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vendredi 29 janvier 2021

ACATHISTE A NOTRE PERE PARMI LES SAINTS GILDAS LE SAGE

 *

Kondakion 1

Fils d’un seigneur de Grande Bretagne, tu étudias sous la direction de saint Iltut,* Dans son école, tu te distinguais par ta sagesse et ta retenue,* Et malgré ton jeune âge, tu possédais déjà la prudence et la réserve honnête d’un vieillard.* C’est pourquoi on adjoignit à ton nom le titre de Sage,* A présent, nous te rendons hommage en chantant :

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Ikos 1

Au printemps de ta vie, comme l’abeille au temps des floraisons,* Tu partis en Irlande pour faire ton miel monastique* Des exemples et enseignements des disciples du grand apôtre de ce pays saint Patrick.* La simplicité de ta vie, faite d’ascèse et de prières,* Contrastait avec la richesse insigne de ta vie spirituelle.* Tu ne mangeais que trois fois la semaine,* Tu dormais sur le sol, une pierre te servant de chevet,* Mais tous les jours, tu conversais avec les anges et tu vivais en Dieu seulement.* Admirant ton exemple , nous te clamons:

Réjouis-toi, fils spirituel de saint Iltut,

Réjouis-toi, gloire du monachisme celte,

Réjouis-toi, modèle de la tempérance,

Réjouis-toi, mesure du discernement,

Réjouis-toi, offrande sur l’autel du Christ,

Réjouis-toi, humble serviteur du Christ Roi,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 2

Elevé à l’école des saints moines celtes, dans la rude discipline de l’ascèse,* L’obéissance fervente à la volonté divine* Et la garde scrupuleuse des Commandements,* Ton seul horizon fut toujours l’Amour du Christ que tu incarnas à jamais dans ta vie* Dans le service de ton prochain et l’oubli de toi-même.* Ton âme tournée vers Dieu lui chantait sans cesse: Alléluia!

Ikos 2

Saint Iltut, lui même amené à la vie monastique par saint Cadou,* Forma de nombreux moines dans son école monastique:* Par son enseignement, il les conduisit dès cette vie* Jusques aux frontières du Divin Paradis.* Ses illustres fils en Christ, furent saint David et  saint Samson,* Mais la Tradition dit que tu dépassais même les plus parfaits de ses disciples.* C’est pourquoi nous t’adressons ces louanges :

Réjouis-toi, membre d’une illustre lignée,

Réjouis-toi, commensal des moines celtiques,

Réjouis-toi, égal des ascètes d’Egypte,

Réjouis-toi, ami des Pères de jadis,

Réjouis-toi, incarnation de la Voie sainte,

Réjouis-toi, sage brebis du Bon Pasteur,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage !


Kondakion 3

En l’année de grâce 527, à l’âge de trente-quatre ans, inspiré par Dieu, tu vins en Armorique,* Et tu choisis de t’établir sur la petite île d’Houat, près du rivage de Rhuys.* Tu vécus d’abord en solitaire, lisant la Sainte Ecriture et t’adonnant à la prière.* Mais des pécheurs du lieu, admirant ta sainte vie et tes discours célestes sur la vie en Christ,* Révélèrent bientôt ton existence aux habitants des côtes voisines* Qui vinrent te trouver en clamant vers Dieu: Alléluia !


Ikos 3

Les pécheurs t’avaient découvert comme la perle rare de l’Evangile,* Et ils voulurent te donner comme une  merveille à leurs frères.* Tu fus souvent dans ta vie comme un filet tendu* Vers les hommes pour la pêche miraculeuse du Seigneur* Et ni les marées du péché, ni les vagues des passions,* Ne t’empêchèrent de ramener au rivage de l’Eglise des âmes  pour le Christ.* Imitateur des apôtres au Lac de Génésareth, nous te magnifions en clamant:

Réjouis-toi, qui naviguais dans l’oraison,

Réjouis-toi, pêcheur des pécheurs de ton temps,

Réjouis-toi, phare qui attire les âmes,

Réjouis-toi, lumière au tunnel du péché,

Réjouis-toi, manifestation de la Grâce,

Réjouis-toi, reflet du Royaume sur terre,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage !


