mardi 28 février 2023

Le premier molébène en français à Sainte Odile


Le 16 février 2023, pour la première fois, un office de prière en français a été célébré dans notre paroisse à Sainte Odile, la patronne céleste d'Alsace.

Il y a quelques années, à la demande de la paroisse de Tous les Saints, Valery Tchoukalov a composé l'acathiste et les prières à Sainte Odile en slavon ecclésiastique.

L'acathiste et les prières à Sainte Odile ont été traduites du slavon de l'Église en français par la traductrice et professeur de français Marina Schultheis. Père Philippe, le recteur de notre église, a activement participé à la rédaction du texte de l'acathiste et à la compilation de la séquence du molébène.

Par ailleurs, il convient de noter les efforts de la chorale paroissiale sous la direction de Vuk Vukovich, qui a accompagné l'office de prière avec des chants en français.

La traduction en français de l'acathiste à Sainte Odile est devenue une autre étape dans le travail de la paroisse de Tous les Saints en traduisant les textes des offices orthodoxes en français. Auparavant, la même équipe avait traduit et publié en français l'acathiste aux Saints Martyres Foi, Espérance, Charité et leur mère Sophie. De plus, depuis plusieurs années, des liturgies divines sont célébrées en français dans notre église une fois par mois.

Dans le calendrier des offices divins de notre église pour chaque mois, en plaçant le drapeau de la France à côté de l'un des offices, nous indiquons ainsi la célébration d'une liturgie ou d'un office de prière ce jour-là en français.

Les offices francophones seront intéressants et utiles pour tous les francophones orthodoxes, ainsi que pour les Français qui s'intéressent à l'orthodoxie.

Source: Paroisse de Tous-les-saints à Strasbourg

jeudi 19 janvier 2023

Pèlerinage au monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe

Pour la deuxième année consécutive, les Jeunes pèlerins orthodoxes organisent un pèlerinage au monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, du vendredi 3 février au dimanche 5 février. L’objectif est de permettre à de jeunes orthodoxes entre 18 et 30 ans de se réunir au sein d’un environnement de prière et de recueillement. Les pèlerins pourront assister à la divine liturgie les samedi et dimanche matin. Le dimanche après l’office, une rencontre sera organisée avec l’higoumène, Mère Aimilianie, et les sœurs du monastère. Pour vous inscrire, nous vous invitons à remplir le formulaire en ligne !



mardi 3 janvier 2023

Eglise st-Etienne-du-mont


L'église St-Etienne-du-mont, appelé un temps chapelle St-Etienne du mont Ste-Geneviève, est aujourd'hui connu pour conservé le tombeau de la sainte.
Comme en témoigne les plaques de marbre placé à l'extérieur de l'église, les lieux ont une riche histoire.




Le vitrail montrant une procession des reliques de sainte Geneviève, ainsi que le plan ci-dessous, nous montre les deux églises côte à côte.


L'église sainte Geneviève aujourd'hui disparu, fut à l'origine la basilique des Saints-Apôtres construite par Clovis roi des Francs convertis à la foi orthodoxe ce qui lui valut de recevoir de l'empereur romain de Constantinople le titre de patrice et de consul, deviendra le tombeau de nombreux personnages illustre (Clovis, Ste Clothilde, Ste Geneviève, de saints évêques de Paris, ...) Pour plus de détail voir cet article
Cette église  devint au fil du temps fréquenté par les fidèles de plus en plus nombreux. Au XIIIe siècle, devant le développement du quartier, une première chapelle dédié au saint diacre protomartyr Etienne fut édifié. Reprenant ainsi le protecteur de l'ancienne cathédrale de Paris, mais c'est une autre histoire. Devant l'accroissement de la population, avec notamment le développement des collèges (dont la Sorbonne) cette première chapelle St-Etienne devint elle aussi insuffisante. Elle fut d'abord agrandi en 1328, puis remplacé par un nouvel édifice, dont la construction s'étala du XVe siècle jusqu'en 1626.



Suite à la Révolution, l'abbaye ste-Geneviève désaffecté fut détruite, et la nouvel église Ste-Geneviève prévu par Louis XV pour accueillir le reliquaire de la sainte, sera transformée en mausolée laïc appelé Panthéon.
La chasse contenant les reliques confectionné par St Eloi fut profanée fondue en 1793 et les reliques brulées place de Grève (place de l'Hôtel-de-Ville), les cendres jetées à la Seine.
Ce qu'il restera : le tombeau d'origine de la sainte et deux fragments de reliques sauvées seront transférés à l'église St-Etienne en 1803.














Saint Syméon le stylite de Syrie et Ste Geneviève de Paris
Contemporain et lié spirituellement comme le rapporte leurs vies








Sainte Geneviève prie Dieu pour nous !

 

samedi 24 décembre 2022

Baptême de Clovis


Baptême de Clovis roi des Francs, par saint Rémi de Reims à la veille de Noël 496.

Converti à la foi chrétienne orthodoxe par la foi vivante de son épouse sainte Clothilde, il sera catéchisé, baptisé et chrismé par saint Rémi évêque de Reims. Rejetant ainsi le paganisme et l'hérésie arienne, il assurera ainsi par sa conversion la continuité de l'Eglise orthodoxe, de la Gaule romaine à la France.

