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samedi 3 août 2024

Le Baptistère paléochrétien du Douhet (près de Saintes)

 L'un des plus anciens baptistère de France se trouve perdu en pleine nature sur la commune de Douhet, près de la ville de Saintes en Charente-Maritime.

Il fut découvert dans les années 2010 lorsque des membres de la société archéologique locale a défriché un ancien lavoir abandonné près de l'aqueduc romain

Il était le baptistère de la première communauté chrétienne de la ville de Saintes, ville antique et importante d'Aquitaine à l'époque romaine. Daté approximativement de la fin du IIIe siècle à ce jour.



Ce baptistère est remarquable a plus d'un titre, outre le fait qu'il est taillé dans la roche à proximité de l'ancien aqueduc romain, lequel utilisait une source connue dès l'époque celtique. Il comporte encore, outre la piscine baptismale, une cathèdre (siège épiscopal) et des inscriptions gravés sur les murs tel un chrisme, des poissons...

Un lieu remarquable.

Plus d'informations ainsi que des dessins de reconstitution sur les pages dédiées ci-dessous

http://aqueducs-antiques-de-saintes.fr/baptistere.html

https://mediolanum-santonum.fr/baptistere-le-douhet.html




mercredi 13 janvier 2016

Vénération des reliques de saint Hilaire de Poitiers


Le 10 janvier dernier la paroisse orthodoxe Saint Hilaire à Poitiers, a comme chaque année célébré sa fête paroissiale et vénéré les reliques de son saint protecteur.


Après la Divine Liturgie, présidée par l'archimandrite Syméon higoumène du monastère Saint-Silouane, et des agapes fraternelles, la paroisse catholique Saint-Hilaire-le-grand (où sont conservées les reliques du saint) nous ont fait la joie d'apporter les reliques de saint Hilaire dans notre église.


C'était la seconde fois que nous avions la joie d'avoir les saintes reliques d'Hilaire de Poitiers dans notre paroisse, devant lesquels nous avons célébré un office d'intercession à la fin duquel chacun à pu les vénérer.



Publié en la fête de saint Hilaire de Poitiers

dimanche 11 janvier 2015

Fête de saint Hilaire de Poitiers / Compte-rendu


Les 10 et 11 janvier 2014, Son Éminence l’Archevêque Job de Telmessos, accompagné du protodiacre Ioann Drobot et de son secrétaire, M. André Gudko, s’est rendu en visite pastorale à la paroisse de la Sainte Trinité-Saint-Hilaire à Poitiers à l’occasion de la fête patronale.

Le samedi 10 janvier, il a participé au seizième colloque hilarien organisé au Centre théologique du diocèse catholique de Poitiers à l’occasion du 1700e anniversaire de la naissance de saint Hilaire, consacré à "L’Ecriture et les Pères dans la tradition des Églises", durant lequel il a donné une conférence sur "L’Ecriture et les Pères dans l’Eglise orthodoxe". A cette occasion, il s’est entretenu avec Son Éminence Mgr Pascal Winzer, l’Archevêque de Poitiers.

Le soir, Mgr Job a célébré les Vigiles à la paroisse de Poitiers à l’occasion de la fête patronale avec l’archiprêtre Philippe Maillard, recteur de la paroisse, et du diacre Pierre.


Le dimanche matin, il a présidé la Divine Liturgie à laquelle le doyen, l’Archimandrite Symeon, s’était joint au clergé de la paroisse. Avant le début de la liturgie, l’archevêque a ordonné lecteur Nicolas.


Après les agapes, un office d’intercession a été célébré a l’église Saint-Hilaire devant les reliques du saint.

C’était la deuxième visite pastorale de l’archevêque Job à Poitiers.


mercredi 13 août 2014

L'ancienne Abbatiale Saint-Junien à Nouaillé


L'abbaye de saint Junien de Nouaillé faisait partit des douze principaux monastères du Poitou.

Dès la fin du VIIe siècle un petit monastère est attesté par les sources à Nouaillé, sous l‘épiscopat d‘Ansoald de Poitiers. Celui-ci était une dépendance de l’abbaye Saint-Hilaire à Poitiers(1). C’est en 794 que Louis le pieux roi d‘Aquitaine (3e fils de Charlemagne et futur roi des Francs. Né à Chasseneuil près de Poitiers) confirmera l’abbaye de Nouaillé et que celle-ci adoptera la Règle de saint Benoît.

