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dimanche 12 septembre 2021

Lyon : Liturgie épiscopale sur le tombeau de saint Irénée

saint Irénée de Lyon

Lors de fête de Saint Irénée de Lyon, l’évêque Irénée a visité la paroisse de Lyon et a célébré la Liturgie au tombeau du saint.

Le 5 septembre 2021, alors que le onzième dimanche après Pentecôte correspondait, cette année, avec la clôture de la Dormition de la Mère de Dieu et de la fête du hiéromartyr et évêque Saint Irénée de Lyon, Mgr Irénée, évêque de Londres et de l’Europe occidentale (ROCOR) a fait une visite archipastorale à la paroisse de Lyon.

Bien que la paroisse de Lyon soit dédiée à Saint-Jean le Russe, cette journée revêtait une importance particulière pour la fête de l’un des saints les plus importants de la ville, le grand enseignant et théologien Saint Irénée. Ainsi, rehaussées par la visite du hiérarque, les vigiles ont eu lieu dans l’église paroissiale alors que la Liturgie de la fête a été célébrée dans la crypte où se trouve la tombe de Saint Irénée, située parmi les reliques d’innombrables martyrs de Lyon vénérés au même endroit.

Reliques des martyrs de Lyon


Les saints martyrs de Lyon

La veille de la fête, un groupe de paroissiens rejoignit l’évêque lors d’une excursion organisée par le recteur de la paroisse, l’archiprête Quentin de Castelbajac, pour vénérer les reliques de Saint Philibert et la tombe de Saint Valérien à Tournus (Saint Valérien était un compagnon de Saint Pothin de Lyon, l’un des martyrs de la ville). Les pèlerins ont prié lors d’un moleben devant les reliques et dans les endroits sacrés de cette abbaye bien préservée, avant de rentrer à Lyon pour l’office divin vespéral.

Tombeau de saint Valérien à Tournus

Ancienne mosaïque dans l'abbaye

Fresque près du tombeau de st Valérien


Les vigiles et la Liturgie furent magnifiquement chantées par le choeur paroissial, sous la direction de Matouchka Marina de Castelbajac, en slavon et en français.

À la Petite Entrée de la Liturgie, dans la crypte de St Irénée, l’archiprête Quentin a reçu le droit de porter la croix décorée que lui a donnée l’évêque diocésain. Reconnaissant pour ses nombreuses années au service fidèle de l’Eglise, l’évêque Irénée s’est spécialement adressé à lui à la fin du service : «Par cette haute distinction, le Saint Synode exprime son profond respect pour les travaux du père Quentin, qui œuvre sans relâche, par la prière, la paix et l’amour de son cœur, pour le salut de vous tous. Son cœur est rempli de zèle pour vous, il prie et travaille pour vous avec toute son énergie. Que Dieu lui accorde encore beaucoup d’années de service fructueux!»

Dans son homélie à l’occasion de la mémoire de Saint Irénée de Lyon, Vladyka Irénée a encouragé les fidèles par l’exemple pieux du saint de leur ville. «Nous honorons aujourd’hui un saint pour notre époque, a dit Vlakyka, car le monde d’aujourd’hui est envahi de problèmes similaires qu’aux jours de Saint Irénée. Un autre saint de l’église primitive a dit de Saint Irénée qu’«il fut un homme qui a vécu son nom» (car ‘Irenaeus’ signifie ‘pacificateur’) et nous découvrons dans son saint exemple ce que signifie créer une vraie paix : ne pas tenir compte de l’erreur, ne pas courir dans la peur de l’obscurité du monde, ne pas se retirer des limites de nos compréhensions personnelles ou de nos conceptions personnelles, mais plutôt rester fermement dans la vérité immuable de Jésus-Christ, respecter Ses enseignements, tout ce que nous pouvons entendre du monde autour de nous, suivre les enseignements sacrés et les Canons de Son église, quelles que soient les forces qui voudraient essayer de nous en détourner, être uni dans la réalité singulière de Sa vie. Ceci est la seule façon; il n’y en a pas d’autre! Et si nous collaborons avec tous nos cœurs, nos cœurs trouveront la paix, la vraie paix – pour le roi de la paix en règle, sans entrave, conquérir notre péché et nous conduisant à une vie pieuse.»


