jeudi 31 janvier 2013

Pèlerinage en Terre Sainte


Bonjour et bonne année 2013!

Je vous écrit pour vous annoncer un pèlerinage en Terre Sainte, organise par le Centre de Pèlerinage de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale. 

Bogdan Grecu
responsable du Centre de Pèlerinage

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Avec la bénédiction du Métropolite Joseph, et à l’initiative de la paroisse Saint Martin de Sucy-en-Brie, entre le 3 et le 11 mars 2013  le Centre de Pèlerinage de la Métropole organise un premier pèlerinage francophone en Terre Sainte.

Les dates correspondent aux vacances scolaires, zones A et C.

Prix: 480 euros par personne + le billet d’avion.

Ce prix comprend:
- Demi-pension : hébergement en chambre à deux lits, petit-déjeuner et dîner
- Transport en Israël
- Entrée à tous les objectifs
- Services de guide
- Pourboires (malheureusement obligatoires au Moyen-Orient).

Le prix ne comprend pas:
- Billet d'avion (en général, entre 300 et 400 euros si on l’achète à l’avance).
- Repas de midi (en général environ 5 euros).

Le programme proposé:

Jour 0: Arrivée à Tel-Aviv. Hébergement à Bethléem.

Jour 1: Mur des Lamentations (les ruines du Temple de Salomon). Maison des saints Joachim et Anne à Jérusalem (lieu de naissance de la Mère de Dieu). Ein-Karem, lieu de naissance de Jean le Baptiste. Eglise et grotte de la naissance du Sauveur à Bethléem. Hébergement à Bethléem.

Jour 2: Divine Liturgie à Bethléem (facultative). Champ des Bergers, près de Bethléem, où les
anges ont proclamé la Nativité aux bergers. Monastère de St. Théodose, construit sur la grotte des trois rois mages. Monastère de St. Sabbas. Emplacement du Baptême du Seigneur, au Jourdain. Hébergement à Bethléem.

Jour 3 : Monastère du Mont de la Quarantaine où le Sauveur fut tenté après un
jeûne de 40 jours. Chemin vers la Galilée. Nazareth (église de l’Annonciation et maison du Juste Joseph). Hébergement en Galilée.

Jour 4: Cana de Galilée (lieu du premier miracle accompli par le Sauveur). Autour de la mer de Galilée: Capharnaüm (ville de Jésus et des premiers Apôtres), Taghba (lieu de la multiplication des pains et des poissons), Mont des Béatitudes.

Jour 5: Mont Thabor (Transfiguration du Seigneur). Monastère de Jéricho où se trouvait le sycomore de Zachée. Béthanie (résurrection de Lazare). Jérusalem: le Mont des Oliviers, le Mont Sion, le lieu de la Cène. Hébergement à Jérusalem. 

Jour 6: à pied dans Jérusalem: Jardin de Gethsémani, le Chemin de Croix, l'église du Saint-Sépulcre. Hébergement à Jérusalem.
Jour 7: Lieu de l'Ascension du Seigneur et église de la Dormition de la Mère de Dieu à Jérusalem. Jaffa et Tel Aviv. Transfert à l’aéroport et départ.
Pour vous inscrire ou pour tout renseignement, merci de vous adresser à: Bogdan GRECU (responsable du Centre de Pèlerinage), par mail : pelerin@mitropolia.eu ou par téléphone: 09 82 43 26 83 ou 06 05 68 94 50.

Une fois qu’une inscription est reçue, le Centre de Pèlerinage de la Métropole peut s’occuper d’acheter le billet d’avion (si le participant le souhaite).

Les 28 participants qui se sont déjà inscrits ont déjà leur billet d’avion. Des billets pour le même vol peuvent encore être achetés à un prix d’environ 370 euros A/R avec la compagnie Pegasus Airlines, selon les horaires suivants:

ALLER - dimanche 3 mars 2013

14:05
ORY Paris Orly
Pegasus Airlines
PC402

18:25
SAW Istanbul Sabiha
3h 20



Correspondance à l'aéroport
2h 05


20:30
SAW Istanbul Sabiha
Pegasus Airlines
PC779

22:30
TLV Tel-Aviv-Jaffa
2h


RETOUR - lundi 11 mars 2013

05:20
TLV Tel-Aviv-Jaffa
Pegasus Airlines
PC780

07:30
SAW Istanbul Sabiha
2h 10



Correspondance à l'aéroport
3h 05


10:35
SAW Istanbul Sabiha
Pegasus Airlines
PC401

13:15
ORY Paris Orly
3h 40

jeudi 17 janvier 2013

Pèlerins orthodoxes russe... en France



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Koultoura : Père Nikolaï, de quand datent les pèlerinages contemporains depuis la Russie vers la France ?Nikolaï Nikichine : Tout a commencé en 1997, par la prière que j’ai prononcée dans l’église parisienne Saint-Leu-Saint-Gilles face aux reliques de Sainte Hélène. Il y a alors eu une prise de conscience en Russie : Paris n’est pas seulement un centre de culture, c’est aussi un point crucial de lieux saints.

