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dimanche 25 juin 2017

Eglise saint-Salomon-et-saint-Grégoire de Pithiviers

 L'église saint-Salomon-et-saint-Grégoire domine Pithiviers et le Pithiverais notamment grâce à son clocher haut de 80 mètres.

L'édifice actuelle a subi plusieurs phases de construction. Avant la construction d'un édifice plus grand, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges à la base du clocher, de l'abside et du transept sud, et qui sera consacré par l'évêque d'Orléans en 1080, se trouvait une chapelle dédiée à Notre Dame du Chardon. L'église sera par la suite plusieurs fois remanié au cours du XVe XVIe et XVIIe siècle, notamment suite à deux incendies, et plus récemment au XIXe siècle après que la foude soit tombée sur le clocher.

Pour se rendre compte de l'architecture extérieure de l'édifice, l'on visionner une série de photographie d'une maquette au 1/100e ici.


 La croisé du transept
Saint Salomon roi de Bretagne martyr au IXe siècle.
clé de voûte de la croisée du transept
L'église fut premièrement consacrée à saint Salomon, protecteur de la cité et dont l'église conserve les saintes reliques.

Dans l'ancienne abside, aujourd'hui chapelle latérale se trouve l'autel à saint Salomon avec un vitrail qui lui est consacré.

Reliques de saint Salomon roi de Bretagne

Les reliques du saint arrivèrent à Pithiviers lors des incursions Vikings en Bretagne afin de les protéger. Par la suite une partie resta à Pithiviers et l'autre rentra en Bretagne.

Détails du vitrail :
 saint Salomon parmi le chœur des saints

Le vitrail du chœur représente une scène avec le saint roi Salomon, tandis que la rosace (au dessus) représente son martyr.

L'église conserve également les reliques saint Grégoire l'arménien qui vécut en solitaire non loin de Pithiviers (X-XIe s.).



Publié en la fête de saint Salomon roi de Bretagne martyr

jeudi 16 mars 2017

Acathiste à saint Grégoire de Nicopolis


KONDAKION 1
Saint ascète, élu de Dieu et serviteur très humble du Christ, Saint Grégoire, la Grâce divine s'est déversée dans ton âme avec abondance durant ton séjour sur la terre. Toi qui te tiens maintenant auprès du Seigneur, ne nous prive pas de ton amour, nous qui implorons ton intercession et te disons d'un coeur plein de tendresse: Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

IKOS 1
Le Créateur des anges, saint Grégoire, t'a élu dès ta jeunesse et t'a fait don d'une âme pure et d'un coeur profond pour que, par la Sagesse et la Puissance de l'Esprit Saint, tu parcours la voie étroite et difficile de l'ascèse monastique te rendant semblable à un ange sur la terre. Et nous, émerveillés de la Providence de Dieu envers toi, nous te chantons avec allégresse:
Réjouis-toi, sage initiateur à l'ascèse et à la vertu.
Réjouis-toi, vivante icône de la pureté de la foi.
Réjouis-toi, trésor inépuisable de chasteté et d'humilité.
Réjouis-toi, modèle de douceur aimé et chanté par les moines.
Réjouis-toi, guide lumineux vers la divine contemplation.
Réjouis-toi, archevêque béni de la sainte Arménie.
Réjouis-toi, Gloire et protection de la Beauce et du Gâtinais.
Réjouis-toi, saint patron de la ville de Pithiviers.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 2
Saint Grégoire, la piété de tes parents, les engagea à te confier dès l'enfance aux meilleurs théologiens pour t'instruire des vérités divines. Mais tu les surpassas par la connaissance que tu puisais dans la prière et la contemplation, instruit en la Vérité entière par l'Esprit Saint à qui tu chantait sans cesse: Alléluia !

IKOS 2
Ainsi tu acquis, dès ta jeunesse, la pureté de la vraie foi. Toute ta conduite était guidée par la prière, l'humilité, la modestie, la douceur et la chasteté et ton coeur était empli d'une grande compassion pour les pauvres et les malheureux. Et nous, guidés par toi vers l'amour de nos frères, nous te disons :
Réjouis-toi, fruit béni de l'amour de parents très croyants.
Réjouis-toi, fleur embaumée de la pureté de leur foi.
Réjouis-toi, qui as cherché dès ta jeunesse ta joie dans le Seigneur.
Réjouis-toi, qui n'as pas convoité les richesses de ce monde.
Réjouis-toi, comblé des trésors intarissables de l'Esprit.
Réjouis-toi, qui t'es montré toujours assidu dans la vertu.
Réjouis-toi, qui t'es nourri des semences de la vrai foi.
Réjouis-toi,  refuge de tous les malheureux qui espèrent en toi.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 3
Tu quittas ta maison et ton pays natal, l'Arménie, saint Grégoire, pour mener la vie monastique à Nicopolis en Cappadoce. Assidu au jeûne et à la prière tu émerveillais déjà les Anciens du monastère longuement aguerris dans l'ascèse, avec lesquels tu chantais sans cesse au Seigneur : Alléluia !