L’église abbatial sera reconstruite en 830 lors du transfert des reliques de saint Junien. C’est à cette époque que l’abbaye se placera sous la protection de saint Junien, alors qu’elle était antérieurement placée sous le vocable de la Vierge Marie et de saint Hilaire. L’église sera par la suite retouchée de nombreuses fois au XIe, XIIe, XIIIe, XVIIe siècle. On connaît assez peu de chose des édifices qui ont précédés l’église actuelle. La partie la plus ancienne en est la crypte, datant probablement de l’église du IXe siècle consacrée lors du transfert des reliques de saint Junien. Retrouvée à la fin du XIXe siècle par Camille de la Croix, elle ne fut dégagée qu’en 1947. Correspondant probablement au plan primitif du sanctuaire carolingien, elle comprend un chœur avec une abside en hémicycle, et deux absidioles emboîtées dans un chevet plat. Elle n'est malheureusement accessible au public qu’occasionnellement.
La partie la plus récente étant le chœur du XVIIe reconstruit après sa destruction (en 1569) lors des Guerres de religion où l‘abbaye attaquée sera brûlée. La façade occidentale (XIe) disparaîtra avec la construction du clocher-porche au XIIe siècle.

L’abbaye de Nouaillé sera prospère et rayonnera du VIIIe siècle jusqu’à la Guerre de Cent ans (de 1337 à 1453)(2). C’est à cette époque (XIVe) que l’abbaye renforcera son système défensif, mais connaîtra un déclin spirituel. Avec le retour de la paix la prospérité reviendra, mais seulement sur un aspect économique. C’est en effet l’époque des abbés commendataires, abbé laïc charger d’encaisser les revenus de l‘abbaye. Cette paix sera de courte durée avec l’arrivée au XVIe siècle des guerres de religions auquel l’abbaye paiera un lourd tribut, nous l’avons évoqué. C’est probablement à cette époque que disparurent les reliques de saint Junien. Après un nouvel essor au XVIIe siècle dû à la contre-réforme, c‘est d‘ailleurs à cette époque (à partir de 1640) que l‘abbaye de Nouaillé enverra des moines à l‘abbaye de Saint-Savin afin d’y restaurer les bâtiments et la vie monastique. 
Le déclin de l’abbaye s’amorcera vers la fin du XVIIIe siècle. A la Révolution, il ne reste plus que quatre moines qui devront quitter l’abbaye en 1791. Ainsi se clôt l’histoire de cette ancienne abbaye qui connue plus de mille ans de vie monastique (bénédictine). L’église est devenue paroissiale jusqu’à aujourd’hui. 

1) Voir à ce sujet : Levillain Léon. Les origines du monastère de-Nouaillé. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1910, tome 71. pp. 241-298. url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1910_num_71_1_452493
2) Le roi de France sera d’ailleurs capturé par les Anglais à Nouillé en 1356. (épisode du Maupertuis).


L'historique de l'abbaye est présenté tout au long du parcours extérieur lors de notre découverte de l'abbaye:

A l'intérieur l'on peut découvrir des gravures de l'abbaye :

en 1890.


Reste de peintures murales d'époque romane (XIIe) : une scène avec un moine ? et deux évêques ?.

La grande baie du sanctuaire, orné de vitraux du XIXe siècle, nous présente de chaque côte du Christ quatre saints poitevins (où lié au Poitou, pour saint Martin, disciple de st Hilaire de Poitiers et fondateur du monastère de Ligugé) :

                   saint Lubin évêque de Chartres (+557)          saint Hilaire évêque de Poitiers (+367)
               Présenté ici en abbé (?), ce qu'il était avant
               d'être élu évêque contre sa volonté en 544.

                  saint Martin évêque de Tours (+397)              saint Junien abbé de Mairé (+587)

Le sarcophage de saint Junien orné au XIe siècle de peinture d'inspiration carolingienne représentant des aigles, fut placé derrière l'autel dans le mur du chevet au XVIIe siècle. L'enfeu fut orné de peinture mural de cette époque représentant des scène de la vie de saint Junien, que nous présenterons lors de la publication de sa Vie.