Kondakion 4

Lumineuse flamme du monachisme celtique dans notre monde,* Tu brillais d’un éclat impeccable, éclairant les multitudes par ton exemple.* Tendu vers le seul avancement du Royaume dans les âmes de tes frères,* Tu n’existais plus à toi-même que par le  service des autres en Christ.* Mais l’Ami des hommes que tu servais si humblement auprès de tes amis,* Te récompensait en exauçant tes requêtes auprès de Lui.* Et nous Lui chantons: Alléluia!


Ikos 4

De telles multitudes vinrent te voir et te consulter,* Que tu dus revenir sur la terre ferme, et établir ta demeure dans la presqu’île de Rhuys.* Afin que les foules avides de guidance spirituelle, puissent être nourries.* Gérech, seigneur des Bretons t’aida par ses largesses, à construire un monastère,* Et une grande communauté se rassembla autour de ta sage personne.* Emerveillés par ton rayonnement, nous te disons:

Réjouis-toi, recours de ceux qui sont perdus,

Réjouis-toi, secours prompt dans l’intercession,

Réjouis-toi, sauvetage de tous naufrages,

Réjouis-toi, lueur annonçant la Lumière,

Réjouis-toi, prémices du salut en Christ,

Réjouis-toi, promesse d’amitié en Dieu,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 5

Tu gouvernas avec sapience, la communauté qui était venue cheminer avec toi vers le salut.* Et tu lui donnas de sages règles de conduite spirituelle.* De tous côtés, les êtres assoiffés d’Evangile accouraient  vers la source de tes paroles.* Venaient aussi tous les blessés de la vie et les malades que tu remettais rétablis dans leur santé physique et mentale sur les voies de Dieu,* Leur enseignant à chanter sans discontinuer vers le Très Haut: Alléluia !


Ikos 5

Mais en ton cœur l’amour de la solitude était très fort,* Tu chérissais cette sainte confrontation dans la prière avec ton Créateur,* Et tu aspirais avec ferveur à ce dialogue précieux pour ton âme.* Ainsi, pour te retrouver plus tangiblement  et plus fortement* Face au Maître Saint de tout l’univers,* Tu te retiras au-delà de pointe de Quiberon, dans la grotte d’un rocher au bord de la rivière de Blavet.* Et tu entendis les louanges des hôtes célestes dire:

Réjouis-toi, ami fervent des solitudes,

Réjouis-toi, dialogue constant avec Dieu,

Réjouis-toi, oraison qui n’en finit pas,

Réjouis-toi, prière douce comme miel,

Réjouis-toi, sainte méditation en Christ,

Réjouis-toi, homme du Ciel venu sur terre,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 6

Creusant le roc de ta retraite de pierre, tu y fis une chapelle,*  Pour y louer Dieu dans l’oraison incessante.* Tu fis jaillir une source d’eau pure pour t’abreuver * Et étancher la soif de ceux qui, ayant trouvé à nouveau le lieu de ton séjour,* Venaient y chercher auprès de toi la miséricorde divine.* En clamant avec toi vers le Roi des Cieux: Alléluia!


Ikos 6

Tu poursuivis donc ton ministère de guérison corporelle et spirituelle,* Redonnant vie à ceux qui physiquement ou dans leur âme,* Avaient perdu la direction de la Jérusalem Céleste,* Et se mouraient de ne savoir vivre en chrétiens.* Devant ton immense compassion, nous nous inclinons vers toi en te disant:

Réjouis-toi, subtil médecin de nos âmes,

Réjouis-toi, fin thérapeute de l’esprit,

Réjouis-toi, guérison de nos corps malades,

Réjouis-toi, parole qui redit l’Eden,

Réjouis-toi, discours enté sur le Saint Verbe,

Réjouis-toi, écho de la Sainte Ecriture,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 7

Père d’une multitude d’enfants du siècle, égarés sur les chemins du monde,* Errant sans berger pour les conduire vers la Lumière,* Et tâtonnant maladroitement dans les labyrinthes des ténèbres sans y trouver d’issue,* Et de moines dont tu assurais la direction spirituelle,* Tu fus en vérité un maître de sagesse pour tous,* Et reconnaissant ton aide précieuse, ils clamaient vers Dieu: Alléluia!