IKOS 3
Passant tes nuits en prière dans l'église, saint Grégoire, tu trouvais en Dieu seul ta joie. Et tu intercédais sans cesse pour le salut de tous les hommes priant le Seigneur de leur venir en aide dans les épreuves et de les aider à vaincre les tentations de ce monde pour acquérir les biens futurs. Aussi nous te chantons avec amour :
Réjouis-toi, épi de blé mûr coupé de tes parents.
Réjouis-toi, imitateur fidèle de la vie de nos saints Pères.
Réjouis-toi, qui as suivi la voie monastique de tout ton coeur.
Réjouis-toi, flamme brûlante pour l'amour du Seigneur.
Réjouis-toi, demeure de la prière ardente et du silence.
Réjouis-toi, contemplateur de la lumière inaccessible.
Réjouis-toi, intercesseur fervent pour le salut de tous.
Réjouis-toi, beauté d'une vie semblable à celle des anges.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 4
Une si grande ferveur fit bientôt connaître, o saint Grégoire, que tu étais béni de Dieu. L'évêque de Nicopolis te conféra l'ordination sacerdotale pour accomplir les mystères du Corps et du Sang du Christ et pour prêcher les enseignements sacrés du Verbe divin à qui tu chantais sans cesse : Alléluia !

IKOS 4
Introduis dans la moisson du champ de l'Eglise, tu travaillas avec une plus grande ardeur encore à réconcilier les parties en discorde, à défendre les veuves et les orphelins et à combattre les hérésies. Et nous, émerveillés par tant de labeur au service de l'unité des chrétiens, nous te chantons :
Réjouis-toi, comblé des grâces de la bonté céleste.
Réjouis-toi, qui répands les dons de l'Esprit comme une lampe sa lumière.
Réjouis-toi, revêtu de la grâce sacerdotale à l'autel du Seigneur.
Réjouis-toi, qui nous nourris du Pain de vie et de la Coup immortelle.
Réjouis-toi, qui as défendu les dogmes de l'Eglise apostolique.
Réjouis-toi, qui nous garde par ton zèle dans la juste foi.
Réjouis-toi, qui as mené à bon port le navire de l'Eglise du Christ.
Réjouis-toi, fait entre nous tous l'unité et la paix.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 5
Lorsque l'évêque de Nicopolis quitta ce monde, le peuple et les prêtres même t'acclamèrent comme son digne successeur sur le trône épiscopal. Tu ne voulus pas résister à l'ordre de Dieu qui se manifestait ainsi malgré le sentiment de ton indignité et tu exerças avec sagesse toutes les fonctions de ta charge en chantant sans cesse au Seigneur : Alléluia !

IKOS 5
Saint Grégoire, tu pourvoyais à tous les besoins spirituels et corporels des fidèles qui dans la peine et l'affliction accouraient de très loin vers toi. Tu ne les repoussais pas dans leurs malheurs mais tu leur obtenais la guérison de l'âme et du corps par tes prières. C'est pourquoi tes enfants spirituels te disent leur amour en chantant :
Réjouis-toi, ami bien-aimé des prêtres et des fidèles.
Réjouis-toi porté sur le trône épiscopal par leurs acclamations.
Réjouis-toi, qui t'es chargé de ce joug par obéissance et par humilité.
Réjouis-toi, qui as broyé ton corps dans le moulin du Christ.
Réjouis-toi père plein de douceur et de compassion pour tous les hommes.
Réjouis-toi, qui répands sur le monde les rayons de ta bonté.
Réjouis-toi, trésor de consolation de ceux qui sont accablés.
Réjouis-toi, dispensateur de l'huile vivifiante de la charité.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 6
Cependant, Saint Grégoire, comparant les soins et les attentions continuels dont tu étais l'objet avec la vie solitaire des pères du désert et jugeant que l'état de ces derniers était bien plus sûr pour le salut de ton âme, tu décidas d'aller te cacher dans quelque lieu inconnu où chanter en secret au Seigneur avec les anges : Alléluia !

IKOS 6
Ainsi donc, tu entrepris un voyage long et épuisant de l'Orient vers l'Occident. Dans tes prières , tu demandais au Seigneur de te montrer le lieu où demeurer le reste de ta vie dans la solitude. Et nous, émerveillés de cet abandon à la Providence, nous te chantons :
Réjouis-toi, qui as suivi l'exemple d'Abraham par ta foi.
Réjouis-toi, qui as oublié tout ce qui était derrière toi.
Réjouis-toi, qui t'es porté de tout toi-même vers ce qui est en avant.
Réjouis-toi, qui as connu la faim et le froid en marchant et en priant.
Réjouis-toi, qui as couru droit au but en suivant la volonté du Seigneur.
Réjouis-toi, qui t'es enfoncé pour cela dans le désert intérieur.
Réjouis-toi, qui as été guidé par les anges jusqu'en Occident.
Réjouis-toi qui as trouvé le repos sur la terre de nos parents.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 7
L'Esprit Saint te conduisit jusqu'à l'église de Pithiviers, où dans un songe, tu eus la révélation de l'existence d'une petite église isolée, consacrée à Saint Martin de Vertou. Et, tombant à genoux devant la beauté sauvage de ce lieu, tu chantas au Seigneur : Alléluia !

IKOS 7
Parcourant la vallée, tu découvris les grottes, habitées autrefois par les moines et tu choisis d'y mener la vie ascétique dans le secret de l'Amour de Seigneur. Quant à nous, émerveillés par la grandeur de ton humilité, nous te chantons :
Réjouis-toi, arbre planté près des eaux vives dans la vallée.
Réjouis-toi, qui, par tes larmes, as éteint le feu du péché.
Réjouis-toi, qui as moulu ton corps comme de la bonne graine.
Réjouis-toi, qui as coupé les épines des passions par la faux de l'ascèse.
Réjouis-toi, qui as labouré ton âme par la charrue de la pénitence.
Réjouis-toi, qui as travaillé à ton salut comme la prudente abeille.
Réjouis-toi, qui par la prière as butiné la fleur de chaque vertu.
Réjouis-toi, qui as déposé ce miel spirituel dans la ruche de ton cœur.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 8
Saint Grégoire, tu passais tes nuits en contemplation, tu couchais sur la terre nue et après le coucher du soleil, tu ne mangeais qu'une poignée de lentilles et quelques racines crues trois fois par semaine, car la faiblesse de ton corps renforçait ton âme qui chantait sans cesse au Seigneur : Alléluia !