Une statue de saint Junien reposant sur un morceau de colonne avec chapiteau (époque gothique ?)


Publié en la fête de saint Junien abbé de Mairé.

mercredi 30 juillet 2014

Pèlerinage à Nouaillé / Compte-rendu


Le Dimanche 13 Juillet 2014, la Paroisse orthodoxe La Trinité - Saint Hilaire à Poitiers a organisé comme chaque année une sortie à la découverte des saints locaux. Cette année le lieu de pèlerinage était l'ancienne Abbaye St-Junien de Nouaillé-Maupertuis (86) où se trouve le tombeau de saint Junien abbé de Mairé (+587).


Après la Divine Liturgie, suivie d'agapes, un groupe de paroissiens d'environ 20 personnes s'est rendu à Nouaillé, malgré une météo peu favorable. Après une découverte de l'église, fut lu un exposé présentant la vie de saint Junien abbé de Mairé, ascète poitevin contemporain et ami de sainte Radegonde, et l'historique de l'abbaye de Nouaillé. Le groupe de pèlerin s'est ensuite rendu auprès du tombeau du saint ascète pour le vénérer après avoir chanté son tropaire.


P.S : La vie de saint Junien et l'abbaye de Nouaillé seront prochainement présentée à nos lecteurs.

samedi 5 juillet 2014

Pèlerinage auprès de saint Junien abbé de Mairé


Le Dimanche 13 Juillet 2014, la Paroisse orthodoxe La Trinité - Saint Hilaire à Poitiers organise une sortie à l'ancienne Abbaye St-Junien de Nouaillé-Maupertuis (86).

Après la Divine Liturgie (début à 10h30, précédée des Heures à 10h), suivie d'agapes, la paroisse effectuera un pèlerinage à la découverte de saint Junien abbé de Mairé, ascète poitevin contemporain et ami de sainte Radegonde dont le tombeau est conservé dans l'ancienne église abbatiale.

Renseignements complémentaires :
Nicolas Petit   nikolaspetit79@gmail.com

jeudi 5 juin 2014

Eglise St-Porchaire à Poitiers


Les origines de l'église saint-Porchaire

Porchaire était abbé de la communauté de Saint-Hilaire, à la fin du VIe siècle. Il fut enterré dans l'église Saint-Sauveur autrefois située entre les rues actuelles Gambetta, de la Marne et Saint Porchaire. Sa tombe devint rapidement un lieu vénéré.
                                        St Porchaire                             St Hilaire évêque de Poitiers (IVe s.)

A la fin du IXe siècle, après les grandes invasions normandes, Theodatus, trésorier du chapitre de Saint-Hilaire, fit construire un nouveau sanctuaire tout près de là, sous le vocable de saint-Porchaire. Les restes du saint, logés dans un sarcophage de pierre, furent transportés dans une crypte.
De cet édifice carolingien restent la crypte, actuellement inaccessible et le mur occidental sur lequel vint s'adosser le clocher-porche. On peut remarquer sur ce mur des ouvertures bouchées : l'une centrale au-dessus de l'entrée, et deux latérales, dont l'une est partiellement visible de l'extérieur, à gauche du clocher.

En 1068, l'église est rattachée à l'abbaye bénédictine de Bourgeuil. Elle sera donc dès lors à la fois paroissiale et siège d'un prieuré situé à l'emplacement de l'actuel presbytère (côté nord). Le cimetière paroissial était du côté sud.
C'est dans ce dernier tiers du XIe siècle qu'est construit le clocher-porche : rez-de-chaussé, voûté d'un berceau en plein cintre, et deux étages, surmontés d'une toiture en pavillon, en place de la flèche initialement prévue. Les chapiteaux de l'entrée représentent des lions (gardien du passage), des oiseaux buvant dans une coupe (symbole de l'eucharistie, source de vie) et encore, symbole de protection divine, le prophète Daniel dans la fosse aux lions (Dan. chap.6).
Saint Daniel dans l’attitude de l'orant, se trouve dans une mandorle sur le pourtour de laquelle est inscrit (aujourd'hui illisible) : "Ici Daniel triomphe grâce à Dieu, de la troupe des lions". Les lions se trouvent de chaque côté. Dans le coin gauche les cieux, d'où sortent une main bénissante, signifiant la bénédiction divine. Dans le coin droit, un ange transportant le prophète Habaquq portant du pain.