À la fin du service divin, le recteur de la paroisse a adressé des mots de félicitation à l’intention de l’évêque Irénée, pour sa fête onomastique et pour cette bénédiction spéciale qui a permis d’être unis ensemble dans la prière ce jour-là dans un endroit aussi important. Des vœux de “Nombreuses années” ont été chantés pour l’évêque et les paroissiens. Et lors d’un banquet de fête préparé par la paroisse, Son Excellence a pu s’entretenir chaleureusement pendant plusieurs heures avec les fidèles.


Plus de photos visibles sur le site du diocèse d'Europ Occidentale du ROCOR

mardi 20 août 2019

« L’église orthodoxe d’Ugine, dernière empreinte de la diaspora russe en Savoie »

Le reportage de FR3 Rhône-Alpes-Auvergne sur l’église Saint-Nicolas-Saint-Alexis à Ugine est en ligne ici (article et photographies). Ci-dessous: la vidéo.


dimanche 29 mars 2015

Un musée d'histoire chrétienne à Lyon

Dans une salle adjacente au « cachot de saint Pothin »,
les mosaïques du XIXe siècle ont été préservées et mises en valeur.
En gestation depuis plus de dix ans, l’Espace culturel du christianisme à Lyon a ouvert ses portes mercredi 3 décembre 2014.

Les collectivités locales ont largement contribué au financement de ce mémorial dédié aux premiers martyrs lyonnais.

Complété d’un parcours présentant à grands traits l’histoire du christianisme, il est destiné à un très large public.

C’est une étroite niche creusée à même la roche. Un renfoncement fermé par une méchante grille. Selon la tradition, c’est là, sous la colline de Fourvière, que saint Pothin fut emprisonné, accompagné de ses coreligionnaires, à la suite d’une émeute urbaine contre les chrétiens, en l’an 177. La plupart furent décapités ou jetés aux lions. Les plus faibles, dont le premier évêque de Lyon, très âgé, moururent des suites des tortures infligées.

Depuis la découverte au XVIIe  siècle de cette cavité enfouie sous le couvent des Visitandines, l’on vient en pèlerinage visiter le « cachot de saint Pothin ». « Bon an mal an, trois mille personnes en faisaient la demande », rapporte le P. Emmanuel Payen. Le fondateur de RCF était recteur de la basilique de Fourvière lorsqu’il a appris la fermeture de l’hôpital de l’Antiquaille, aménagé dans l’ancien couvent. « S’est alors posée la question de la sauvegarde de ce patrimoine », poursuit-il. Notamment des belles mosaïques ornant depuis le XIXe  siècle les murs d’une salle adjacente au cachot.

UNE MISE EN ÉVIDENCE DES MOMENTS CRUCIAUX DE L’HISTOIRE DU CHRISTIANNISME
Lorsque l’Espace culturel du christianisme à Lyon (Eccly) est créé, les Hospices civils de Lyon introduisent, en 2008, une clause dans le contrat de vente confiant la gestion patrimoniale des lieux à cette association parrainée par le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Très vite, l’Eccly sollicite les collectivités locales, avec un ambitieux projet : la création d’un centre d’interprétation sur les premiers temps du christianisme à Lyon.

Avant d’arriver à l’oratoire aménagé dans le cachot, il faut arpenter une salle voûtée, où des cubes disposés dans la pénombre donnent des clés de compréhension de la foi chrétienne. Les visiteurs empruntent ensuite un corridor ; sur les murs, la Lettre des chrétiens de Vienne et de Lyon a été retranscrite, telle qu’elle fut rapportée, un siècle et demi après les événements, par Eusèbe de Césarée et qui authentifie la localisation à Fourvière du lieu de réclusion des martyrs.

Passé le cachot de saint Pothin et la crypte des mosaïques, le projet prend une tout autre dimension. « Nous avons voulu mettre en évidence les moments cruciaux permettant de comprendre l’histoire du christianisme », explique Émile Visseaux, responsable de l’équipe scientifique, insistant sur l’approche historique et non confessionnelle de la muséographie. Soutenue par une belle iconographie, elle aborde succinctement la diffusion du christianisme, le rôle du monachisme, la civilisation médiévale et la Réforme. « La place nous manquait pour aller plus loin, mais nous prolongerons ce parcours par des conférences et des expositions temporaires », précise le directeur du musée, l’historien lyonnais Pierre Tricou.

