mercredi 24 septembre 2014

Monastère saint Silouane

Icône ornant le portail d'entrée du monastère

Le monastère orthodoxe saint Silouane se trouve dans la Sarthe, près du Mans à Saint-Mars-de-Locquenay. 
Le pèlerin une fois qu'il a quitté la route reliant Saint-Mars-de-Locquenay au Grand-Lucé, prend le chemin qui mène au monastère.

La cour intérieur du monastère :


Le  1 août 1990, le Père Syméon, prêtre de la paroisse parisienne Notre Dame Joie des Affligés, fonde le monastère Saint Silouane avec la bénédiction de son Père spirituel et celle de l’archimandrite Sophrony, disciple de Saint Silouane. La communauté est alors constituée du fondateur et de deux novices. 
Une ancienne ferme abandonnée va être restaurée progressivement en bâtiments conventuels.
La grange sera transformée en église principale. Une seconde église en crypte, permettra à la communauté d’y célébrer les offices de semaine. La cour deviendra le jardin d’agrément. Aujourd’hui un nouveau réfectoire permet d’abriter les frères, les soeurs et les hôtes pour les différents repas. Deux anciennes étables et leurs combles sont devenues l’hôtellerie du lieu permettant d’accueillir une quinzaine de personnes en chambres individuelles.
L’ancienne écurie est à ce jour la bibliothèque de la communauté.
Après 18 ans, les divers bâtiments, tous restaurés, permettent aux moines et moniales de mener leur quête de Dieu et d’accueillir ceux et celles qui souhaitent bénéficier d’un moment de silence et de paix.


L'église du monastère :
(L'église à la tombée de la nuit)



Dans l'église l'icône de la Mère de Dieu de Tikhvine :
Pour savoir plus sur l'icône Tikhvinskaia et sur cette icône en particulier voir cette page .


Mosaïque

La chapelle crypte :
La crypte telle qu'elle était jusqu'en 2014.

La crypte avec ses peintures murales réalisées fin 2014 :

Dans la clairière qui entoure le monastère :


Le cimetière, (où reposent moines et moniales ainsi que des laïcs) :
Trois exemples des magnifiques croix qui ornent les tombes du cimetière.

Icône de saint Silouane intercédant pour le monastère.

Publié en la fête de saint Silouane l'athonite.

mercredi 17 septembre 2014

Vie des saintes martyres Foi, Espérance, Charité et de leur mère Sophie


Le 17 septembre, Mémoire des saintes martyres Foi, Espérance, Charité et de leur mère Sophie.

Ces Saintes Martyres vivaient en Italie sous le règne d'Hadrien (117-138). Elles étaient originaires d'une riche et pieuse famille, et leur mère Sophie les élevait dans la foi, l'espérance et la charité, dont elle leur avait donné les noms. Un jour qu'elles s'étaient rendues à Rome, les jeunes filles et leur mère furent capturées par les troupes de l'empereur, aux oreilles duquel était parvenue la renommée de leur piété et de leur vertu. Stupéfait de constater leur fermeté dans la foi malgré leur jeune âge, l'empereur les fit comparaître séparément, pensant que c'était par émulation mutuelle qu'elles osaient ainsi lui tenir tête.


Foi, qui était âgée de douze ans, fut la première à paraître devant le tyran. A ses flatteries, elle répondit audacieusement, condamnant son impiété et ses vaines machinations envers les Chrétiens. Furieux, l'empereur fit mettre à nue la jeune fille et la fit flageller sans pitié. On lui arracha ensuite les seins, d'où sortit du lait au lieu de sang. Les autres tortures qu'il fit subir à la Sainte restèrent sans effet, protégée qu'elle était par le puissance de Dieu. Enfin, c'est encouragée par sa mère à supporter avec joie la mort qui devait l'unir au Christ, qu'elle eut la tête tranchée.


L'empereur fit ensuite venir Espérance, qui était âgée de dix ans. Tout aussi ferme pour confesser le Christ que sa sœur, elle fut flagellée puis jetée dans une fournaise ardente qui s'éteignit à son contact: tant l'amour de Dieu qui était en elle était plus brûlant que toute flamme sensible. Après bien d'autres inutiles tortures, elle mourut, elle aussi, par le glaive, en rendant grâce à Dieu.