Au-dessus de l'entrée, un cartouche sculpté, très abîmé, montrait le Christ en majesté entouré des symboles évangéliques et de deux anges.

En 1843, ce clocher roman promis à la démolition par le conseil municipal afin d'élargir la rue, fut sauver in extremis par l'intervention de Prosper Mérimée, et le fit classer au titre des Monuments Historiques.

Le porche roman franchi, le visiteur se trouve dans une église gothique, construite au XVIe siècle.
Au cours du temps, l'église s'étant délabrée et les murs menaçant ruine. Le curé et les paroissiens en décident la reconstruction. Les travaux sont effectués de 1509 à 1520.

Cet édifice est moins long que ne l'était l'église carolingienne, mais plus large. Si du côté nord on a gardé le tracé des fondations carolingiennes, le mur sud a été reporté bien plus loin. Ce qui explique la situation excentrée de l'entrée. Il a la forme d'une grande salle rectangulaire à deux nefs. Cette disposition inhabituelle n'est pourtant pas unique, et semble correspondre à une double utilisation de l'église : une nef destinée aux paroissiens, l'autre réservée aux moines desservant l'église.


Au milieu du XVIe siècle, des chapelles latérales très peu profondes ont été ajoutées. Des fresques de l'époque, représentant le Christ et les Apôtres, ont été redécouvertes en 1951 ; elles sont aujourd'hui presque illisibles.


En 1951, le sarcophage, sorti de la crypte, a été placé au centre du choeur de l'église actuelle. On pourra lire, sur le couvercle l'inscription : "In hoc tumulo requiescit scs Porcharius" (Dans ce tombeau repose saint Porchaire).


(d'après deux documents distribué dans cette église). Le lecteur intéressé trouvera aussi un document (pdf) assez complet réalisé par la Ville de Poitiers.


Publié en la fête de saint Porchaire.

lundi 20 janvier 2014

Fête de saint Hilaire de Poitiers / Compte-rendu

Le dimanche 12 janvier 2014, la paroisse orthodoxe de la Sainte-Trinité et Saint-Hilaire à Poitiers, à célébré sa fête patronale et paroissiale.

Cette année la fête de saint Hilaire de Poitiers, père de l'Eglise du IVe siècle, était rehaussée par la présence de Son Eminence l’Archevêque Job de Telmessos, en visite pastorale, qui a présidé la Divine Liturgie pontificale accompagné de plusieurs concélébrants :  l’Archimandrite Syméon (Higoumène du Monastère st-Silouane), le Prêtre Philippe Maillard (recteur de la paroisse), l’Archiprêtre Michel Evdokimov (fondateur de la communauté) et les diacres Pierre R. (diacre de la paroisse) et Alexis Milyutin.

Après les agapes, l’Archevêque Job, accompagné du clergé et des fidèles de la paroisse, s’est rendu en l'église Saint-Hilaire-le-Grand où il a célébré un office d’intercession auprès des reliques du saint qu’ils ont pu ensuite vénérer.


mardi 26 novembre 2013

Vénération de la Sainte Croix près de Poitiers

(Le reliquaire de la sainte Croix reçu de Constantinople)

Comme chaque année, la Paroisse orthodoxe Saint-Hilaire à Poitiers est invité par l'abbaye Sainte-Croix, fondé par sainte Radegonde au VIe siècle, à venir assister aux vêpres de la communauté monastique catholique-romaine, lesquelles sont suivies par la vénération de la relique de la Sainte et Vivifiante Croix du Seigneur que sainte Radegonde reçue à sa demande de l'empereur de Constantinople Justin II en 569.