IKOS 8
En vérité, le Seigneur t'avait conduit jusqu'en Occident pour y paraître comme un flambeau destiné à éclairer les hommes par l'exemple de ta vie ascétique, par la profondeur de tes conseils spirituels et par les guérisons de l'âme et du corps que tu obtenais par la prière ; et nous, devant tant de bienfaits, nous te chantons avec reconnaissance :
Réjouis-toi, qui as aminci ton corps par l'ascèse.
Réjouis-toi, qui as illuminé ton âme par l'humilité.
Réjouis-toi, qui as habité ton cœur par l'amour du Seigneur.
Réjouis-toi, médecin spirituel, de toutes tentations le vainqueur.
Réjouis-toi, trésor de bonté pour tous ceux qui sont accablés.
Réjouis-toi, encens agréable à dieu qui sauve les âmes en danger.
Réjouis-toi, myrrhe qui dissipe toute douleur, consolation des désespérés.
Réjouis-toi, doux rivage de ceux qui errent dans l'océan du péché.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 9
Les hommes de toutes contrées accouraient jusqu'à ton ermitage car, comme Jean le Baptiste, tu es apparu comme une plante du désert chargé des fruits de l'Esprit. Et toi, tu accueillais tous ceux qui venaient à toi, ployant sous leur fardeau et avec eux tu chantais au Seigneur : Alléluia !

IKOS 9
Qui pourra faire le récit de tes combats spirituels, o Bienheureux, et de la grandeur de ta charité ; car malgré ton âge avancé, tu accueillais chaque homme avec amour et compassion, guide des égarés, guérison des malades, consolation dans la pauvreté, repos dans l'épreuve ; pour tous tes bienfaits, nous te chantons :
Réjouis-toi, secours des sans-appui et richesse des pauvres.
Réjouis-toi, qui consoles et apaises les hommes accablés.
Réjouis-toi, qui rallume la flamme de notre âme languissante.
Réjouis-toi, baume qui fortifie nos corps vieillissants.
Réjouis-toi, immensité de miséricorde en temps de peine et d'épreuves.
Réjouis-toi, appui et conseil des veuves et des orphelins.
Réjouis-toi, pasteur du saint troupeau qui raffermit les plus faibles.
Réjouis-toi, exorciste des esprits impurs par l'invocation du Nom du Christ.
Réjouis-toi, saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 10
Le Seigneur, t'ayant fait connaître le jour de ton départ de ce monde et parvenu au terme de ton combat, dans la solitude du désert, tu remis ton âme pure entre les mains des anges qui l'ont conduite jusqu'au trône du Tout Puissant. Le peuple entier porta ton corps avec amour dans l'église de Saint Martin, pleurant et chantant au Seigneur : Alléluia !

IKOS 10
Ô Père béni des Dieu, pendant ta vie, tu as dispensé la lumière, et même après ta mort, tu continues de briller tel un flambeau éclatant sur le sol de France ; car, tu opères toujours de nombreux miracles et c'est pourquoi, Ô notre intercesseur et thaumaturge, nous te chantons :
Réjouis-toi, car en mourant comme un juste, tu as montré la sainteté de ta vie.
Réjouis-toi, car tes prières sont toujours exaucées.
Réjouis-toi, car tu répands encore la foi par tes miracles.
Réjouis-toi, toi qui travailles sans cesse pour l'unité et pour la paix.
Réjouis-toi, riche grenier des pauvres dans les temps de famine.
Réjouis-toi, douce rosée changeant la sécheresse en pluie.
Réjouis-toi, Soleil brûlant qui évapore les pluies excessives.
Réjouis-toi, Moisson des semeurs et espoir des laboureurs.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 11
La réputation de ta sainteté, Ô Saint Grégoire, s'étant portée jusque dans ton pays natal, tes amis d'Orient retrouvèrent le lieu de ta retraite, et malgré leur peine de ne plus te revoir vivant, il portèrent à la connaissance de tous ta sainte vie en Arménie afin que nous chantions au Seigneur : Alléluia !

IKOS 11
Nous nous réjouissons de ta glorification, ô saint Grégoire ! Quel hymne pourra suffire à te célébrer ? A toute créature, ton séjour dans le désert de la vallée fut providentiel. Empruntant le chemin de l'ascèse, tu as dirigé ta course vers la demeure lumineuse du Christ. Et c'est vers Lui que tu conduis tous les hommes qui te chantent :
Réjouis-toi, qui contemple éternellement le soleil de justice.
Réjouis-toi, qui te reflètes dans le doux visage du Christ.
Réjouis-toi, qui te nourris de l'Arbre de vie qui fleurit sans répit.
Réjouis-toi, qui as hérité avec tous les saints de la béatitude du Paradis.
Réjouis-toi, guide qui conduit tous les hommes au ciel.
Réjouis-toi, bouclier et rempart de notre cité de Pithiviers.
Réjouis-toi, qui intercèdes sans cesse pour l'absolution de nos péchés.
Réjouis-toi, aujourd'hui pour moi pécheur et aie pitié de moi.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 12
Ô Saint Père Grégoire, puisque maintenant tu te tiens devant le trône du Roi des Rois, Notre Seigneur Jésus-Christ, là où il n'y a plus, ni douleur, ni tristesse, ni gémissements, parmi les chants d'allégresse de tous les saints et la voix des anges, rends-nous dignes nous aussi de Lui chanter : Alléluia !