Hadrien, dont la colère tournait à la folie, fit venir la troisième sœur, Charité, qui n'était âgée que de neuf ans. Mais il trouva chez l'enfant la même fermeté virile que chez ses sœurs. Il la fit suspendre à un gibet et entraver si étroitement que ses membres se rompaient sous les liens. Jetée dans une fournaise, elle fut elle aussi délivrée par un Ange, et eut la tête tranchée. Leur mère, Sophie, exultant spirituellement de voir ses filles rejoindre si glorieusement les demeures des Saints, mais accablée par la douleur humaine, rendit quelques jours plus tard son âme à Dieu, sur le tombeau de ses filles.


Source


Leurs saintes reliques furent transférées de Rome à Eschau (près de Strasbourg) le 10 mai 777 où se trouvait un couvent. Pour plus d'information à ce sujet voir l'article précédent.


Saintes Sophie, et vous glorieuses martyres Foi, Espérence et Charité, intercédez pour nous !



jeudi 11 septembre 2014

Agde : l'église st-André et le concile (2/2)

Le concile
Le concile d’Agde qui s’est tenu à l'église Saint-André de la ville d’Agde en 506, sous le règne d'Alaric II (de confession arienne), et qui autorisa la réunion de cette assemblée orthodoxe. La ville fut choisie pour sa situation géographique centrale entre les diocèses de Provence et ceux du sud-ouest. Il réunissait 24 évêques orthodoxes du royaume wisigothique, plus dix délégués de prélats empêchés de se rendre à ce synode. Sous la présidence de l'archevêque d'Arles, saint Césaire, qui en a préparé les travaux et suggéré les décisions, son but était de régler dans le royaume wisigothique (arien, où les orthodoxes sont persécutés plus ou moins violemment depuis plusieurs décennies) le statut disciplinaire et temporel de l'Église catholique (orthodoxe). À l'issue du concile, une série de canons furent rédigés.
En mémoire du 1500e anniversaire du Concile d'Agde (506) une plaque fut posé dans l'entré de l'église siant-André.