Ikos 7

Comme le potier façonne de ses mains les formes dans la glaise,* Pour en faire des objets utiles aux hommes,* Tu devins les mains de Dieu pour faire de la vie des êtres qui venaient vers toi,* Une existence bénie sous le Soleil de Justice.* Ton charisme d’enseignement, tu savais pertinemment qu’il était don du Seigneur,* C’est pourquoi modeste et résolu, jamais tu n’acceptas dans ta vie,* Que l’on t’attribue la gloire qui Lui revenait.* Emus par ta grande humilité, nous t’adressons ces louanges méritées :

Réjouis-toi, artisan du salut en Christ,

Réjouis-toi, pédagogue de l’Evangile,

Réjouis-toi, maître de vie spirituelle,

Réjouis-toi, qui prêchas toujours par l’exemple,

Réjouis-toi, pieux témoin de la Vérité,

Réjouis-toi, miroir des richesses futures,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 8

Pédagogue de l’enseignement christique,* Tu fus aussi un écrivain émérite soucieux de réformer les mœurs de tes ouailles.* Voulant faire disparaître les dérèglements de conduite des Bretons,* Tu écrivis ton célèbre discours sur la « Ruine de la Bretagne ».* Décrivant sans complaisance les crimes barbares de leurs rois.* L’un d’entre eux, Constantin, touché par la Grâce, se convertit alors sincèrement,* Et loua Dieu en chantant vers Lui: Alléluia!


Ikos 8

Tu allais souvent à l’abbaye de Rhuys pour veiller à la bonne marche du monastère,* Tu rétablissais la Vie en Christ des égarés,* Tu étais un maître de la prière et l’ascèse accessible à tous dans l’humilité,* Et  le seul exemple de ta vie convertissait les âmes les plus rétives.* Car ton enseignement oral n’était qu’une parole,* Décrivant ton existence toute entière tournée vers Dieu,* C’est pourquoi nous te disons:

Réjouis-toi, guide et Père expérimenté,

Réjouis-toi, réconfort des désespérés,

Réjouis-toi, baume sur les plaies des malades,

Réjouis-toi, onction de réconciliation,

Réjouis-toi, canal entre Dieu et les hommes,

Réjouis-toi, aide des clercs et des laïcs,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 9

Tu veillais aussi sur les laïcs, les menant sur la Voie de perfection.* Ainsi Trifine, fille de Guérech avait été demandée en mariage par le cruel Conomor.* Son père en grand embarras, te demanda conseil.* Tu t’engageas à ce que cet homme brutal, plusieurs fois veuf, ne moleste pas cette douce colombe.* Et il avait promis de ne le point faire,* Mais  il ne tint pas sa parole, et tua Trifine avec l’enfant qu’elle portait en son sein.* Tu la ressuscitas et tu baptisas l’enfant de ton propre nom.* Et cette famille loua Dieu en disant: Alléluia!


Ikos 9

Depuis l’âge de quinze ans, jusques à la fin de ta vie terrestre,* Tu pratiquas une ascèse rigoureuse pour assujettir ton corps à ton âme.* Etant tout à tous, te dévouant sans cesse jour et nuit à tes frères humains dans la détresse,* Tu t’offris chaque jour en agréable holocauste au Christ,* Sacrifice consenti qui était agréable à Dieu, et pour lequel nous te chantons :

Réjouis-toi, véritable détachement,

Réjouis-toi, attachement aux biens du Ciel,

Réjouis-toi, hélianthe tourné vers Dieu seul,

Réjouis-toi, fragrant encens spirituel,

Réjouis-toi, lampade brûlant à l’Autel,

Réjouis-toi, belle page du synaxaire,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion  10

Souventes fois aussi, tu te retirais en solitude sur l’île de Houat afin de prier avec plus de ferveur.* Un jour, alors que tu te tenais devant le Maître de toutes choses,* Tu demandas au Seigneur la grâce de Le rejoindre dans Son Royaume.* Alors un ange apparut pour t’annoncer que dans huit jours, tu naîtrais au Ciel.* Tu louas alors le Roi céleste en chantant vers Lui à pleine voix: Alléluia !


