samedi 27 août 2016

Les reliques de saint Césaire d'Arles

Bien qu'ayant vécu au VIe siècle, il nous reste un nombre impressionnant de reliques du saint. Celles-ci sont conservées dans la ville d'Arles.
On peut lire avec intérêt ce document, réalisé pour l'exposition consacré à saint Césaire, au Louvre en 2012, qui les présentent : Les reliques de saint Césaire d'Arles (pdf).

La basilique saint-Trophime conserve quelques fragments de ces ossements dans sa chapelle aux reliques.



Le musée départemental Arles antique conserve les reliques suivantes, notamment un sarcophage du IVe siècle ayant contenu les reliques de saint Césaire :


Parmi les plus impressionnantes figure les reliques (tunique, chaussure, ceinture, pallium) ayant été portées par saint Césaire. Exceptionnel témoignage du VIe siècle.


Le pallium de st Césaire et la tunique reconstitué
Le chrisme sur le pallium

lundi 15 août 2016

La fête de la Dormition


Père Placide DESEILLE retrace l'historique de la Fête de la Dormition.



Père Placide DESEILLE parle de la Fête de la Dormition et de la différence avec l'Assomption catholique.

Extrait de l'émission ORTHODOXIE sur France 2, le 15 août 1988.

lundi 25 juillet 2016

Dormition de sainte Anne

Le 25 juillet, nous célébrons la Dormition de sainte ANNE, mère de notre toute sainte Souveraine la Mère de Dieu.


Sainte Anne qui, par la grâce de Dieu, devint la grand-mère selon la chair de Notre Seigneur Jésus-Christ, était issue de la tribu de Lévi, dernière née du grand Prêtre Mattha et de sa femme Marie, qui avaient engendré deux autres filles: Marie et Sobée. L'aînée, Marie, se maria à Bethléem et mit au monde Salomée la sage-femme. Sobée se maria aussi à Bethléem et enfanta Élisabeth, la mère de Saint Jean Baptiste. Anne épousa le sage Joachim en Galilée, et mit au monde Marie la toute Sainte Mère de Dieu. C'est ainsi que Salomée, Élisabeth et la Mère de Dieu étaient cousines germaines, et que selon sa descendance charnelle, Notre Seigneur était cousin au second degré de saint Jean le Précurseur.

crédit photo

Après avoir donné naissance à la Mère de Dieu, qui avait été établie par Dieu comme le sommet de la sainteté humaine, seule assez pure pour recevoir en elle le Sauveur du monde, et après avoir placé l'enfant dans le Temple, à l'âge de trois ans, telle une offrande pure et immaculée, Saint Anne passa le reste de sa vie dans le jeûne, la prière et les œuvres de miséricorde, attendant l'accomplissement des promesses divines. Elle remit en paix son âme à Dieu à l'âge de soixante-neuf ans. Saint Joachim, lui, mourut à l'âge de quatre-vingts ans; mais l'on ignore lequel des deux décéda le premier. La seule chose que la Tradition de l'Église nous ait transmise est que la toute sainte Mère de Dieu se trouva privée de ses parents à l'âge de onze ans, alors qu'elle était encore dans le Temple.

Note: Les informations concernant Ste Anne sont issues de la tradition. Cf. aussi la notice du 8 sept., et les autres mémoires de Ste Anne: Synaxe (9 sept.), Conception (9 déc.).

Tiré du Synaxaire Orthodoxe.

Le 25 juillet est la principale fête de saint Anne.

Sainte Anne, intercède pour nous !

jeudi 14 juillet 2016

Les origines chrétiennes de la France, Archimandrite Placide Deseille

Les origines chrétiennes de la France, Archimandrite Placide Deseille, Ed. Monastère St-Antoine-le-Grand - Monastère de Solan, 26 pages.

Perséverer dans la voie du reniement des racines chrétiennes de la France et de l'Europe, prétendre "construire" celle-ci sur cette base, serait une attitude suicidaire dont les conséquences néfastes seraient incalculables. En revanche, une France fidèle à ces racines chrétiennes n'en jouerait que mieux en Europe et dans le monde le rôle qui est le sien, parce que les valeurs qu'elle devrait représenter et promouvoir au sein du concert des peuples retrouveraient leur fondement et leurs garanties, - animée par l'amour véritable du prochain, et non par un esprit de revendication et de haine des classes, une culture authentique, enracinée dans tout le patrimoine constitué au long des siècles, ennoblissante pour l'homme et ouverte à l'universel. 