Pour en savoir plus sur ce concile et en guise d'introduction à la bibliographie suivante voir cet intéressant article :
Le 10 septembre 506 se tient à Agde un concile qui réunit, sous la présidence de Césaire d'Arles, les évêques catholiques du royaume wisigoth. Par cette initiative hardie, le roi arien, Alaric II espère se réconcilier avec ses sujets gallo-romains fidèles à la foi chrétienne orthodoxe. Victimes de maintes pressions et persécutions, ceux-ci lui sont chaque jour un peu plus hostiles.
Au début du VIème siècle, le royaume wisigoth s'étend de l'Aquitaine, au nord, à la péninsule ibérique, au sud, au Languedoc et à une partie de la Provence, à l'est. A l'instar de Clovis, Alaric II règne à la fois sur des barbares et des Gallo-Romains. Entre ces deux populations, les dissensions sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus profondes. Comme leur souverain, les Wisigoths ont opté pour l'arianisme. Les Gallo-Romains, eux, professent la foi chrétienne orthodoxe, le catholicisme.
Ayant été, en particulier sous le règne d'Euric, le père d'Alaric II, victimes de persécutions et de déportations, ils sont de plus en plus hostiles aux Wisigoths. Contrairement à Alaric II, Clovis, depuis qu'il a été baptisé par Rémi de Reims, s'est fait le défenseur de la foi catholique tout en montrant une certaine tolérance vis à vis des ariens. La relative concorde qui règne au nord des Gaules risque d'inciter les sujets du roi des Wisigoths à faire allégeance à Clovis.
Il devient donc urgent pour Alaric II de rallier les catholiques et de rétablir la concorde entre les populations qu'il gouverne. Et ce d'autant que, en 505, la situation s'aggrave. Alors que Césaire d'Arles a été déporté à Bordeaux, où il est en exil, Eugène de Carthage s'éteint le 6 septembre. Le petit peuple l'érige aussitôt en martyr de la foi orthodoxe, lui rend un culte fervent et se rend en pèlerinage sur sa tombe, où, dit-on, les miracles ne sont pas rares. En Aquitaine et dans la Provence wisigothe, une bonne vingtaine d'évêchés s'opposent résolument à la domination des barbares ariens.
A la fin de l'été 506, afin d'amadouer ses sujets gallo-romains, Alaric II se résout à rappeler Césaire, l'évêque d'Arles, de son exil bordelais et le charge d'organiser un concile qui réunira, le 10 septembre, les prélats catholiques du royaume wisigoth. L'assemblée se tiendra à Agde, cité commerçante à mi-chemin entre l'Aquitaine et le pays arlésien, au point de contact entre les régions d'influence arienne et celles qui sont farouchement attachées au catholicisme.
L'espoir qui anime le roi des Wisigoths lorsqu'il autorise la tenue de ce concile est clair. Sous la pression de Théodoric 1er, le roi des Ostrogoths d'Italie, il vient enfin de comprendre qu'une politique d'oppression des catholiques ne fait qu'augmenter la répulsion des Gallo-Romains pour les envahisseurs barbares et ne saurait que renforcer un parti antiwisigoth déjà bien établi. Le concile s'inscrit donc dans la ligne de la publication, le 2 février, de l'abrégé du Code théodosien. S'inspirant largement de la loi romaine, ce "bréviaire d'Alaric" a été édicté afin de réconcilier la société civile. L'assemblée d'Agde a, au plan religieux, le même objectif.
La participation de nombreux évêques laisse augurer du succès du concile. Trente cinq prélats ont fait le déplacement. Quatre des six grandes régions du royaume wisigoth sont représentées par leur métropolitain, l'évêque de la capitale provinciale. Il y a là Tétrade de Bourges pour l'Aquitaine première, Clair d'Eauze pour la Novempopulanie, et pour la province d'Arles Césaire, qui préside les débats. Quant à Vérus, métropolitain de l'important diocèse de Tours, bien qu'officiellement en exil, il participe à la réunion de manière indirecte mais néanmoins patente. Assigné à résidence à quelques lieues d'Agde, il rencontre plusieurs fois Césaire et ne manque pas de se faire représenter au concile.
Après avoir débattu de points de discipline ecclésiastique et de la protection des biens de l'Église, les prélats s'apprêtent à regagner leur diocèse. Auparavant, en clôture des séances, une prière est adressée à Alaric II, lui souhaitant, ainsi qu'à son royaume, longue vie et prospérité. Cette déclaration est le signe manifeste que le roi des Wisigoths a agi en bon politique en autorisant la réunion des évêques catholiques. Aussi, profitant de l'effet positif d'Agde, le souverain fait annoncer, par la voix d'Eudonius, grand dignitaire de la Cour, que désormais un concile se tiendra chaque année. Le prochain rendez-vous, est fixé en 507, à Toulouse, capitale du royaume. Mais, du fait de la victoire des Francs sur les Wisigoths à Vouillé, où Alaric II trouvera la mort, l'assemblée d'Agde restera le seul concile jamais réuni par un roi wisigoth arien.
Le Concile de Césaire d'Arles 
Rappelé par Alaric II de son exil de Bordeaux, Césaire d'Arles est à la fois l'instigateur du concile d'Agde et le principal artisan de sa réussite. Il ne manque d'ailleurs pas de le faire remarque dans la notice qu'il adjoint à sa signature : reprenant la formule utilisé par Hilaire lors du concile de Riez, il déclare avoir conduit les débats sous l'inspiration des pères de l'Eglise et revendique l'établissement du consensus entre les participants. Cette attitude ne peut pourtant pas dissimuler les dissensions qui divisent le diocèse de Césaire. Ainsi, en l'absence des évêques alpins, mais aussi d'autres prélats dissidents, la province d'Arles est la moins représentée à Agde, après la région de Bordeaux. Cet état de fait justifie le virulent canon XXXV, excluant de la communion les évêques qui ne se seraient ni rendus à la convocation du métropolitain d'Arles ni fait représenter. 
Extrait de :
http://chrisagde.free.fr/merovingiens/concileagde.htm
La liste (en latin) des canons édictés par le concile et la liste des évêques présent, où de leurs représentants est disponible en bas de cette page.

Les diocèses représentés au concile d'Agde (Wikipedia)

En guise de bibliographie, citons le savant ouvrage LE CONCILE D'AGDE ET SON TEMPS. 506-2006. (465 pages) , réalisé pour l'occasion du XVe centenaire du concile par Jean-Claude Rivière médiéviste ; Jean-Paul Cros président du GRAA (Groupes de Recherches Archéologiques d'Agde) ; et Jacques Michaud, qui a signé en 2006 le livre "Agde, 2 600 ans d'histoire", professeur émérite d'histoire à l'Université de Perpignan et Directeur de la collection "Villes et territoires" aux éditions Privat.


mercredi 10 septembre 2014

Agde : l'église st-André et le concile (1/2)