Ikos 10

Tu annonças la nouvelle de ton départ à tes moines réunis,* Et ils vinrent tous pour recevoir tes dernières instructions pour la guidance de leur âme,* Puis tu partis en paix pour la céleste patrie,* Ayant accompli ta mission sur la terre des vivants,* Et fait fructifier le talent que t’avait donné le Seigneur.* Alors les anges t’accueillirent avec les élus en disant:

Réjouis-toi, voilier au souffle d’Evangile,

Réjouis-toi, navire qui vogue vers Dieu,

Réjouis-toi, esquif que dirige le Christ,

Réjouis-toi, marin de la nef de l’Eglise,

Réjouis-toi, marée montante de la Grâce,

Réjouis-toi, port et havre du monachisme,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 11

Elle est agréable aux yeux du Seigneur la mort de ceux qu’Il aime,* Toi qui, toute ta vie, n’avait été que prière et intercession pour tes frères humains,* Pain des affamés, vêtement de ceux qui étaient nus, et  consolation des malheureux,* Voyant le visage du Christ en tout homme qui venait à toi,* Frère de tous les hommes qui faisait appel à toi,* Qui n’avais vécu que pour cette union ultime* Avec ce Dieu dont tu vis l’image en tout homme,* Tu pus enfin clamer aux Cieux devant Sa majesté: Alléluia !


Ikos 11

Tu avais demandé à Dieu de mourir et Il te l’avait accordé :* La mort  pour toi n’était qu’un départ vers une autre vie,* Vie Eternelle dans un concert de liesse et de joie devant la Face du Dieu Vivant.* Tu rendis ta belle âme servante  à Dieu, comme tu Lui avais donné ta vie terrestre,* Le servant à chaque instant dans le sacrement du frère.* Toi qui fus si fidèle dans Son service, nous te louons en nous exclamant:

Réjouis-toi, pour qui la mort fut un passage,

Réjouis-toi, car jamais tu ne la craignis,

Réjouis-toi, qui t’étais déjà dépouillé,

Réjouis-toi, dont la richesse était la foi,

Réjouis-toi, qui t’y préparas par ta vie,

Réjouis-toi, qui la vécus comme naissance,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage !


Kondakion 12

Comme tu savais que tes fils se disputeraient l’honneur d’avoir tes saintes reliques,* Tu avais recommandé que l’on mette ta dépouille précieuse en mer sur un esquif.* Les moines de Rhuys firent trois jours de jeûne lorsque cette île sainte de tes restes disparut sur les vagues,* Et trois mois plus tard, par révélation, un de tes disciples te vit près d’une chapelle dédiée à la Croix que tu avais bâtie.* On transporta ton corps à Rhuys, et depuis, tu intercèdes du haut du Ciel* Pour les fidèles qui chantent vers Dieu : Alléluia!


Ikos 12

Dieu par Ses saints instruit les fidèles et leur apprend* La véracité réconfortante de la Parole de l’Ecriture :* « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et à jamais, »* Et le Seigneur le dit Lui-même à Ses apôtres, le serviteur fera d’aussi grandes choses que Son Maître.* Et toi, ami de Dieu Gildas, tu Le suivis sur tous les chemins de la foi,* Tu accomplis par Lui des miracles insignes,* Et nous te chantons avec admiration:

Réjouis-toi, humble thaumaturge du Christ,

Réjouis-toi, dispensateur de Ses miracles,

Réjouis-toi, continuateur de Ses Grâces,

Réjouis-toi, bon intendant de Ses richesses,

Réjouis-toi, tabernacle de Ses bontés,

Réjouis-toi, trésor de Sa mansuétude,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 13

Ô moine parfait au service du seul Dieu d’amour,*  Ta naissance au Ciel ne te fit pas abandonner les fidèles* Qui avaient coutume, de solliciter ton secours ici-bas sur la terre des vivants.* Les foules vinrent sans discontinuer vénérer tes saintes reliques,* Et demander que par ton intercession  devant le Trône Divin,* Dieu exauce leurs requêtes tandis qu’ils chantaient avec toi vers  Lui: Alléluia! Alléluia! Alléluia! (Ce kondakion est lu trois fois !)