1. L’époque Gallo-romaine
Le contexte historique
La première évangélisation de la Gaule
L’évangélisation asiate (vers 160)
L’évangélisation romaine (vers 250)
Après la paix de l’Église (IVe siècle). L’organisation de l’Église en Gaule
Le Ve siècle. Lérins et les moines-évêques

2. La période mérovingienne
La fin du Ve siècle et le VIe. L’ « hagiocratie » mérovingienne
Le rayonnement du monachisme colombanien (590-v.700)
La fidélité aux racines chrétiennes de la France

Disponible dans les libraires du monastère de saint-Antoine le grand, de Solan et de la Transfiguration.

vendredi 24 juin 2016

Fête de la saint Jean - Nativité du vénérable Prophète et Précurseur JEAN le Baptiste






Soulignons ce que dit la note 1 ci-dessus, la date du 24 juin, probablement d'origine latine, est fixée au solstice d'été, au moment où la durée du jour arrivé à son maximum recommence à diminuer, illustrant ainsi parfaitement cette parole du saint précurseur : "Il faut que lui (le Christ, Soleil de Justice) croisse, et que moi je diminue." (Jean 3:30).
Feu de la saint Jean

samedi 4 juin 2016

L'Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-désert 2/2

Le cloître :



 Reconstitution

 La tradition nomme cette pièce situé contre l'église, la cellule de saint Guilhem.



Lors de la visite du cloître l'on découvre dans l'ancien réfectoire le musée de l'abbaye. Il s'agit d'un musée lapidaire, payant, qui conserve quelques œuvres d'exception.

Le réfectoire

Parmi les œuvres à ne pas manquer, le chancel et l'autel d'époque carolingienne de l'église pré-romane de l'abbaye :
 Hélas les fragments du chancel sont dispersés dans plusieurs musées de la région (Montpellier, Nîmes, Uzès), outre ceux présentés ici.
Le chancel en calcaire est daté du IXe-Xe siècle, alors que l'autel en marbre est quant à lui daté du VIIe-VIIIe siècle.

L'autel en marbre est quant à lui daté du VIIe-VIIIe siècle.

Dans la reconstitution graphique ci-dessus, on notera que ce type de barrière d'autel, largement répandu dans le monde chrétien au premier millénaire deviendra ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'iconostase.

Christ en majesté (vers 1100)
Jusqu'en 1990, il se trouvait incrusté dans la maçonnerie au dessus du porche de l'église avant d'être enlevé. On ne sait où il se trouvait auparavant, fragment d'un tympan ou de devant d'autel ?

Sarcophage dit d'Albane et de Bertrane
Daté du V-VIe siècle, ce sarcophage aurait conservé les restes d'Albane et de Bertrane qui selon la tradition étaient des sœurs de saint Guilhem, moniales dans un monastère voisin.

Sarcophage dit de saint Guilhem
Ce sarcophage du IVe siècle, a contenu les reliques de saint Guilhem lors de leurs élévations de la crypte et était posé sur des colonnes dans le sanctuaire derrière l'autel.


Mais aussi des fragments de l'ancien cloître,

et bien d'autres choses, que nous vous laissons découvrir sur place.

samedi 28 mai 2016

L'Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-désert 1/2


L’abbaye de Gellone fut fondé en 804 par Guillaume (Guilhèm en langue d'oc) comte de Toulouse, duc d'Aquitaine et marquis de Septimanie dans le désert du vallon de Gellone, un vallon désertique au cœur des gorges de l'Hérault. Lequel s' étant retirer de la vanité de ce monde pour y vivre en simple moine, y finira ces jours saintement quelques années plus tard (812 ou 14). 

Le pont du diable à l'entrée des gorges de l'Hérault.
Pont roman construit pour faciliter la liaison entre les abbayes de Gellone et Aniane

L'entrée des gorges

La fondation de l'abbaye de Gellone s'inscrit dans le contexte de la conquête franque de l'Occitanie, arrivant après l'occupation par les Wisigoths suivie de celle des Musulmans. Pépin le Bref puis Charlemagne (742-814) s'efforcent de mettre en place une nouvelle structure administrative.

Alors que tout proche d'ici, à Aniane, un noble d'origine germanique devenu moine, Benoît d'Aniane se chargera dans la fondation d'un monastère dans les années 780 et de la réforme monastique carolingienne.
Guillaume (Guilhem), comte de Toulouse, cousin de Charlemagne par sa mère, après une carrière militaire bien remplie, se retire de la vie laïc et fonde en 804, deux cellules de l'abbaye d'Aniane, Notre-Dame de Caseneuve à Goudargues (Gard) et Saint-Sauveur de Gellone en y effectuant une donation, le 14 décembre 804. L'abbaye de Gellone restera sous l'autorité d'Aniane jusqu'au début du Xe siècle, avant d'être suffisamment prospère pour être indépendante. 

Le monastère se verra doté d'une précieuse relique de la Vrai Croix offerte par Charlemagne et par la suite du corps du bienheureux Guilhem. 
Reliquaire de la Vrai Croix

Reliquaire de saint Guilhem

L'abbaye deviendra donc une étape incontournable pour les pèlerins dans la région, notamment pour ceux venant de Arles et se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, comme en atteste le Guide du pèlerin de saint Jacques de Compostelle au XIIe siècle :


Ces précieuses reliques et le flux de pèlerin favoriseront le développement d'un bourg autour de l'abbaye.
Plan du village
Le blason du village

Le moulin
Maison romane
Maison romane, place du village.
Au centre de la place du village face à l'entrée de l'abbatiale trône un imposant platane.
Un plaque atteste qu'en 1855 il avait 6m de circonférence.