IKOS 12
Accorde à notre âme, ô saint Grégoire, dont le nom signifie "le veilleur" qu'elle ne s'endorme pas dans les douceurs de cette vie ; toi, l'épi du désert, tu nous invites à produire le bon grain de la pénitence ; Réveille-nous du sommeil du péché, et fais de nous des veilleurs tenant notre lampe allumée pour te chanter le visage illuminé :
Réjouis-toi, saint Grégoire qui te réjouis avec tous les saints.
Réjouis-toi, ange dans la chair qui chantes avec les anges.
Réjouis-toi, qui converses avec les apôtres et les martyrs.
Réjouis-toi, qui habites avec les hommes droits et les justes.
Réjouis-toi, car tu as hérité à jamais de la Jérusalem céleste.
Réjouis-toi, car tu as été jugé digne de la chambre nuptiale du Christ.
Réjouis-toi, serviteur de la très pure Vierge et Mère de Dieu.
Réjouis-toi, louange des moines, parure bénie de l’Église.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 13
A toi, en vérité, Saint Grégoire, puissant thaumaturge et saint très glorieux, nous adressons cette prière : Reçois nos supplications pour tout l'univers, pour les croyants et pour les incroyants ; ramène-les tous vers le Royaume de la Sainte Trinité ; réconcilie-nous les uns avec les autres et nous tous avec Dieu, afin qu'au jour du Jugement, nous puissions obtenir sa Miséricorde et Lui chanter avec allégresse : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
(ce Kondakion se dit trois fois)

IKOS 1
Le Créateur des anges, saint Grégoire, t'a élu dès ta jeunesse et t'a fait don d'une âme pure et d'un coeur profond pour que, par la Sagesse et la Puissance de l'Esprit Saint, tu parcours la voie étroite et difficile de l'ascèse monastique te rendant semblable à un ange sur la terre. Et nous, émerveillés de la Providence de Dieu envers toi, nous te chantons avec allégresse:
Réjouis-toi, sage initiateur à l'ascèse et à la vertu.
Réjouis-toi, vivante icône de la pureté de la foi.
Réjouis-toi, trésor inépuisable de chasteté et d'humilité.
Réjouis-toi, modèle de douceur aimé et chanté par les moines.
Réjouis-toi, guide lumineux vers la divine contemplation.
Réjouis-toi, archevêque béni de la sainte Arménie.
Réjouis-toi, Gloire et protection de la Beauce et du Gâtinais.
Réjouis-toi, saint patron de la ville de Pithiviers.
Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

KONDAKION 1
Saint ascète, élu de Dieu et serviteur très humble du Christ, Saint Grégoire, la Grâce divine s'est déversée dans ton âme avec abondance durant ton séjour sur la terre. Toi qui te tiens maintenant auprès du Seigneur, ne nous prive pas de ton amour, nous qui implorons ton intercession et te disons d'un cœur plein de tendresse: Réjouis-toi saint Grégoire rassembleur des peuples chrétiens.

PRIÈRE A SAINT GRÉGOIRE
Saint Grégoire, notre père, grand thaumaturge de Pithiviers, homme de Dieu. Dès ta jeunesse jusqu'à ta vieillesse, tu as gardé dans l'ascèse une ardeur égale. Tes saintes vertus te rendirent célèbre en Arménie, où tu fus admiré et aimé de tous. Cependant, quittant ton diocèse en secret, tu as choisi une vie cachée dans une grotte de la vallée de Bondaroy, où le Seigneur t'a révélé à tous comme un flambeau, pour qu'en te voyant et en t'entendant, l'on connaisse la puissance des commandement qui rendent la vie droite et heureuse et que chacun s'anime à suivre le chemin de la vertu. Prompt secours de tous ceux qui recourent à toi ! De ton vivant, nul ne t'a quitté les mains vides et sans consolation, mais pour tous, ce fut une douceur de voir ton visage et d'entendre le son de tes paroles indulgentes. En toi se manifestaient en abondance le don de guérison, de clairvoyance et de consolation des âmes affligées. Et lorsque Dieu t'a fait entrer dans son Royaume céleste, ton amour ne nous a jamais quittés. C'est pourquoi nous aussi, nous te prions : Ô serviteur de Dieu, plein de douceur et d'humilité, intercesseur hardi auprès du Seigneur, qui ne repousse jamais aucun de ceux qui s'adressent à toi, élève pour nous ta prière vers le Seigneur, afin qu'il affermisse notre foi, qu'Il nous apprenne à nous aimer les uns les autres et à vivre la charité fraternelle et à travailler à notre tour à l'unité de tous les hommes. Prie Le qu'Il nous accorde tout ce qui contribue au salut de nos âmes dans cette vie, qu'Il nous garde de tomber dans le péché et nous enseigne le vrai repentir, afin que nous puissions entrer dans le Royaume céleste et éternel, là où tu brilles maintenant d'une gloire sans déclin, afin que nous chantions, nous aussi avec tous les saints, les louanges de la Divine Trinité, source de vie, jusqu'à la consommation des siècles. Amen

lundi 16 mars 2015

Vie de saint Grégoire de Nicopolis

Icône de St Grégoire vénérée dans l'église saint-Martin-le-seul

SAINT GRÉGOIRE D’ARMÉNIE
Évêque de Nicopolis et solitaire en France
(+ Commencement du XIe siècle)
Fêté le 16 mars