Ikos 1

Au printemps de ta vie, comme l’abeille au temps des floraisons,* Tu partis en Irlande pour faire ton miel monastique* Des exemples et enseignements des disciples du grand apôtre de ce pays saint Patrick.* La simplicité de ta vie, faite d’ascèse et de prières,* Contrastait avec la richesse insigne de ta vie spirituelle.* Tu ne mangeais que trois fois la semaine,* Tu dormais sur le sol, une pierre te servant de chevet,* Mais tous les jours, tu conversais avec les anges et tu vivais en Dieu seulement.* Admirant ton exemple , nous te clamons:

Réjouis-toi, fils spirituel de saint Iltut,

Réjouis-toi, gloire du monachisme celte,

Réjouis-toi, modèle de la tempérance,

Réjouis-toi, mesure du discernement,

Réjouis-toi, offrande sur l’autel du Christ,

Réjouis-toi, humble serviteur du Christ Roi,

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


Kondakion 1

Fils d’un seigneur de Grande Bretagne, tu étudias sous la direction de saint Iltut,* Dans son école, tu te distinguais par ta sagesse et ta retenue,* Et malgré ton jeune âge, tu possédais déjà la prudence et la réserve honnête d’un vieillard.* C’est pourquoi on adjoignit à ton nom le titre de Sage,* A présent, nous te rendons hommage en chantant :

Réjouis-toi, ô saint père Gildas le Sage!


*

PRIERE A NOTRE PERE PARMI LES SAINTS

GILDAS LE SAGE


Père Gildas, saint qui fut la sagesse incarnée,* Intercède pour nous auprès du Dieu de Miséricorde,* Avec la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie,* Et tous les saints, * Afin que nous soient remis nos péchés,* Que soient pardonnées nos nombreuses transgressions,* Et surtout celles que nous avons oubliées,* Tant est grande la dureté de notre cœur.* 

Père Gildas, saint qui fut la sagesse incarnée,* Prie pour nous le Christ notre Maître,* De nous conduire sur la voie de la repentance et de la sagesse en Dieu,* Afin que délivrés de nos pesanteurs terrestres et pécheresses,* Nous vivions dans la garde des Commandements* Et la voie de l’Amour pour lequel Il mourut sur la Croix vivifiante,* et que nous puissions un jour parvenir au Royaume de la Trinité Consubstantielle et Indivisible,* A qui est rendu tout honneur et toute gloire,* Dans les siècles des siècles. Amen!


Acathiste composé à la gloire de Dieu

Et de Son saint moine

Gildas le Sage

par

Claude Lopez-Ginisty

mardi 29 janvier 2019

29 janv. / Mémoire de notre vénérable Père GILDAS de RHUYS, en Bretagne.