Rendez-vous Dimanche 1er Décembre à 17h30 pour les vêpres dans l'église de l'abbaye :
Abbaye Sainte-Croix
Lieu dit La Cossonnière
Chemin de la Cadoulière
86 280 Saint Benoît
Lien Google Map

lundi 11 novembre 2013

Ligugé : la chapelle du catéchumène

A Ligugé, village poitevin situé à environ 15 km de Poitiers, se trouve la célèbre Abbaye Saint-Martin, fondé au milieu du IVe siècle par saint Martin de Tours, qui est parfois appelé le premier monastère d'Occident (et toujours en activité). Une fois arrivé sur le parking de l'abbaye au cœur du village, le pèlerin peut apercevoir au bout d'un passage longeant le mur nord de l'église paroissiale saint-Martin, une chapelle.

 ICI AU IVe SIECLE ST. MARTIN RESSUSCITA LE CATÉCHUMÈNE

La scène du fronton de la chapelle représente une rencontre entre saint Hilaire de Poitiers et saint Martin, moine. Et plus certainement une visite du saint évêque Hilaire et père spirituel de saint Martin, de Poitiers au monastère de Ligugé.

L'intérieur de la chapelle avec l'autel, quelques ex-voto en l'honneur de saint Martin, et un vitrail contemporain de style moderne représentant de manière étrange la résurrection du catéchumène par le saint moine Martin.
C'est un édifice dont l'origine remonte au XIIIe siècle mais qui fut abondamment restauré au XIXe siècle.
(Source).

 Ligugé : étape sur le Chemin de l’Évêque de Tours.
Cet itinéraire culturel européen a été créé en 2005. Pour plus d'information voir les liens précédents.

(détail de la pancarte, cliquez sur l'image pour la voir en plus grand)

« Martin [...] ayant été reçu avec la plus grande bonté (NDLR: par st Hilaire de Poitiers), il se fit une solitude près de Poitiers. Sur ces entrefaites, un catéchumène, désirant être instruit- par un si saint homme, se joignit à lui ; mais peu de jours après il fut pris de la fièvre. Martin était alors absent par hasard. Cette absence se prolongea trois jours encore, et à son retour il le trouva mort. L’événement avait été si soudain, qu’il avait quitté la terre n’ayant pas encore reçu le baptême. Le corps était placé au milieu de la chambre, où les frères se succédaient sans cesse pour lui rendre leurs devoirs, lorsque Martin accourut, pleurant et se lamentant. Implorant alors avec ardeur la grâce de l’Esprit Saint, il fait sortir tout le monde, et s’étend sur le cadavre du frère. Après avoir prié avec ferveur pendant quelque temps, averti par l’Esprit du Seigneur que le miracle va s’opérer, il se soulève un peu, et, regardant fixement le visage du défunt, il attend avec confiance l’effet de sa prière et de la miséricorde divine. À peine deux heures s’étaient-elles écoulées, qu’il vit tous les membres du défunt s’agiter faiblement ; et les yeux s’entrouvrir. Alors Martin rend grâces à Dieu à haute voix, et fait retentir la cellule des accents de sa joie. À ce bruit, ceux qui se tenaient au dehors rentrent précipitamment, et (ô spectacle admirable !) ils trouvent plein de vie celui qu’ils avaient laissé inanimé. Ce catéchumène, revenu à la vie, fut aussitôt baptisé, et vécut encore plusieurs années. Le premier parmi nous il donna à Martin l’occasion d’exercer sa puissance, et resta en quelque sorte la preuve vivante de ce miracle. Il nous racontait souvent qu’après avoir quitté son corps, son âme avait comparu devant le tribunal du Juge, et qu’il y avait entendu la triste sentence qui le condamnait à habiter des lieux obscurs avec une foule d’autres âmes ; mais alors deux anges firent connaître au Juge qu’il était celui pour lequel Martin priait : ils reçurent aussitôt l’ordre de le ramener et de le rendre à la vie et à Martin. Ce miracle rendit le nom de Martin très célèbre, et ceux qui déjà le considéraient comme un saint, le regardèrent alors comme un homme puissant et vraiment apostolique. »
Extrait de la Vie de saint Martin par Sulpice Sévère, Traduction Richard Viot, Tours - 1861.


Icône de saint Martin avec scènes : la résurrection du catéchumène, colonne de droite scène du milieu.

Saint Martin intercède pour nous !


Publié en la fête de saint Martin de Tours.