Grégoire était natif d'Arménie : mais c'est la France  néanmoins qui a  été  le  principal théâtre de  ses plus  belles  actions. Son histoire, qui a été composée  par un écrivain anonyme, mais contemporain, ne nous  dit point le nom  de  ses parents, et rapporte seulement que  leur piété les engagea à donner à leurs enfants  toute sorte  de bonnes instructions. Lorsqu'il fut en âge, on le confia à d'excellents maîtres  qui lui apprirent les  saintes lettres et les principaux mystères de la religion chrétienne, que l'on professait à  la vérité dans le pays, mais qui était alors si corrompue par les erreurs des Manichéens, que c'était assez au sentiment de Baronius, de savoir que quelqu'un fût Arménien, pour donner lieu de croire qu'il était hérétique.
Grégoire, aidé  par le secours de ses parents, et soutenu par la bonne doctrine des maîtres choisis qu'on lui avait donnés, demeura toujours dans l'innocence, et sut conserver la pureté de sa foi au milieu de l'hérésie. Ceux qui l'instruisaient furent bientôt surpris des grands progrès qu'il fit en fort peu de temps car il devint si pénétrant et si éclairé dans la science de l'Ancien et du Nouveau Testament, tant pour le dogme que pour la morale, qu'il surpassa tous les maîtres; et il ne faut pas s'en étonner, puisqu'il puisait dans la prière et l'oraison de telles lumières, qu'il n'y a que le saint Esprit, le Maître des maîtres, qui les puisse donner. Il eut toujours grand soin de préférer les devoirs  de la piété et de la vertu à ceux de la science et des autres exercices humains. Il eut, dès ses plus tendres années, une grande horreur pour l'impureté et pour le mensonge. Les principales vertus  que l'on voyait reluire en sa conduite étaient l'humilité, la modestie, la douceur, la sobriété, la chasteté, et spécialement une grande compassion pour les pauvres et un désir ardent de faire plaisir à son prochain.
Les parents de notre Saint ne furent pas plus tôt enlevés de ce monde, que, se voyant en liberté, et ne faisant estime que des biens du ciel, il renonça et aux biens qu'il possédait déjà, et à la  succession dont il pouvait légitimement jouir par le décès de son père et de sa mère; il en fit une juste et libérale distribution aux pauvres qu'il connaissait dans la nécessité et, après avoir ainsi renoncé à toute espèce de possessions, il exécuta ce qu'il projetait depuis longtemps dans son cœur : ce fut d'abandonner, comme tant d'autres serviteurs de Dieu, son propre pays natal pour aller vivre inconnu dans quelque désert écarté, où il pût n'avoir que Dieu pour témoin de ses actions. Son dessein lui réussit assez heureusement; car, s'étant mis en chemin sous  la protection de la divine Providence, il arriva dans un monastère près de la ville de Nicopolis, ancien siège épiscopal de la première Arménie, autrefois suffragant de Sébaste. Ce fut là que Grégoire, s'unissant à la ferveur de ceux qu'il y trouvait, les imita, et les surpassa même en la pratique de toutes les vertus, et particulièrement du jeûne, des veilles, des austérités, de l'oraison, de la psalmodie et autres semblables; mais son attrait pour la prière et l'adoration continuelle était si pressant, que, pour y satisfaire selon ses innocentes intentions, il avait trouvé moyen, du consentement de ceux qui avaient soin de la garde de l'église et en fermaient les portes, d'y rentrer secrètement le soir, et de passer toutes les nuits dans des actes d'adoration et de prostration. L'historien de sa vie remarque qu'il se prosternait et se relevait cent fois différentes par chaque nuit, et que, dans cette posture humiliée, où tout son corps adhérait à la terre, il n'y avait que les deux petits doigts de ses mains qui soutenaient sa tête. 

Document disponible dans l'église saint-Martin-le-seul

Une si grande ferveur fit bientôt connaître, à ceux mêmes qui l'observaient de plus près, que Grégoire était favorisé du ciel d'une grâce très-particulière : l'évêque de Nicopolis fut informé de son genre de vie il reconnut son mérite et sa capacité, et l'attira auprès de lui; il lui communiquait ses plus grands secrets ; il le forma aux fonctions ecclésiastiques, et, enfin, il lui conféra la prêtrise, dans la pensée qu'il pourrait parvenir à quelque dignité plus relevée. Grégoire, répondant au désir du prélat qui l'introduisait dans la  moisson du champ de son église, commença, avec un nouveau zèle, à purger l'aire du Seigneur, à faire la guerre aux hérétiques  manichéens, à réunir les parties les plus opposées par la division des procès, à combattre les vices qui régnaient le plus dans le pays, a défendre les veuves et les orphelins contre la malice et les violences de ceux qui voulaient les opprimer, et à faire rendre à Dieu le culte qui lui était dû, en détruisant toutes les superstitions qui régnaient dans le diocèse.

Statue de saint Grégoire évêque de Nicopolis.
Eglise saint-Salomon-et-saint-Grégoire à Pithiviers.
Le reliquaire n'est sorti que pour les occasions,
il est sinon conservé dans la sacristie.