Saint Gildas naquit en 497 à Altcluyth, au sud-ouest de l’Écosse, sur les rives de la Clyde. Il était le plus jeune enfant d’une famille princière ; trois de ses frères et une de ses sœurs exerçaient déjà la vie érémitique. A sept ans, il fut baptisé et entra au monastère de Llantwit, au sud du pays de Galles, pour y être enseigné, tant dans les lettres humaines que dans la Loi évangélique, sous la direction de saint Iltud qui fut aussi le père spirituel de saint Malo, saint Samson [28 juil], saint Paul de Léon [12 mars] et d’autres saints bretons. Dans ce monastère régnait un zèle ardent pour la vie spirituelle, l’ascèse et le travail intellectuel.
Ses études terminées, Gildas voulut accroître son ascèse dans la prière et le jeûne. Il ne mangeait plus que trois jours par semaine, en petite quantité. Ordonnée prêtre (vers 518), il décida d’aller soutenir par sa prédication les populations chrétiennes du nord de la Grande-Bretagne. Il se rendit ensuite en Irlande, accompagné de saint Cado et de saint David, pour travailler à la fondation de monastères et à l’instruction du peuple, car la foi et la pureté des mœurs s’y trouvaient menacées depuis la mort de saint Patrick [17 mars]. Il entretint d’amicales relations avec saint Brigitte de Kildare [1er févr.], et l’on raconte qu’il fondit pour elle une châsse et une cloche. Il organisa à Armagh (en 525) une école monastique qui restera célèbre en Irlande, et opéra de nombreuses conversions, grâce aux miracles éclatants qui venaient confirmer la vérité de sa prédication
Il entreprit ensuite un pèlerinage à Rome, pour y prier sur les tombeaux de saint Pierre et saint Paul. Sur le chemin du retour, il parvint en Gaule et, décidant de mener la vie érémitique en Armorique, il s’établit sur la petite île d’Houat, entre Belle-Île et Vannes. Éloigné de toute consolation humaine et faisant de la méditation des saintes Écritures et de la prière sa seule activité, il reçut en abondance la grâce du Saint-Esprit. Le rayonnement de sa vertu attira bientôt quelques pêcheurs qui s’empressèrent de faire connaître aux habitants de la côte qu’un homme de Dieu habitait parmi eux. Un nombre croissant de disciples se rassembla dès lors autour de Gildas, désirant partager son mode de vie angélique, et il fut contraint de fonder un monastère sur la presque île de Rhuys, aidé dans cette entreprise par un seigneur des environs de Vannes. Après avoir organisé sa communauté selon le mode de vie cénobitique, basée sur les vertus évangéliques de pauvreté, de pénitence et d’humilité, il se retira dans un ermitage sur les rives du Blavet, près de Castennec, mais revenait de temps en temps sur l’île d’Houat. Par l’intermédiaire du saint, de ses enseignements et de sa prière aux effets miraculeux, c’était vraiment Dieu qui était présent dans la région avec puissance. Beaucoup de malades recouvraient par lui la santé de l’âme et du corps, et le monastère de Rhuys devint un centre d’évangélisation de tout le pays.
Il rédigea alors son livre : De la chute et de la conquête de la Bretagne (De excidio et conques tu Britanniae)*, résumé de l’histoire de la Grande-Bretagne depuis la conquête romaine jusqu’à son époque, qui était en même temps une éloquente exhortation à la conversion du peuple pour éviter les malheurs qui les menaçaient : guerre civile et invasion barbares. Outre la réputation acquise par ses prédications, c’est à la suite de cet ouvrage qu’il reçut le surnom de Gildas le Sage. Dans la deuxième partie de son livre, il adressait une audacieuse critique aux cinq rois bretons. Cette diatribe attira sur lui la fureur des intéressés, qui le firent enlever par quatre faux moines. Les faux moines le jetèrent à l’eau, mais il put regagner l’île d’Houat à la nage et de là son monastère.
En 565, saint Gildas fut rappelé en Irlande par le roi Ainmir pour rétablir la paix dans ce royaume et le bon ordre dans un monastère. De cette époque, il nous reste ses Canons de discipline ecclésiastique et un Pénitentiel. De retour sur l’île de d’Houat, le Seigneur lui apprit qu’il ne lui restait plus que huit jours de vie terrestre. Il légua en guise de testament spirituel à ses moines une hymne qui avait le pouvoir de repousser les attaques du démon. Puis il donna l’ordre, qu’après sa mort, son corps fût déposé sur une barque et abandonné au gré des flots. Tous ayant répondu : « Amen ! », il remit son âme à Dieu, le 29 janvier 570.
Après avoir appliqué l’ordre de leur père spirituel, les moines de Rhuys s’étant imposés trois jours de jeûne et de prière dans l’espoir de recueillir ses reliques, l’un d’eux apprit par révélation que le corps avait échoué près de la petite chapelle de Sainte-Croix, bâtie par le saint. Les précieuses reliques furent transférées, le 11 mai, à Rhuys, où elles peuvent être vénérées aujourd’hui, ainsi que son tombeau.

