dimanche 6 décembre 2015

Monastère Saint-Nicolas


Le monastère orthodoxe saint-Nicolas, est installé depuis 1965 dans le hameau de la Dalmerie, dans une vallée des monts d'Orb dans le département de l'Hérault, à environ 85 km à l’ouest de Montpellier et à 60 km au nord-est de Béziers.


On aperçoit l'église principale du monastère, ainsi que les bâtiments agricoles. En effet, dès le début la communauté afin d'assurer sa subsistance a développé une activité agricole: l'élevage de chèvre et la fabrication artisanale de fromage nommé "Saint Nicolas".

Le fondateur du monastère est l'Archimandrite du Trône Œcuménique Benoît, abbé émérite et père spirituelle de la communauté.
"Le monastère a été fondé en 1962 à Montbrison, dans la Drôme, à proximité de Valréas. Les conditions matérielles (manque d’eau, aucune possibilité d’extension) ont obligé les moines à déménager. Ils trouvèrent au hameau de la Dalmerie, aux limites des départements de l’Hérault et de l’Aveyron, les conditions favorables pour s’installer de manière définitive. Ce qu’ils ont fait, le 21 novembre 1965."



Dans l'un des bâtiment conventuel, le monastère dispose également d'une chapelle dédiée à saint Nicolas archevêque de Myre en Lycie, protecteur du monastère.
Fronton au dessus de la porte de la chapelle saint Nicolas.


Afin d’accueillir les fidèles dans de meilleur condition, le monastère décida d'érigé une église dédié à la Dormition de la Mère de Dieu. En 1990, la première pierre de l'église de la Dormition est posée, laquelle sera inaugurée en 1995.

Magnifique église de style byzantin, "le plan a été établi par M. Georges Axiotis, architecte officiel de l’église d’Hellade, qui a consacré toute sa carrière à la construction et à la restauration d’églises byzantines, tant en Grèce, qu’à Chypre et au Moyen-Orient. Le projet a été élaboré en concertation avec l’Higoumène et les moines de la Dalmerie, notamment avec l’Archimandrite Marc, de bienheureuse mémoire, chargé par le Métropolite et l’Higoumène d’être le maître-d’œuvre de cette construction." L'édifice possède également une crypte en raison de la déclivité du terrain.


Les peintures murales, achevées en 2007, ainsi que les icônes de l'iconostase ont été réalisés au monastère. Le programme iconographique murale est sobre, relevant de l'unique nécessaire propre à l'esprit monastique latin.


"Les aménagements intérieurs répondent aux exigences esthétiques de la tradition architecturale byzantine. Le sol est fait d’un tapis de marbre au dessin harmonieux, utilisant deux nuances de marbre de Livadia en Grèce. L’autel est également en marbre. Le mobilier a été fait en partie à Athènes (stalles en chêne), en partie en France. Le templon de l’iconostase, c’est-à-dire la cloison de bois sur laquelle viennent reposer les icônes de l’iconostase, est en tilleul de Serbie. Il a été offert généreusement par Sa Béatitude, Mgr Christodoulos (+ 2008), Archevêque d’Athènes et de toute l’Hellade, primat de l’Église de Grèce, alors qu’il était encore Métropolite de Dimitrias et Volos. Dans cette région se trouve une importante communauté de grecs réfugiés d’Asie Mineure qui ont maintenu les traditions architecturales et d’ornementation de leurs régions d’origine. C’est dans ce style qu’un artisan de cette communauté a réalisé le templon : un seul rang d’icônes, surmonté dune corniche."



Chapiteaux de marbre sculpté, représentant des scènes majeures de l'économie du Salut. Cela fait inévitablement pensée aux chapiteaux sculptés que l'on retrouve dans l'architecture romane en occident, dont l'architecture de cette église s'inspire également.


Dans l'église, le pèlerin trouvera notamment quelques reliques, l'une d'elle étant une étole et un chapelet ayant appartenu a saint Jean de San Franscico, lequel a été durant quelques années évêque en France.




Le monastère possède également une procure à Béziers : Métochion Saint Jean-Baptiste (31 bis rue du Touat).

N.B: Les paragraphes entre " " sont tiré du site du monastère dalmerie.com
N.B: Nous avons appris récemment que le monastère avait suspendu son activité agricole (voir onglet Fromagerie). La raison est humaine : le manque de moine. Les anciens étant partit rejoindre le Seigneur, le monastère peine à trouver le renouvellement nécessaire pour assurer sa pérennité. Espérons que par les prières de saint Nicolas, de l'archimandrite Benoît et de l'higoumène Gabriel, ce lieu de prière orthodoxe perdure.

Icône de st Nicolas vénérée dans l'église de la Dormition

Publié en la fête de saint Nicolas archevêque de Myre

2 commentaires:

  1. Le monastère est en perdition depuis longtemps ...il meure à petits feux comme ces derniers pauvres moines. ..un higoumene tyrannique qui devra s'en remettre au divin mais il sera trop tard....larmes de compassion pour les moines qui ont soufferts, ceux qui ont laissé leur vie, ceux qui sont partis vers d'autres chemins.

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    1. Pour avoir fréquenté ce monastère, pouvez-vous me contacter ?
      nicol-as69@outlook.fr ou profil facebook NICOL AS

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