Il n'en fallut pas davantage, lorsque le pieux évêque de Nicopolis fut décédé, pour engager tout le peuple et les ecclésiastiques mêmes, à porter Grégoire sur le trône  épiscopal ; il ne put se défendre d'accepter cette dignité, quoiqu'il s'en jugeât indigne; mais ne voulant pas résister à l'ordre de Dieu, qu'il voyait manifesté par les acclamations communes, il se chargea du fardeau, et en exerça toutes les fonctions avec une exactitude qui répondait aux espérances que l'on avait conçues de lui ; il pourvoyait à tous les besoins spirituels et corporels des ouailles qui lui étaient confiées; il avait coutume de recourir premièrement à Dieu pour en obtenir les secours pressants dont ses diocésains avaient besoin ; il rendait souvent la santé à des malades qui ne l'avaient pu obtenir par les voies naturelles tout, enfin, contribuait à faire croire que le ciel, aussi bien que les hommes, approuvait le choix qu'on avait fait de ce digne personnage pour conduire cette Eglise. Néanmoins, chose assez singulière, quoique cet humble Prélat ne pût douter que son élection ne fût canonique et même agréable à Dieu, par toutes les bénédictions qu'il recevait du ciel dans la conduite de son troupeau, cela n'empêcha pas qu'il ne méditât fort sérieusement une  retraite, à la faveur de laquelle il pût renoncer aux grands applaudissements qu'il recevait, et à la dignité épiscopale qu'il possédait. Il se souvenait des douceurs et des plaisirs innocents dont les saints anachorètes jouissaient dans les déserts; il comparait les soins et les attentions nécessaires et continuels des évêques, avec la tranquillité de la vie des solitaires dans les forêts et, jugeant que l'état de ces derniers était bien plus sûr pour le salut de son âme, il ne balança point à prendre le parti de quitter l'état de grandeur où on l'avait élevé contre son gré, pour aller se cacher dans quelque lieu inconnu, où il espérait que la divine Bonté le conduirait.

Document disponible dans l'église saint-Martin-le-seul.

Il partit donc en secret du lieu où il était, et passa en Occident avec deux  religieux grecs qu'il s'était associés et, après avoir parcouru une partie de l'Italie et de la France, il s'arrêta près de la ville de Pithiviers, ou Piviers, en Beauce, au diocèse d'Orléans, qui a donné le nom au pays de Piverais. Il apprit, par révélation, qu'il y avait, à trois quarts de lieue de là, une petite église dédiée sous le nom de Saint-Martin de Vertou, et qu'on appelait Saint-Martin-le-Seul, c'est-à-dire le Solitaire ; jugeant donc que ce lieu était parfaitement conforme à ce qu'il désirait depuis si longtemps, il résolut de s'y établir une demeure pour s'y faire reclus tout le reste de sa vie.

Eglise saint-Martin-le-seul.

Pour exécuter sa résolution avec plus de sûreté, et n'avoir personne dans la suite qui pût apporter aucun obstacle à son séjour, il demanda à la dame du lieu, qui se nommait Avoye ou Louise, mère d'Odoric, évêque d'Orléans (1), la permission de s'établir en cet endroit, ce qu'il obtint d'autant plus facilement, que cette dame savait quels étaient l'insigne mérite et les qualités de ce pieux  Solitaire. Il s'y construisit donc une petite loge de la hauteur et de la longueur de son corps, en laquelle il se renferma pour ne plus vaquer qu'à la contemplation des vérités célestes et éternelles, comme il en avait conçu le dessein dès ses premières années. Le saint reclus, se voyant entièrement maître de ses actions, commença à traiter son corps d'une manière peu connue jusqu'alors en Occident; car, sans parler des autres austérités corporelles, il observait un jeûne très-sévère il se privait de tout aliment les lundis, les mercredis, les vendredis et les samedis, et s'il prenait quelque chose les mardis et les jeudis, ce n'était que sur la fin du jour, après le coucher du soleil ; il observait néanmoins une exception tous les dimanches et les grandes fêtes de l'année, pendant lequel temps il ne jeûnait pas, imitant en cela les anciens Solitaires qui cessaient de jeûner pendant ces jours-là mais les repas de ce reclus étaient si frugales, qu'on pouvait dire qu'il ne les prenait que pour ne pas mourir. En effet, il n'usait jamais de viande ni même d'aliments accommodés au beurre; il ne mangeait que des lentilles détrempées dans de l'eau commune, et qu'il se contentait d'exposer à la chaleur du soleil; sa coutume, pour en mesurer la quantité, était d'en prendre autant que sa main gauche en pouvait contenir. Le pain dont il usait était composé d'orge; il n'en mangeait que trois onces par jour ; il usait aussi quelquefois de racines crues qui se trouvaient dans son désert, et que les pauvres habitants d'alentour lui apportaient. Ce genre de vie ne put être caché par le serviteur de Dieu; aussi la divine Providence semblait-elle l'avoir conduit en ce lieu pour y paraître comme un flambeau destiné à éclairer bien des personnes, tant par l'austérité de sa vie que par la douceur de ses conseils et la profondeur des instructions qu'il donnait à ceux  qui, l'ayant connu, venaient à sa petite cabane pour y recevoir le pain de vie qu'il ne refusait pas d'y distribuer.

Grotte de saint Grégoire.