* D’après certains historiens, GILDAS LE SAGE, auteur du De exicidio Britaniae et du Pénitentiel, serait distinct de S. Gildas de Rhuys.

Source : Synaxaire orthodoxe


Tropaire à saint Gildas le Sage, (source)
Tu naquis en Ecosse et tu fus éduqué*
Dans un saint monastère du Pays de Galles.*
Tu voyageas en Irlande, puis en Bretagne,*
Et tu devins ermite en presqu'île de Rhuys,*
Avant d'y établir une communauté.*
Saint Gildas, prie le Christ d'avoir pitié de nous!

dimanche 29 janvier 2017

Abbaye de saint Gildas

Situé sur la presqu'île de Rhuys, non loin de la côte dans le village de saint-Gildas-de-Rhuys, l'abbaye  fut fondée par saint Gildas, moine venu de Grande-Bretagne. D'abord retiré sur l'île de Houat, il vient établir un monastère à la demande du comte de Vannes, vers 536. Ce premier monastère fut probablement construit en bois sur les restes d'un oppidum romain. Le monastère adopta la règle de saint Benoît en 818. L'abbaye alors prospère, accueillant jusqu'à 150 moines, fut détruite au Xe siècle par les attaques Viking (914 et surtout 919). Les moines fuyant les Normands, obtiennent protection et s’installent près du château Raoul (aujourd'hui Châteauroux), et y fondent une abbaye Saint-Gildas.


Le monastère est restauré à la demande du duc de Bretagne Geoffroy Ier. Un groupe de moines venus de la célèbre abbaye de Fleury (aujourd'hui à saint-Benoît-sur-Loire), conduits par un breton, saint Félix, arrive en 1008 et relève ou reconstruit totalement les bâtiments, dont une église de type romane. La restauration se terminant en 1032 par la consécration de l'église par Judicaël, évêque de Vannes et frère du duc.

Scène de joute équestre sur le mur de l'abside.

La nef et le clocher furent reconstruit au XVIIIe siècle suite à la chute de la foudre sur le précédent en 1668.

Le plan de l'église:

              Ancien chapiteau roman transformé en baptistère.

Derrière le maître autel, se trouve le tombeau de saint Gildas, "fondateur de l'abbaye de Rhuys, mourut en 565 et fut inhumé derrière le maître-autel de l’église. Fut-il déposé dans une châsse en bois ou dans un cercueil en pierre ? — On l'ignore. — Au XIème siècle, lors de la restauration du monastère, le tombeau fut remanié. On mit dans une pierre de granit légèrement creusée quelques reliques du saint, pour justifier le titre de tombeau, et par dessus on plaça un couvercle, également en granit, pour les protéger. Ce couvercle, mesure environ 2 mètres de longueur, sur 0m,65 de largeur à la tête, et 0m,40 aux pieds. Il est très peu bombé, ne porte aucune inscription, et n’a d’autre ornement qu’un petit liséré sur les côtés."
Il faut aussi rappeler que saint Gildas ne mourut pas ici. Il était alors sur l'île de Houat quant il naquit au ciel le 29 janvier 570.

Dans les absidioles qui jalonnent le déambulatoire, l'on peut admirer quelques magnifiques pierres tombales.
Sous la pierre tombale d'un abbé inconnu, se trouve une pierre portant une inscription: 
S. Gingurianus, monachus istius loci.
La plaque sur le côté indique : Saint Gingurien, frère convers, religieux de Rhuys chargé des abeilles.
"Saint Gingurien, mourut le 28 septembre, on ne sait en quelle année, mais certainement avant saint Félix. Il fut inhumé dans la chapelle de l’abside". La pierre n'est pas d'époque.

La pierre de gauche est d'un abbé inconnu, 
celle de droite de Guillaume de Moncontour abbé au XVe siècle.

Les suivantes appartiennent à des abbés non identifiés.


Arrivé devant le transept nord, le pèlerin outre une grande maquette de voilier, découvre encore trois tombeaux de saints et un reliquaire.

