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lundi 24 octobre 2022

Le dernier voyage de l'archevêque orthodoxe de Limeray

Cérémonie avec l'archevêque Nestor
 

Enterré dans la commune en 1940, Théophane de Poltava, confesseur de la famille du tsar Nicolas II de Russie, a été exhumé et rapatrié à Saint-Pétersbourg, à la demande de la famille du défunt.

C’est un petit comité qui s’est réuni, le 21 juillet 2022 au matin dans les allées du cimetière, sur les hauteurs de Limeray. Il y avait là des employés de pompes funèbres, la maire, Virginie Gay-Chanteloup, ainsi qu’une représentante de l’ambassade de Russie en France et encore l’archevêque orthodoxe Nestor, du patriarcat de Moscou.

Le rendez-vous n’en était pas moins solennel : ce jour-là, plus de quatre-vingts ans après sa mort dans la commune, on exhumait l’archevêque Théophane de Poltava, ancien confesseur de la tsarine Alexandra Fedorovna, avant un ultime voyage vers sa Russie natale.

« Quelques ossements sont restés ici »

Né Vassili Dimitrievich Bystrov, Théophane, archevêque de Poltava et de Peresslavl, avait été enterré en février 1940 à Limeray, où il avait fini sa vie en ermite dans les caves troglodytes de la commune. Ancien recteur de l’académie théologique de Saint-Pétersbourg, affilié à la famille royale au moment de la révolution russe de 1917, il avait connu l’exil en Europe, jusqu’à se retirer au lieu-dit « La Cave-aux-Renards », à Limeray, en 1931. Au fil des années, sa tombe, dans le cimetière communal, était devenue un lieu de recueillement pour la communauté orthodoxe.

L’exhumation a été réalisée après une demande de descendants de l’archevêque, au terme d’une procédure de plusieurs années. « Les premières demandes pour un retour en Russie remontaient aux années 80. Elles provenaient de l’Église orthodoxe russe, mais la commune n’avait pas donné suite car rien ne l’obligeait à le faire, explique Virginie Gay-Chanteloup. En 2020, la famille s’est manifestée une première fois par courrier. Puis, l’été 2021, un contact a été établi avec une entreprise de pompes funèbres mandatée par la famille. » La demande émanant de celle-ci, la commune ne pouvait s’opposer. Le contexte géopolitique actuel, avec la guerre en Ukraine en toile de fond, aurait pu encore compliquer l’affaire, par nature déjà délicate. Mais, tous les documents nécessaires (certificats de filiation, avis de réexhumation, etc.) ayant été fournis, la commune, accompagnée par les services de la préfecture, a validé l’exhumation. Celle-ci a été pratiquée par une équipe spécialisée des pompes funèbres.

« La dépouille est partie pour Paris en voiture. De l’aéroport de Roissy elle s’est ensuite envolée vers Istanbul (Turquie). Puis d’Istanbul vers Saint-Pétersbourg », indique la maire de Limeray. Dans l’ancienne capitale impériale, sa destination finale était le cimetière Volkovskoïe.

Le corps ayant été enterré en pleine terre, l’opération a permis de retrouver des ossements et des ornements. Tous les restes, néanmoins, n’ont pu être récoltés. Rénovée par l’Église russe, la pierre tombale, avec sa croix orthodoxe et ses inscriptions en français et cyrillique, a été remise en place.

Entretenue depuis plus de quatre-vingts ans par les services de la commune, la tombe de Théophane de Poltava devrait rester un lieu de pèlerinage pour la communauté orthodoxe. « Quelques ossements sont restés ici, dans la terre. Donc il est encore un peu ici, soulignent Zorica et Bogdan Jugovic, Amboisiens d’origine serbe qui viennent régulièrement se recueillir à Limeray. C’est le père spirituel de la famille de Nicolas II, le dernier tsar de Russie. C’est un personnage historique important. »

La Nouvelle République



dimanche 16 janvier 2022

dimanche 14 mars 2021

Abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire

Fondée en 651, l'abbaye situé en bord de Loire portera d'abord le nom de la localité, Fleury, puis par la suite avec l'arrivé des reliques de saint Benoit, la localité prendra le nom de Saint-Benoit-sur-Loire.

Elle connut une importance notable à l'époque carolingienne, puis capétiennes

cliquez pour voir en grand


Le martyr de st Etienne diacre et protomartyr

Le porche comporte de très nombreux chapiteaux sculpté, dont voici quelques exemples :
La visitation de Marie à Elisabeth

La fuite en Egypte

L'attouchement de Thomas sur le côté du Christ

St Martin partageant son manteau





Christ en gloire
La translation des reliques de saint Benoît



Abraham sacrifiant Isaac

La nef :




La crypte :


Le reliquaire de saint Benoît



dimanche 25 juin 2017

Eglise saint-Salomon-et-saint-Grégoire de Pithiviers

 L'église saint-Salomon-et-saint-Grégoire domine Pithiviers et le Pithiverais notamment grâce à son clocher haut de 80 mètres.