Récit de sa conversion par saint Grégoire de Tours, dans Histoire des Francs :

 XXX. La reine [Clothilde] ne cessait de prêcher pour qu’il reconnaisse le vrai dieu et abandonne les idoles ; mais elle ne put en aucune manière l’entraîner dans cette croyance jusqu’au jour enfin où la guerre fut déclenchée contre les Alamans, guerre au cours de laquelle il fut poussé par la nécessité à confesser ce qu’il avait auparavant refusé de faire volontairement. Il arriva en effet, que le conflit des deux armées dégénéra en un violent massacre et que l’armée de Clovis fut sur le point d’être complètement exterminée. Ce que voyant, il éleva les yeux au ciel, et, le cœur rempli de componction, ému jusqu’aux larmes, il dit : « Ô Jésus-Christ, que Clothide proclame fils de Dieu vivant, toi qui donnes une aide à ceux qui peinent et qui attribues la victoire à ceux qui espèrent en toi, je sollicite dévotement la gloire de ton assistance ; si tu m’accordes la victoire sur ces ennemis et si j’expérimente la vertu miraculeuse que le peuple voue en à ton nom déclare avoir prouvé qu’elle venait de toi, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. J’ai, en effet, invoqué mes dieux mais, comme j’en ai fait l’expérience, ils se sont abstenus de m’aider ; je crois donc qu’ils ne sont doués d’aucune puissance, eux qui ne viennent pas au secours de leurs serviteurs. C’est toi que j’invoque maintenant, c’est en toi que je désire croire, pourvu que je sois arraché à mes adversaires ». Comme il disait ses mots, les Alamans tournant le dos commencèrent à prendre la fuite. Lorsqu’ils virent leur roi tué, ils firent leur soumission à Clovis disant : « Ne laisse pas, de grâce, périr davantage le peuple, nous sommes à toi désormais ». Et lui, ayant ainsi arrêté la guerre et harangué son peuple, la paix faite, rentra et raconta à la reine comment, en invoquant le nom du Christ, il avait mérité la victoire. Ceci s’accomplit la quinzième année de son règne [496]

XXXI. Alors la reine fait venir en cachette saint Rémi, évêque de la ville de Reims, le priant de faire croître chez le roi « la parole du salut ». Le pontife l’ayant fait venir en secret, commence à faire naître en lui qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre et abandonner les idoles, qui ne peuvent être utiles ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier dit : « Je t’ai écouté volontiers, très saint Père, toutefois, il reste une chose ; c’est que le peuple qui me suit ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole ». Il se rendit donc au milieu des siens, et, avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : « Les dieux mortels nous les rejetons, pieux roi, et c’est Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre ». Ces nouvelles sont portées au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. Les rues sont ombragées de tentures de couleur, les églises ornées de courtines blanches ; le baptistère apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent ; tout le temple du baptistère est imprégné d’une odeur divine et Dieu y comble les assistants d’une telle grâce qu’ils se croient transportés au milieu des parfums du paradis. Ce fut le roi, qui, le premier, demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine, pour effacer la maladie d’une vielle lèpre et pour effacer avec une eau fraîche les sordides taches anciennement acquises. Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Dépose humblement tes colliers, ô Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ». […] Ainsi donc, le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans sa Trinité, fut baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés.”

Grégoire de Tours, Historia Francorum, II, MGH. SS. RM, éd. B. Krusch, I, Hanovre, 1885, p. 91-93 ; éd. 1951, p. 75-78.

mardi 1 novembre 2022

Eglise St-Austremoine à Issoire

 


L'église Saint Austremoine à Issoire, ville située au sud de Clermont (Auvergne), est dédié  saint Austremoine évangélisateur de l'Auvergne au IIIe siècle et premier évêque de Clermont.

Une tradition rapporte que le saint fondée en cette endroit une première fondation monastique qui aurait été détruite par un pillage wisigoth en 474. Les reliques seront par la suite transférée à Volvic, puis à Mozac (ville au nord de Clermont) où elle se trouve encore aujourd'hui.



Ancien reliquaire de st Austremoine (bois et émail de Limoges)

Au IXe siècle, des moines venu de l'ouest de la France, notamment du Poitou, et fuyant les incursions et pillages vikings, arrivent en Auvergne. Vers 816 un moine nommé Gislebert sera chargé de rebâtir l'ancien monastère. En 937, l'église abbatiale sera consacrée par Bernard évêque de Clermont, sous le double vocable de Saint Pierre et Saint Austremoine.

Au XIIe siècle (vers 1130) une église plus vaste sera édifié.






En 1575, durant les guerres de religion entre catholique-romain et protestant, le capitaine huguenot Merle, essaiera de brûler l'église et le monastère sans succès. Mais ce sera la foudre deux ans plus tard qui détruire le clocher.

Puis à partir du XVIe siècle le monastère entamera son déclin. A la Révolution française, l'église deviendra paroissiale.

Au XIXe siècle des restaurations rendront sa polychromie à l'église, puis au début des années 1990 se sera au tour du chevet (ses murs de grès) d'être restaurées.