Sous les deux arcades tout d'abord le tombeau de "saint Felix restaurateur de l’abbaye de Rhuys, mourut le 12 février 1038, et fut inhumé dans le transept nord de son église, sous une arcade cintrée, du côté de l’autel. Sa pierre tombale, en granit, taillée en forme de châsse, offre le dessin d’une croix pattée, en relief, avec quelques nervures, et une inscription en capitales romaines : t II. Id. febr. obiit —  Felix abbas istius loci. La pierre mesure 2 mètres de longueur, sur 0m,70 de largeur à la tête, et 0m,45 aux pieds."
Les inscriptions sont difficilement visible.

Ci-joint une gravure des deux tombeaux:

"Tout auprès, sous la seconde arcade, se voit la pierre sépulcrale du moine Rioc ; elle a les mêmes dimensions que la précédente, porte une croix pattée en relief, avec quelques lignes droites, et présente l’inscription : Riocus abba.
Ce moine n’était pas abbé, mais simplement prieur ; c’est par honneur qu’on lui a donné le premier titre. Il y a probablement un cercueil en pierre sous ce couvercle, comme sous le précédent."
Il est écrit : St Rioc, moine compagnon de saint Goustan à Hoedic.

Le troisième tombeau et le reliquaire appartiennent à saint Goustan.
 "Saint Goustan, simple frère lai de la maison et compagnon de saint Félix, mourut le 27 novembre vers l’an 1040 dans un voyage à Beauvoir en Poitou. Son corps fut ramené à Rhuys et enseveli dans le transept nord, en face de son maître."

 
"Voici le dessin du cercueil en pierre, qui renferme encore une partie de ses reliques. Ses dimensions y sont indiquées ; comme particularité il faut noter la logette creusée peur recevoir la tête.
Le couvercle primitif, en granit, ne portait aucun dessin. Comme il était brisé, on l’a remplacé en 1896 par un autre couvercle du XIème siècle, resté sans emploi. Il figure une croix pattée, avec des nervures et deux cercles à rayons."

Reliquaire de saint Goustan
Lequel n'est visiblement pas entretenu, au vu de l'état des reliques à l'intérieur ?!?

L'on trouve encore à l'extérieur de l'église entre l'absidiole et le transept nord une plaque indiquant : V. Idus septembris, obiit Simon, puer et monicus Sci Gildasii. 
Aux Ides de septembre, mourut Simon, jeune garçon (ou enfant) et moine de st. Gildas.

Nous évoquerons aussi brièvement :
- saint Bieuzy disciple et compagnon de st Gildas qui "fut enterré dans le voisinage ; mais l’église primitive ayant été ruinée par les Normands en 919, son tombeau ne fut pas retrouvé par les moines de saint Félix, et aujourd’hui encore on ignore absolument le lieu précis de sa sépulture. " Mais nous aurons peut être l'occasion de reparler de ce saint dans un futur article.
- "Saint Ehoarn vivait en solitaire dans une cellule auprès de l’église abbatiale, quand une nuit il fut attaqué par des brigands et tué d’un coup de hache. Il est probable qu’il fut enterré dans l’église, mais aujourd’hui il ne reste aucune trace de son tombeau."

Le trésor conserve plusieurs reliquaires de saint Gildas.
Plus d'information ici.

Il n'est pas dans notre habitude de parler des saints au delà du IXe siècle, le doute quand à leur sainteté et à leur confession de foi orthodoxe est parfois légitime. Mais ici il nous a sembler pertinent d'indiquer tout les saints de saint-Gildas tant ce lieu a produit une lignée de saint moine. Les traces de sainteté s’arrêtant avec saint Goustan en 1040.


Pointe de Grand-Mont à St-Gildas-de-Rhuys
Une fois à saint-Gildas, n'hésitez surtout pas à faire une promenade sur les splendides sentiers côtiers.


Publié en la fête de saint Gildas.

Sources: 
- concernant les tombeaux, nous avons cité : infobretagne
- pour l'historique : infobretagne et abbaye de Rhuys et Wikipedia.