire avouer à son père où se cachaient les combattants chrétiens, ils prirent la fillette et, en présence de ses parents, lui coupèrent les deux mains et la jetèrent dans une jarre où ils la firent périr par le feu. Puis ils massacrèrent les parents de la fillette et l'instituteur du village, Théodore. A la suite de nouvelles révélations, on découvrit en effet les reliques de Sainte Irène, dans la jarre, conformément au récit, et près des tombeaux de Raphaël et Nicolas, les restes des autres Martyrs. Saint Raphaël révéla, au cours d'autres apparitions glorieuses, en compagnie d'une foule de Saints, qu'il s'agissait des Moniales qui, un siècle avant lui, occupaient le Monastère, et que le 11 mai 1235, l'Higoumène Olympiade et la moniale Euphrosynie y furent massacrées par des pirates turcs.

Saint Raphaël permit aussi de découvrir une icône du Christ et une source sainte, par lesquelles s'accomplissent de nombreux miracles. En effet, les Saints ne se contentèrent pas de révéler leur existence et les circonstances de leur martyre, mais ils montrèrent aussi leur familiarité auprès de Dieu par des miracles dont le nombre ne cessent de croître (3). Jusqu'à nos jours Saint Raphaël apparaît, en rêve ou à l'état de veille, à de nombreuses personnes, pieuses ou indifférentes, en Grèce et jusqu'en Amérique ou en Australie. Il guérit des maladies incurables, réveille les consciences endurcies par le péché. soulage les peines et les afflictions, et manifeste que le Seigneur. reste glorifié dans Ses Saints, aujourd'hui comme hier, et pour l'éternité.

1) Nous introduisons cette mémoire au jour de leur martyre, mais leur Fête est célébrée à Mytilène le Mardi du Renouveau, conformément aux prescriptions de Saint Raphaël. Un autre Saint Martyr et Thaumaturge a été récemment révélé dans des circonstances semblables, saint Ephrem le Nouveau (5 mai).

2) Les gens simples et sans instruction qui furent témoins de ces révélations, ignoraient évidemment l'existence de cette petite ville du Finistère, et à fortiori ce fait, connu seulement de quelques historiens, que le Patriarcat Œcuménique envoya effectivement des ambassades en Occident, en particulier en Bretagne et Normandie, quelques temps avant la chute de Constantinople.

3) L'higoumène du couvent édifié depuis sur les lieux et devenu un lieu de pèlerinage, a consigné dans plus de dix volumes les miracles de Saint Raphaël.

Icône de la paroisse orthodoxe saint Raphaël de Mytilène et ses compagnons martyrs de Morlaix
- Il y a depuis 2011 une communauté orthodoxe à Morlaix qui s'est logiquement placé sous le patronage de saint Raphaël de Mytilène et de ses compagnons martyrs :  http://orthodoxesmorlaix.blog.free.fr

- Le 11 avril 2006, le Métropolite Jacques de Mytilène avait apporté la relique du chef de saint Raphaël à Paris notamment à l'église saint-Serge de l'Institut, où l'Archevêque Gabriel de Comane a célébré un moleben au saint, de retour en France pour la première fois depuis 500 ans. Un compte-rendu est proposé dans la Nouvelles de Saint-Serge n°30 (2006) ici en pdf page 14.

- De nombreuses photos d'icônes de ses saints et de leur sanctuaire à Mytilène sur Full of Grace and Truth.