L'église Saint-André
L'église Saint-André est assurément le plus vieil édifice religieux de la ville. Elle repose en effet sur la toute première église construite à Agde. A l’origine église de l’abbaye St André elle fut construite hors les murs de la ville. Mentionnée pour la première fois dans le récit de la vie de Saint Sever (vers 456), puis de façon incontestable en 506, dans les Actes du Concile d’Agde, présidé par Saint Césaire d'Arles, enfin par Grégoire de Tours, en 541, dans son récit du conflit entre l’évêque Léon et le comte Gromacharius. Cet auteur nous apprend aussi que l’on y conservait un morceau de la croix du supplice de Saint André, relique de la crucifixion de l’apôtre. Ces reliques furent données à l’abbaye Saint Victor de Marseille en 1548.
Le concile de 506, l'un des plus importants conciles de la Gaule méridionale est représenté sur le vitrail de l'oculus situé au fond de l'église et qui a été réalisé par Victor Gesta en 1874.

L'église actuelle a été construite en 1525. De l'édifice primitif, ne subsiste, à l'intérieur, qu'une colonne en pierre de basalte de 3,30 mètres de haut, dite "colonne du concile". La porte principale, de style néo-gothique, date de 1855 comme en témoigne le griffon sculpté sur le chapiteau gauche. De même, les aménagements et décorations intérieurs sont du XIXème siècle, l'église ayant été vidée après la Révolution.

Eglise paroissiale à partir de 1676 et jusqu'à la Révolution, elle sera, un temps, transformée en arsenal avant d'être abandonnée. Elle ne sera rendue au culte qu'en 1998, après avoir été restaurée.
Le chœur possède une chaire en marbre blanc, ainsi que des boiseries sur lesquelles on retrouve les armoiries des évêques d'Agde.

En 1987, des fouilles archéologiques ont été réalisées dans l'église même et ont permis de mettre au jour des sépultures datant des Vème et VIème siècles, ainsi que les bases de l'église primitive, dont l'axe était perpendiculaire à celui de l'édifice actuel.

Source 1 et 2 (dates clés de son histoire au second millénaire).




A l'entrée de l'église le pèlerin découvre un tombeau, probablement extrait lors des fouilles.

samedi 6 septembre 2014

Calendrier des offices devant les reliques de ste Hélène


L’ACATHISTE AUX SAINTS CONSTANTIN ET HÉLÈNE
est récité tous les vendredis à 16h à partir du 12 septembre 2014 jusqu’au 26 juin 2015 (92, rue Saint-Denis (Metro Étienne Marcel)

Il n’y aura pas d’office orthodoxe :
- le vendredi de la Passion du Christ (semaine sainte selon les calendriers catholiques et orthodoxes)
- le vendredi de la vénération orthodoxe de la Couronne d’épines à Notre-Dame de Paris (semaine de l’Exaltation de la Croix du Seigneur), la date sera communiquée ultérieurement


VENDREDI 21 NOVEMBRE - la célébration solennelle en commémoration de la translation des reliques de Sainte Hélène à Paris, 17h


LA LITURGIE ORTHODOXE
sera célébrée à 9h30 une fois par mois selon le calendrier suivant :

SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2014
SAMEDI 4 OCTOBRE 2014
SAMEDI 15 NOVEMBRE 2014
SAMEDI 13 DÉCEMBRE 2014
SAMEDI 7 FÉVRIER 2015
SAMEDI 7 MARS 2015
SAMEDI 25 avril 2015
MERCREDI 3 JUIN 2015 fête des sts Constantin et Hélène


Il n’y aura pas de célébrations orthodoxes aux mois de juillet et d'août. La reprise est au mois de septembre 2015.

lundi 1 septembre 2014

L'église abbatiale de Saint-Gilles


Saint Gilles
L'histoire de l'ancienne abbatiale saint-Gilles, remonte à l'histoire du bienheureux moine Gilles que nous allons tenter de résumer, en attendant de découvrir une prochaine fois sa Vie plus en détail.
C'est au VIIe siècle que vécut saint Gilles (Aegidius). Grec de famille illustre et natif d'Athènes, il quitte son pays et arrive à Arles. Il se retire tout d'abord dans une grotte sur les rives du Gardon auprès de saint Vérédème, lui aussi grec de nation. Plus tard Gilles quittera cette retraite pour venir se retirer dans la vallée flavienne. C'est alors qu'il fut découvert par le roi goth Flavius lors d'une partie de chasse alors que le souverain pourchassait une biche, la flèche qu'il décochât allât toucher le saint. Le roi en guise d'excuse offrit à l'homme de Dieu le territoire pour y bâtir un monastère. Gilles fondât le monastère et en devint le premier abbé avant de s'endormit dans le Seigneur vers 720.

