mardi 11 avril 2023
Voici l'Epoux !
Voici que survint l'époux au plein cœur de la nuit. Et bienheureux le serviteur qu'il trouvera éveillé. Et malheureux celui qu'il trouvera indolent. Vois donc ô mon âme, ne te laisse vaincre par le sommeil; à la mort, à la mort tu serais livré. Hors du royaume tu serais rejeté. Alors, réveille-toi en criant: Saint, Saint, Saint es Tu Seigneur notre Dieu. Par les prières de la Mère de Dieu, aie pitié de nous.
mardi 28 février 2023
Le premier molébène en français à Sainte Odile
Le 16 février 2023, pour la première fois, un office de prière en français a été célébré dans notre paroisse à Sainte Odile, la patronne céleste d'Alsace.
Il y a quelques années, à la demande de la paroisse de Tous les Saints, Valery Tchoukalov a composé l'acathiste et les prières à Sainte Odile en slavon ecclésiastique.
L'acathiste et les prières à Sainte Odile ont été traduites du slavon de l'Église en français par la traductrice et professeur de français Marina Schultheis. Père Philippe, le recteur de notre église, a activement participé à la rédaction du texte de l'acathiste et à la compilation de la séquence du molébène.
Par ailleurs, il convient de noter les efforts de la chorale paroissiale sous la direction de Vuk Vukovich, qui a accompagné l'office de prière avec des chants en français.
La traduction en français de l'acathiste à Sainte Odile est devenue une autre étape dans le travail de la paroisse de Tous les Saints en traduisant les textes des offices orthodoxes en français. Auparavant, la même équipe avait traduit et publié en français l'acathiste aux Saints Martyres Foi, Espérance, Charité et leur mère Sophie. De plus, depuis plusieurs années, des liturgies divines sont célébrées en français dans notre église une fois par mois.
Dans le calendrier des offices divins de notre église pour chaque mois, en plaçant le drapeau de la France à côté de l'un des offices, nous indiquons ainsi la célébration d'une liturgie ou d'un office de prière ce jour-là en français.
Les offices francophones seront intéressants et utiles pour tous les francophones orthodoxes, ainsi que pour les Français qui s'intéressent à l'orthodoxie.
samedi 18 février 2023
jeudi 19 janvier 2023
Pèlerinage au monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe
Pour la deuxième année consécutive, les Jeunes pèlerins orthodoxes organisent un pèlerinage au monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, du vendredi 3 février au dimanche 5 février. L’objectif est de permettre à de jeunes orthodoxes entre 18 et 30 ans de se réunir au sein d’un environnement de prière et de recueillement. Les pèlerins pourront assister à la divine liturgie les samedi et dimanche matin. Le dimanche après l’office, une rencontre sera organisée avec l’higoumène, Mère Aimilianie, et les sœurs du monastère. Pour vous inscrire, nous vous invitons à remplir le formulaire en ligne !
mardi 3 janvier 2023
Eglise st-Etienne-du-mont
dimanche 25 décembre 2022
samedi 24 décembre 2022
Baptême de Clovis
Baptême de Clovis roi des Francs, par saint Rémi de Reims à la veille de Noël 496.
Converti à la foi chrétienne orthodoxe par la foi vivante de son épouse sainte Clothilde, il sera catéchisé, baptisé et chrismé par saint Rémi évêque de Reims. Rejetant ainsi le paganisme et l'hérésie arienne, il assurera ainsi par sa conversion la continuité de l'Eglise orthodoxe, de la Gaule romaine à la France.
Récit de sa conversion par saint Grégoire de Tours, dans Histoire des Francs :
XXX. La reine [Clothilde] ne cessait de prêcher pour qu’il reconnaisse le vrai dieu et abandonne les idoles ; mais elle ne put en aucune manière l’entraîner dans cette croyance jusqu’au jour enfin où la guerre fut déclenchée contre les Alamans, guerre au cours de laquelle il fut poussé par la nécessité à confesser ce qu’il avait auparavant refusé de faire volontairement. Il arriva en effet, que le conflit des deux armées dégénéra en un violent massacre et que l’armée de Clovis fut sur le point d’être complètement exterminée. Ce que voyant, il éleva les yeux au ciel, et, le cœur rempli de componction, ému jusqu’aux larmes, il dit : « Ô Jésus-Christ, que Clothide proclame fils de Dieu vivant, toi qui donnes une aide à ceux qui peinent et qui attribues la victoire à ceux qui espèrent en toi, je sollicite dévotement la gloire de ton assistance ; si tu m’accordes la victoire sur ces ennemis et si j’expérimente la vertu miraculeuse que le peuple voue en à ton nom déclare avoir prouvé qu’elle venait de toi, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. J’ai, en effet, invoqué mes dieux mais, comme j’en ai fait l’expérience, ils se sont abstenus de m’aider ; je crois donc qu’ils ne sont doués d’aucune puissance, eux qui ne viennent pas au secours de leurs serviteurs. C’est toi que j’invoque maintenant, c’est en toi que je désire croire, pourvu que je sois arraché à mes adversaires ». Comme il disait ses mots, les Alamans tournant le dos commencèrent à prendre la fuite. Lorsqu’ils virent leur roi tué, ils firent leur soumission à Clovis disant : « Ne laisse pas, de grâce, périr davantage le peuple, nous sommes à toi désormais ». Et lui, ayant ainsi arrêté la guerre et harangué son peuple, la paix faite, rentra et raconta à la reine comment, en invoquant le nom du Christ, il avait mérité la victoire. Ceci s’accomplit la quinzième année de son règne [496]
XXXI. Alors la reine fait venir en cachette saint Rémi, évêque de la ville de Reims, le priant de faire croître chez le roi « la parole du salut ». Le pontife l’ayant fait venir en secret, commence à faire naître en lui qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre et abandonner les idoles, qui ne peuvent être utiles ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier dit : « Je t’ai écouté volontiers, très saint Père, toutefois, il reste une chose ; c’est que le peuple qui me suit ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole ». Il se rendit donc au milieu des siens, et, avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : « Les dieux mortels nous les rejetons, pieux roi, et c’est Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre ». Ces nouvelles sont portées au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. Les rues sont ombragées de tentures de couleur, les églises ornées de courtines blanches ; le baptistère apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent ; tout le temple du baptistère est imprégné d’une odeur divine et Dieu y comble les assistants d’une telle grâce qu’ils se croient transportés au milieu des parfums du paradis. Ce fut le roi, qui, le premier, demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine, pour effacer la maladie d’une vielle lèpre et pour effacer avec une eau fraîche les sordides taches anciennement acquises. Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Dépose humblement tes colliers, ô Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ». […] Ainsi donc, le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans sa Trinité, fut baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés.”
Grégoire de Tours, Historia Francorum, II, MGH. SS. RM, éd. B. Krusch, I, Hanovre, 1885, p. 91-93 ; éd. 1951, p. 75-78.