Le bruit de sa réputation se répandit si loin, que non seulement les peuples d'alentour, mais même ceux qui étaient les plus éloignés, venaient admirer et entendre les oracles de ce nouveau prédicateur, qui menait d'ailleurs une vie si angélique sur la terre. Chacun à l'envi venait lui apporter de petits présents conformes à son état de vie. Pour ne pas attrister ses bienfaiteurs, et ne les pas priver du mérite de leurs aumônes, il recevait ce qu'on lui présentait ; mais c'était pour le distribuer ensuite, et en faire part aux pauvres du pays. Il ne manquait pas, dans les relations qu'il voulait bien avoir avec les peuples, de les instruire sur tous leurs devoirs, de leur parler des fins dernières et de leur élever l'esprit pour les consoler dans toutes leurs disgrâces. Quand ce saint Prélat avait achevé ses prédications, on lui demandait sa bénédiction, qu'il donnait avec une grande foi et une profonde humilité ; il distribuait aussi au peuple des eulogies c'était des pains bénits que l'on se donnait dans ce temps-là, pour entretenir la dévotion et la charité les uns avec les autres.


Vitrail de saint Grégoire. Eglise saint-Salomon-et-saint-Grégoire à Pithiviers.
Saint Grégoire évêque prêchant dans l'église.
Au dessus en médaillon saint Grégoire ermite priant devant sa grotte dans la vallée de l’œuf,
avec en arrière plan l'église saint-Martin-le-seul.

Le prudent reclus, voyant que non seulement le commun du peuple, mais les ecclésiastiques mêmes et les prêtres venaient pour le voir et l'entendre, crut, pour la gloire de Dieu, devoir profiter de leurs visites; il leur faisait de grands accueils, les respectait, les honorait, et leur faisait même préparer de petits repas proche de sa cellule, afin qu'en nourrissant leur corps avec les aliments naturels dont on lui avait fait présent, il pût aussi leur faire part de cette abondance surnaturelle de lumières célestes dont le ciel le favorisait dans ses oraisons. Il arriva une chose mémorable à cette occasion : un seigneur, qui était venu voir le saint, ayant été invité, comme beaucoup d'autres, à prendre quelques rafraîchissements dans le désert, et l'ayant refusé par mépris, ne fut pas plus tôt de retour en sa maison, avec son escorte, qu'il se sentit possédé du malin esprit, se trouvant agité par de si violentes convulsions, qu'il voulait se jeter dans la rivière, malgré les raisons et les obstacles qu'on lui opposait. Le charitable solitaire en ayant été informé, pria Dieu pour sa guérison ; il contraignit le démon de sortir de son corps et le malade, ayant très-humblement demandé pardon de sa faute, recouvra une parfaite santé.


Le saint évêque demeura l'espace de sept ans dans la petite caverne que sa piété lui avait fait choisir, en s'exerçant, comme nous l'avons dit, dans toutes sortes d'actions de vertu qui le firent parvenir à un très-haut degré de perfection, et en joignant les exercices de la vie solitaire à ceux des plus grands missionnaires et des plus ardents prédicateurs. Enfin, Dieu voulant le récompenser et l'appeler à une vie plus heureuse, lui fit connaître le jour auquel il quitterait ce monde. Le Saint s'y prépara ; il demanda et reçut le corps et le sang du Seigneur Jésus Christ, en forme de Viatique et, muni d'un si puissant secours, il rendit paisiblement son esprit à son Dieu. On ne sait pas précisément l'année mais ce fut vers le commencement du XIe siècle, le 16 mars. Il serait difficile d'expliquer les pleurs et les cris de tout le peuple d'alentour, et même des cantons les plus éloignés, qui croyaient avoir tout perdu en se voyant privés des secours et des conseils d'un si saint personnage, qu'ils regardaient comme un puissant protecteur pour eux auprès de Dieu. Les regrets du peuple augmentèrent quand on vit les nouveaux  miracles que le ciel opéra en faveur de plusieurs malades, qui invoquèrent le saint reclus pour obtenir leur guérison. Autant le saint évêque avait pris de soin de se cacher pendant sa vie, autant le ciel fit éclater son mérite et sa sainteté après sa mort. On retira donc son corps du tombeau, nous voulons dire de la petite cellule où il s'était enfermé; il fut porté avec solennité dans l'église de Saint-Martin au milieu des applaudissements et des louanges d'un concours infini de peuple ; on l'enterra au milieu de l'église, devant le grand autel mais la dame de Pithiviers, de laquelle nous avons parlé, reconnaissant de plus en plus le trésor qui se trouvait sur ses terres, eut assez d'autorité pour obtenir qu'il fût porté, dans la suite, dans la ville même, et il fut honorablement déposé dans l'église de Saint-Salomon, où il se fit encore de nouvelles merveilles : entre autres, un pauvre homme du pays, qui avait perdu la vue, s'étant prosterné devant le tombeau du saint Solitaire, qu'il avait connu, ayant imploré son secours, et, se confiant en son pouvoir auprès de Dieu, reçut une parfaite guérison. Ce fut encore de cette manière qu'une femme, dont la main droite était devenue torse dans un accès de paralysie, dont elle était attaquée, fut favorisée d'une santé parfaite, en priant avec une foi vive auprès du tombeau de notre saint Évêque.

Sanctuaire de l'église Saint-Martin-le-seul.
La grille à droite de l'autel marque l'endroit où se trouvait la tombe de St Grégoire.
Dans l'église Saint-Martin-le-seul.
Icônes et reliquaires de saint Grégoire.

Reliques de saint Grégoire. Eglise saint-Salomon-et-saint-Grégoire à Pithiviers

Nous lisons dans le Propre de l'église d'Orléans, où la fête de saint Grégoire est marquée semi-double, le 26 mars, que le corps de ce Saint repose encore aujourd'hui dans l'église de Saint-Salomon, à Pithiviers.