La nef contient trois reliquaires de saint Gilles :
 Le premier que découvre le pèlerin est situé devant l'un des premiers piliers nord de la nef.

Puis deux autres se trouvent de chaque côté du chœur.
                            Crédit photo

L'abbaye
Mentionné dès 814, l'abbaye, initialement dédié au saints Pierre et Paul, puis à saint Gilles à partir du IXe siècle, doit sa grande renommé au pèlerinage qui s'établit sur le tombeau de ce dernier. Si les textes attestent qu'il existait trois églises anciennes, dont une renfermant le tombeau de saint Gilles - à son emplacement depuis le Xe siècle - l'abbatiale actuelle aurait été édifiée durant le derniers tiers du XIIe siècle et achevée au XIIIe siècle, grâce aux dons des nombreux pèlerins qui venaient vénérer le tombeau du saint.
C'est en effet au XIIe siècle que le sanctuaire de Saint Gilles sera déclaré par le pape de Rome, quatrième lieu saint de la chrétienté, après Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle.

 L'inscription sur le couvercle du tombeau n'est pas visible sur la photo


L'église abbatiale longue de 95 mètres, large de 33 mètres à la façade et de 40 mètres au transept ouvert sur un chœur déambulatoire, cet édifice est bâti au dessus d'une vaste église inférieure selon un plan architectural rare dans la région.

Au XVIe siècle, les violent conflits des guerres de religion vont considérablement l'endommager. Occupée, incendiée, transformer en forteresse, la façade sera miraculeusement préservée.
En 1650-1655, une réfection de l'édifice est entreprise sous une forme réduite, car les dégâts sont trop importants, et les moyens financiers limités. Si on délaisse et démonte le chœur et les restes du cloître, notamment à la Révolution française, l’abbatiale actuelle demeure néanmoins un des chefs-d'oeuvre les plus remarquables de son temps.
L'abbatiale est classé Monument Historique depuis 1840 et sa façade inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre d'étape sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle depuis 1998.

Le tombeau de saint Gilles et son corps ne seront redécouvert qu'en 1865. 
Période où l'église basse sera réaménagée.



En clef de voûte le Christ bénissant (ou Pantocrator)

Les restes de l'ancien chœur

La façade
Reproduire ici l'ensemble de l'iconographie de la façade de l'abbatiale serait trop long et comme pour sa voisine l'église saint-Trophime à Arles nous ne pouvons que conseiller à nos lecteurs d'aller voir par leurs propres yeux ces chefs-d’œuvres de l'art roman provençal. Malgré les détérioration que celle-ci subit lors des guerres de religions de la part des Protestants en 1562 (Rappelons que les protestants sont iconoclastes). Néanmoins une peu trouver à cette page une galerie photo permettant d'en admirer une partie.



La ville 
Situé au nord d'une agglomération antique identifiée avec l'antique Rhodanousia (une importante cité grec de la vallée du Rhône), la ville médiéval de Saint-Gilles qui s'établit près de l'abbaye connait une période de prospérité économique grâce au commerce et devient une cité portuaire importante du bassin méditerranéen.
Prenant son essor particulièrement à partir du XIe siècle grâce au commerce et au pèlerinage (St Gilles et vers St Jacques de Compostelle). Marchands, voyageurs, pèlerins en partance pour la Terre Sainte animent ce lieu fortifié et assurent la renommée du saint et de la ville, fief de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, l'un des chefs de la première croisade. Devenu un lieu saint important au XIIe siècle, la richesse passée de la cité est encore aujourd'hui perceptible à travers son abbatiale et les belles demeures médiévales du centre historique.

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Depuis quelques années une association à remis à l'honneur les chemins de pèlerinages menant à Saint-Gilles. Plus d'information Les chemins de saint Gilles.

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Texte adapté et complété par nos soins d'après le texte "Notice de visite" fourni à l'abbatiale de Saint-Gilles et la fiche du diocèse catholique-romain de Nîmes (à consulter pour plus de renseignements : du XIVe au XIXe les dates clés et la façade).


Publié en la fête de saint Gilles.