UNE AMBITION ÉLEVÉE MALGRÉ DES LIEUX EXIGUS
L’Antiquaille-Eccly – le nom du musée – consacre également une salle au monde orthodoxe, en collaboration avec l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Et un espace scénographié sur la Réforme a été conçu avec l’Église protestante unie

Malgré l’exiguïté des lieux (900 m2 ), l’ambition est élevée. L’Antiquaille-Eccly a repris le flambeau d’une réflexion menée par la Fondation Fourvière sur la création d’un parcours du christianisme, au moment où le philosophe Régis Debray rédigeait son rapport sur l’enseignement du fait religieux à l’école. L’Eccly se veut d’ailleurs conforme aux directives du ministère de l’éducation nationale.

L’ambition n’a pas échappé aux collectivités, qui ont contribué pour environ la moitié du budget d’investissement (2,5 millions d’euros). « Les subventions n’ont fait l’objet d’aucun vote négatif au conseil général du Rhône, au conseil régional Rhône-Alpes, ni conseil municipal de Lyon », souligne l’association. Certes, « il s’agissait d’abord de restaurer un patrimoine appartenant à tous les Lyonnais », rappelle le conseiller général Jean-Jacques Pignard (UDI), pour qui « le christianisme est consubstantiel à l’histoire de la ville ».

UN PARCOURS COHÉRENT SUR LA TRÈS TOURISTIQUE COLLINE DE FOURVIÈRE
La mise en valeur du cachot de saint Pothin complète d’ailleurs un parcours cohérent sur la très touristique colline de Fourvière. « Entre le musée gallo-romain, le théâtre antique, la maison de Pauline Jaricot et la basilique, fréquentée par près de 2,5 millions de personnes chaque année, nous disposons d’un ensemble patrimonial à Fourvière témoignant de l’histoire du christianisme à Lyon », souligne Georges Képénékian, adjoint au maire de Lyon en charge des affaires culturelles. L’Eccly est d’ailleurs en discussions avec l’office de tourisme pour la mise en avant de ce nouvel espace muséal.

Mais, au-delà, souligne Georges Képénékian, l’Antiquaille-Eccly est « un lieu fondamental de transmission de cette histoire, à un moment où il est plus nécessaire que jamais d’expliquer le fait religieux ». Au même titre, il suit de près le projet d’Institut français de civilisation musulmane, porté par la grande mosquée de Lyon. « Une enquête du rectorat de Lyon, relève Monique Guinamard, membre du conseil scientifique de l’Eccly, a mis en avant qu’en classe de sixième, 76 % des élèves n’avaient pas traité la naissance du christianisme, placée en fin de programme. »

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UN MODÈLE ÉCONOMIQUE AUDACIEUX
L’Eccly table a minima sur 10 000 visiteurs par an. Et l’association donne rendez-vous en fin d’année prochaine pour faire un point sur l’équilibre budgétaire du projet. Prudemment, elle n’emploie pour l’heure qu’une seule salariée. Pour le reste, tout le personnel du musée sera bénévole, y compris son directeur. Une quarantaine de personnes se forment ainsi pour accueillir les visiteurs du mercredi au dimanche, entre 10 heures et 17 heures.

Bénévent TOSSERI, à Lyon
La Croix

samedi 4 octobre 2014

Itinéraires monastiques des Pères du Jura – sur les pas de Romain, Lupicin et Oyend


Du 9 au 11 octobre 2014, la Société Nouvelle Gorini organise un colloque sur les Pères du Jura :
Itinéraires monastiques des Pères du Jura – sur les pas de Romain, Lupicin et Oyend

D’ Izernore à Saint-Claude, un chemin de fondation

Les saints Romain et Lupicin étaient deux frères nés à Izernore à la fin du IVème siècle. Romain s’installa comme ermite dans les montagnes du Jura, où il fut rejoint par Lupicin, puis par de nombreux moines. Ils fondèrent donc deux monastères, dans les actuelles villes de Saint-Claude et Saint-Lupicin, dans le Jura ; saint Oyend fut leur successeur. Saint Romain mourut en 460, Lupicin en 480, et Oyend en 512. Avant Saint Benoît, ils furent parmi les premiers à organiser la vie de moines dans une abbaye en Occident.