Document disponible dans l'église saint-Martin-le-seul
Pithiviers et son église Saint-Salomon-et-saint-Grégoire.
La réputation de la sainteté singulière de notre admirable anachorète s'étant portée jusque dans le pays où il avait pris naissance, ses proches, croyant le trouver encore vivant, vinrent pour recevoir auprès de lui, comme beaucoup d'autres, les lumières du salut; mais ils eurent l'affliction d'apprendre, en arrivant, qu'il était décédé. Leur voyage, néanmoins, qui avait été conduit par l'ordre de la divine Providence, ne fut pas inutile, puisque c'est d'eux que l'on a appris les circonstances de sa vie dans les années qui précédèrent son voyage en Occident. 

Icône de saint Grégoire vénérée dans sa grotte.

Les  Actes que  nous venons de rapporter sont d'autant plus authentiques, que l'auteur qui nous les a laissés, assure qu'il en a vu une grande  partie de ses propres yeux, qu'il en a appris une autre partie de plusieurs personnes de son temps qui avaient conversé familièrement avec le Saint même, et que l'on a su la vérité de la propre bouche de ses proches, qui vinrent d'Arménie en France, comme nous l'avons dit. Nous avons tiré ce que nous venons de dire, des originaux que nous avons trouvés dans Bollandus, en profitant aussi des savantes remarques que quelques auteurs modernes ont laissées sur ce sujet. 

1. Cet Odulric fut évêque d'Orléans de 1022 à 1035; il fut élu quelque temps après la mort de 
saint Grégoire.

Tiré de : Les Petits Bollandistes; Vies des saints tome 3

Saint père Grégoire, prie Dieu pour nous !

Publié en la fête de saint Grégoire de Nicopolis.

dimanche 30 juin 2013

Pèlerinage de st Grégoire l'Arménien / Compte-rendu

(Icône de saint Grégoire l'arménien dans l'église saint-Martin-le-seul du Monastère)

Le pèlerinage en l'honneur de saint Grégoire l'Arménien s'est déroulé le samedi 29 juin 2013. Il s'agit du second pèlerinage organisé cette année, le précédent avait rassemblé une centaine de personnes.

   (L'église saint-Salomon-et-saint-Grégoire de Pithiviers - le reliquaire de st Grégoire - le reliquaire de st Salomon)


Après s'être retrouvé dans l'église saint-Salomon-et-saint-Grégoire de Pithiviers vers 9h15, les pèlerins, 14 personnes dont le père Nicolas Nikichine et sœur Anne du Monastère saint-Grégoire-l'Arménien-et-saint Martin-le-seul à Bondaroy, ont vénéré les saintes reliques du saint roi de Bretagne et martyr Salomon et de saint Grégoire l'Arménien ermite près de Pithiviers (sur la commune de Bondaroy) avant de se mettre en route vers 9h30 pour une marche de près de deux heures de l'église de Pithiviers au monastère saint-Grégoire-l'Arménien-et-saint Martin-le-seul en passant devant l'église saint Aignan de Bondaroy et la grotte où vécut saint Grégoire l'Arménien, le tout au chant des hymnes acathistes à saint Grégoire l'Arménien, saint Salomon, et au Saint et Vivifiant Esprit (en cette première semaine après la Pentecôte). A la fin de chaque acathiste, une station était effectuée (à l'église saint-Aignan de Bondaroy, à la grotte de saint Grégoire, à l'arrivé au monastère) où le père Nicolas disait une ecténie au chant du Kyrie Eleison, suivit de la prière de la fin de l'acathiste.

(La procession dans les rues de Pithiviers)

(L'église saint-Salomon-et-saint-Grégoire de Pithiviers (vue durant la marche))

(Arrivée au monastère)

(L'intérieur de l'église saint-Martin-le-seul du monastère)

Arrivé au monastère le père Nicolas célébra la Divine Liturgie. Laquelle fut suivit d'agapes copieuses. Malheureusement le père Nicolas ne put rester longtemps et dut partir afin de s'envoler pour Nice où il devait assurer ses fonctions pastorales à la cathédrale saint-Nicolas durant le congé de son recteur.

(La grotte - l'intérieur - l'icône de saint Grégoire)

L'après-midi vit la poursuite du pèlerinage par une visite guidée sur le sentier reliant le monastère à la grotte de saint Grégoire, où les pèlerins purent se recueillir quelques instants dans la grotte et vénérer l'icone de saint Grégoire qui s'y trouve. Puis de la grotte à la chapelle-source de la Bonne Dame. Source miraculeuse où une chapelle (en cours de restauration) dédiée à la Très Sainte Mère de Dieu fut construite et où probablement saint Grégoire lui-même allait puiser de l'eau. Après avoir vénéré l'icône de la Mère de Dieu Source de vie dans la chapelle, les pèlerins s'aspergèrent de l'eau de la source.

(La chapelle de la Bonne Dame et la source - l'icône Mère de Dieu source de vie)

Le retour au monastère fut suivit par un goûter avant de se dire adieu, le cœur rempli de joie spirituelle et comblé par cette magnifique journée en ces endroits bénis et par les rencontres fraternelles.

(Le monastère saint-Grégoire-l'Arménien-et-saint Martin-le-seul)

(Icônes et reliquaire de saint Grégoire l'arménien dans l'église saint-Martin-le-seul)


Par les prières de la très sainte Mère de Dieu, de saint Grégoire d’Arménie, de saint Martin le seul et de saint Salomon de Bretagne, Seigneur Jésus Christ aie pitié de nous !