Au début du XIe siècle, l'abbé Pierre Ier fait reconstruire l'abbaye. Commencée vers 1030, l'abbatiale et le cloître sont représentatifs du « premier art roman méridional ». La campagne de travaux est marquée par la consécration d'un autel à Saint-Guilhem en 1076. Car en 1066, Guillaume de Gellone avait été canonisé sous le nom de Saint-Guilhem. C'est à cette époque que des troubadours commencèrent la composition de la Geste de Guilhem d'Orange, qui contribuera à son renom et à celui de l'abbaye.
À son apogée, l'abbaye devait compter une centaine de moines, la moitié résidant au monastère, les autres établis dans des prieurés dépendant de Gellone.


Le XVe siècle marque le début du déclin de l'abbaye. En 1568, pendant les Guerres de Religion, des protestants pillent l'abbaye. Une grande partie du mobilier et du temporel sera ensuite vendu pour réparer les dégâts. Un rapport de 1624, du chapitre général bénédictin, indique que malgré les réparations, les bâtiments conventuels, le réfectoire, le dortoir et les cellules sont en état de ruine. Les seize moines ne logent plus au monastère et ne suivent plus la vie commune.

L'abbaye est dans un état d'abandon avancé, quand la Congrégation de Saint-Maur en prend possession et réussit à sauver l'essentiel. En 1644, les bâtiments conventuels sont reconstruits, le cloître, le réfectoire, le dortoir et la salle capitulaire sont restaurés.

À la Révolution, six moines de Saint-Maur vivent à Saint-Guilhem.
L'abbaye est alors vendue comme bien national, et l'église devient l'église paroissiale du village. On installe dans le monastère une filature et une tannerie. Le cloître, vendu à un maçon, fait office de carrière de pierres.

En 1840, l'administration des Monuments historiques prend l'abbaye en charge. Des restaurations successives donnent un nouveau lustre aux bâtiments sauvés de la destruction. Néanmoins, en 1906, un collectionneur américain George Grey Barnard achète à Pierre de Vernière, juge à Aniane, un ensemble d'éléments sculptés du cloître aujourd'hui intégré à une reconstitution du cloître présentée au musée The Cloisters à New York.

L'abbatiale saint-Sauveur :

Le clocher a pris place sur le porche au xve siècle.

Plan de l'abbaye et du cloître

La nef

Reliquaire de saint Guilhem
Reliquaire de la Croix


L'autel du Saint-Sauveur, dit de saint Guilhem :

Dans l'absidiole sud se trouve l'autel du saint-Sauveur. Il s'agit d'un autel roman du XIIe siècle. En pierre calcaire, le devant d'autel en marbre blanc est incrusté de verre coloré.
Cette pièce exceptionnelle fut démembrée au XVIIIe siècle avant d'être reconstitué au siècle suivant et classé au Monument historique en 1903.
Il s'agit probablement de l'ancien maître-autel de l'abbatial.
L'iconographie du devant d'autel en marbre et verre est hélas légèrement détérioré par des sulfites, il nécessite donc des restaurations et une surveillance constante. L'autel est placé sous protection.
Reproduction de l'aspect originel de l'autel


La crypte :

Reconstitution de la crypte
Vestige de la crypte sous le sanctuaire
Les vestiges de la crypte furent retrouvés, et dégagé en 1962-1963. L'on y voit les restes du chevet de l'église pré-romane (la première église de l'abbaye). A la fin du Xe siècle, alors que l'on souhaitait exhumer les restes de saint Guilhem de sa sépulture, la partie inférieur du chevet fut aménagé en crypte voûtée et divisée en deux petites nefs.
Dans celle de droite, sur un socle de maçonnerie encore visible, un monument abrita les reliques du saint. En 1138, elles furent élevées dans l'abside romane et déposée dans un sarcophage paléo-chrétien, à droite du maître-autel (aujourd'hui conservée au musée de l'abbaye).

Il semblerait qu'au fond de la nef de gauche, un autre monument, aujourd'hui disparu, ait abrité la relique de la Vrai Croix, offerte par Charlemagne.

La crypte, sans doute abandonnée au moment des guerres de religions, fut comblée, ses voûtes détruites et son souvenir perdu jusqu'aux fouilles récentes. Les travaux de dégagements ont permis de retrouver et de rétablir les deux escaliers latéraux et le couloir transversal qui permettaient aux pèlerins du Moyen-Age de vénérer ici les saintes reliques.


Le cloître :



Suite dans le prochaine article..


Source : d'après Wikipedia et document de l'abbaye.

Publié en la fête de saint Guilhem.