L'édifice actuelle a subi plusieurs phases de construction. Avant la construction d'un édifice plus grand, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges à la base du clocher, de l'abside et du transept sud, et qui sera consacré par l'évêque d'Orléans en 1080, se trouvait une chapelle dédiée à Notre Dame du Chardon. L'église sera par la suite plusieurs fois remanié au cours du XVe XVIe et XVIIe siècle, notamment suite à deux incendies, et plus récemment au XIXe siècle après que la foude soit tombée sur le clocher.

Pour se rendre compte de l'architecture extérieure de l'édifice, l'on visionner une série de photographie d'une maquette au 1/100e ici.


 La croisé du transept
Saint Salomon roi de Bretagne martyr au IXe siècle.
clé de voûte de la croisée du transept
L'église fut premièrement consacrée à saint Salomon, protecteur de la cité et dont l'église conserve les saintes reliques.

Dans l'ancienne abside, aujourd'hui chapelle latérale se trouve l'autel à saint Salomon avec un vitrail qui lui est consacré.

Reliques de saint Salomon roi de Bretagne

Les reliques du saint arrivèrent à Pithiviers lors des incursions Vikings en Bretagne afin de les protéger. Par la suite une partie resta à Pithiviers et l'autre rentra en Bretagne.

Détails du vitrail :
 saint Salomon parmi le chœur des saints

Le vitrail du chœur représente une scène avec le saint roi Salomon, tandis que la rosace (au dessus) représente son martyr.

L'église conserve également les reliques saint Grégoire l'arménien qui vécut en solitaire non loin de Pithiviers (X-XIe s.).



Publié en la fête de saint Salomon roi de Bretagne martyr

vendredi 25 novembre 2016

Compte-rendu du pèlerinage à Chartres


Le samedi 22 Octobre 2016, à la basilique de Notre-Dame de Chartres, s'est tenue la Divine Liturgie dans la crypte du IXe siècle. Divine Liturgie présidée par le prêtre Nicholas Nikichine, directeur du Centre de pèlerinage du diocèse de Chersonèse, il a été rejoint par le père Eugène Makushkin, de l'Eglise de Tous les Saints à Strasbourg, du P. Jean (Radevich) (Paroisse de Saint-Siméon, Eglise bulgare), et le P. Jean-Claude Pennetier, de la paroisse de la Protection de la Mère de Dieu à Chartres. Assisté par environ 150 pèlerins de Paris, Anvers, et Chartres.



Après la liturgie dans la crypte, tous sont allé dans la basilique pour chanter l'Acathiste à la Mère de Dieu et vénérer la principale relique - le Voile de la Mère de Dieu, qui est conservé dans la basilique depuis le IX e siècle. Après la vénération, était organisé un repas fraternel dans une pièce fournie par la paroisse catholique.


Dans son homélie le père Nicolas a noté la ressemblance des principaux miracles de la Toute-Sainte : à Constantinople pour se débarrasser de l'invasion des Sarrasins (musulmans) en l'an 910 et pour la ville de Chartres de l'invasion des Vikings en 911. Pour la France, c'est un miracle qui est devenu un point charnière de son histoire, car l'année d'après (912) le chef Viking Rollon sera baptisé et ainsi prendra fin l'histoire de 100 ans d'attaques prédatrices des Vikings sur la France.

Protection de la Mère de Dieu
(avec quelques uns des principaux saints de France)

dimanche 18 octobre 2015

Pèlerinage à Chartres / Compte-rendu


Le samedi 10 Octobre 2015, à la veille de la fête de la Protection de la Mère de Dieu (14 Octobre), dans la cathédrale Notre-Dame à Chartres s'est tenu la Divine Liturgie et la vénération du voile de la Mère de Dieu.
 

Cette grande relique chrétienne a été transféré à Chartres par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, au milieu du IX e siècle. Charlemagne l'a reçu comme un cadeau comme un signe d'amitié de l'impératrice byzantine Irène.

L'office a été célébré par le père Nicolas Nikichine, directeur du Centre de pèlerinage du diocèse Chersonèse, ont concélébrés le père Ivan Karageorgiev de l'église Saint-Euthyme-de-Tarnovo à Paris (Patriarcat de Bulgarie) et le protodiacre Alexis Sobolev, clerc de l'église cathédrale des Trois-Saints-Docteurs à Paris (diocèse de Chersonèse).

Les Pèlerins ayant participé étaient, venus de Paris, paroisse russe (80 personnes), pèlerins bulgares (15 personnes), et orthodoxes habitants Chartres (10 personnes). Après la liturgie, dans l'église principale a été lu l'Acathiste devant le saint voile. Tous ont été invités à un repas fraternel festif.