Pour découvrir la vie et l’action de ces saints, la Société Nouvelle Gorini convie ceux qui le souhaitent les 9 et 10 octobre à une série de conférences à la chapelle des Jésuites et à la Maison Jean-Marie Vianney à Bourg-en-Bresse. Le samedi 11 octobre, une sortie culturelle à Izernore, Saint-Romain-La-Roche, Saint-Lupicin et Saint-Claude (Jura) permettra de prendre conscience de l’oeuvre de ces fondateurs, sur les lieux où ils ont vécu. Par ailleurs, une exposition sur les Pères du Jura est organisée à partir du 17 septembre à l’Office de Tourisme d’Izernore, en partenariat avec la commune.
N’hésitez pas à vous inscrire pour ces différents temps forts :Société Nouvelle Gorini6, Rue de la Paix – 01000 Bourg-en-Bresse04 74 50 02 53 – sngorini@free.fr

Source (cliquer pour consulter le programme détaillé)

lundi 29 septembre 2014

80e anniversaire du rappel à Dieu de saint Alexis à Ugine / Compte-Rendu


Le 80e anniversaire du trépas de saint Alexis d’Ugine a été célébré au cours des dernières semaines en plusieurs endroits et, notamment, à Ugine même (Haute Savoie), où ce prêtre exerçait son ministère.

Le 6 octobre 2014 une divine liturgie a été célébrée dans la petite église Saint Nicolas par Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse et Monseigneur Michel, évêque de Genève (EORHF).

Concélébraient l’archiprêtre Michel Goundiaev et le hiéromoine Joseph Pavlincuk ainsi que plusieurs clercs des diocèses de Chersonèse, de Bogorodovo, de Vladimir-Volynj (P.M.).

Elle a réuni des fidèles venus de France, de Suisse et d’Italie.

Le prêtre Alexis Medvedkov (1867-1934) avait été le recteur de cette église dans les années trente du siècle dernier. En 2004 le père Alexis a été canonisé par le patriarcat de Constantinople.

S’adressant aux nombreux paroissiens et pèlerins Monseigneur Nestor a dit :

« L’église orthodoxe saint Nicolas est remarquable pour avoir été desservie par l’éminent serviteur de Dieu dont nous commémorons aujourd’hui la mémoire. Elle l’est également car, menacée de démolition par les autorités locales, elle a été sauvée de la perte par la Providence Divine et les efforts de sa communauté qui a réuni les moyens indispensables pour la restauration de ce précieux monument. Ce lieu est à nouveau devenu l’un des principaux foyers du pèlerinage orthodoxe. Des croyants venus de France, de Suisse et de l’Italie du Nord affluent ici pour y vénérer la mémoire du saint ».

Puis, à la suite de la prise de parole de Monseigneur Michel, les fidèles entonnèrent « Mémoire éternelle » aux clercs et aux paroissiens décédés de la communauté d’Ugine.

Des agapes ont ensuite eu lieu qui ont réunies les paroissiens, les pèlerins et les deux évêques.

Photographies

Lien Traduction "Parlons d'Orthodoxie"


mercredi 27 août 2014

Liturgie à Ugine


A l'occasion des 80 ans de la naissance au ciel du saint prêtre Alexis d'Ugine et des 10 ans de sa canonisation aura lieu :
Le vendredi 5 septembre dans l'église St Nicolas et St Alexis à Ugine, Vêpres à 18 h.
Le samedi 6 septembre prochain dans l'église St Nicolas et St Alexis à Ugine, la Divine Liturgie sera concélébrée par Mgr Nestor de Chersonèse ou son représentant, Mgr Michel de Genève et Mgr Job de Telmessos avec des moines du Mt Athos et du Monastère St-Antoine le grand, le père hierodiacre Silouan (Iaroslavtsev) de la paroisse orthodoxe Saint-Ambroise à Milan et une délégation du Monastère Notre Dame de Toute Protection de Bussy en Othe où se trouvent les reliques de saint Alexis.

Des agapes "sorties du sac" auront lieu après la Liturgie.


Source +

samedi 15 février 2014

Entretien avec le père Placide (Deseille)

Le site Pravoslavie (site russe) a mis en ligne un entretien (45:14) avec l'archimandrite Placide (Deseille), higoumène et fondateur du Monastère saint-Antoine dans le Vercors. 
Les réponses en français du père Placide sont totalement audibles.

Extrait de l'interview :


L'intégralité de l'entretien (45 min 14) est visible ici sur Youtube.
Il y est fait état de l'expérience monastique du père Placide et de son monastère, du monachisme en général, de la situation du christianisme en France, et en Russie,...etc, entrecoupé de très belles images du monastère.