Koultoura : La principale découverte pour les orthodoxes, ce fut, évidemment, la Couronne d’épines ?
N.N. : Nous avons découvert en effet que Notre-Dame de Paris abritait la Couronne d’épines qu’on sortait pour le culte chaque premier vendredi du mois. J’ai organisé la première prière face à la Couronne en 2004. Et après que le patriarche Alexeï II, en 2007, est venu à Paris et a rendu hommage à la sainte relique, un pèlerinage important a commencé depuis tous les coins de Russie.
"La France a quelque chose de plus précieux que les technologies modernes"
Koultoura : Comment avez-vous commencé à étudier les reliques orthodoxes ?
N.N. : J’ai terminé la faculté de mathématiques de la MGU et je reste, par ma vocation, un scientifique. Arrivé à Paris, j’ai terminé l’institut orthodoxe de théologie saint-Serge et me suis consacré à l’étude des reliques. Ma première découverte, ce furent les reliques de sainte-Hélène ;
et leur authenticité a été ce don qui a prouvé que reposait ici en France, sous le boisseau, quelque chose de plus précieux que les technologies modernes et autres avancées de la civilisation. J’ai élaboré une méthodologie pour l’étude des reliques, qui m’a permis de me convaincre que le tas de brindilles de Notre- Dame n’était pas une contrefaçon mais bien la véritable Couronne d’épines du Sauveur.

Koultoura : Et comment la Couronne d’épines s’est-elle retrouvée à Paris ?
N.N. : En 1239, les croisés ont apporté la Couronne d’épines de Constantinople à Paris. Nous avons coutume de considérer les croisés comme des pillards brutaux. Mais peut-être ont-ils été le bras du métier Divin ? Car beaucoup de ce qu’ils n’ont pas ramené de l’actuelle Turquie n’est déjà plus disponible pour le culte. Et la Couronne d’épines à Paris est ainsi devenue source de grâce pour toute la France et pour beaucoup d’autres pays.

Koultoura : C’est de la bouche de pèlerins russes que j’ai pour la première fois entendu dire que la Sainte-Tunique du Christ se trouvait à Argenteuil.
N.N. : Oui, au VIIIème siècle, Charlemagne a offert cette tunique à sa fille – supérieure du monastère d’Argenteuil. Nous savons que le Shah perse a offert une particule de cette relique du Seigneur au père de Mikhaïl Romanov – le patriarche Philarète.

Koultoura : Le Voile de l’Intercession de la Mère de Dieu, dans la cathédrale de Chartres est un objet d’adoration particulière pour les orthodoxes.
N.N. : Le Voile est le symbole de la protection et de l’intercession de la Sainte mère. L’intercession, tout comme la Couronne d’épines, a été ramenée de Constantinople (quoique beaucoup plus tôt – à la fin du IXème siècle) et a joué un rôle libérateur dans l’histoire de Chartres. En 911, les Vikings ont assiégé la ville. L’évêque est apparu avec ce voile sur le mur de la ville et les Vikings ont soudain été aveuglés, à la suite de quoi ils ont reculé. Dès l’année suivante, leur chef Rollon a été baptisé et le bandit qu’il était est devenu le premier prince de Normandie.

Koultoura : Très peu de Français savent qu’aujourd’hui, les reliques de Marie de Magdala Égale-aux-Apôtres sont conservées dans l’église de la Madeleine.
N.N. : C’est vrai. Dès le XIXème siècle, quand l’église parisienne de la Madeleine a été bâtie, on y a transféré les reliques de sainte Marie de Magdala pour l’exaltation des chrétiens de la capitale. Avant, elles étaient conservées dans le sud de la France, dans le petit village de Saint-Maximin où, selon la légende, Marie de Magdala a passé 30 ans de sa vie.

Koultoura : Y a-t-il encore en France des reliques que nous ne connaissons pas ?
N.N. : Je m’occupe de saintes reliques qui ont joué un grand rôle dans l’histoire de la chrétienté. Il y a, dans la petite ville de Cahors, un voile – c’est celui dans lequel a été enveloppée la tête du Sauveur lors de son enterrement. À 50 kilomètres d’Amiens, dans une petite ville, est conservée la tête de Anne –
la mère de la Mère de Dieu. Près de Grenoble, on trouve des reliques d’Antoine le Grand. Vous souvenez-vous de l’exaltation avec laquelle les Russes sont allés rendre hommage à la ceinture de la mère de Dieu, apportée du mont Athos ? En France, dans la vallée de la Loire, est conservée une autre ceinture qui lui a appartenu.

Koultoura : Si je comprends bien, les catholiques n’honorent pas vraiment ces reliques ?
N.N. : Hélas. Les gens ne s’y intéressent pratiquement pas. Ils y sont insensibles. On peut même parler d’indifférence religieuse des Français. Et cela se manifeste, en particulier, dans le fait que leurs cathédrales sont vides. Aujourd’hui, quand le culte de la Couronne d’épines se déroule à Notre-Dame, on me téléphone à chaque fois de Russie pour me demander de l’aide afin de pouvoir y participer. Les Russes ne peuvent tout simplement pas croire que ce culte commence à 15h et se termine une demi-heure plus tard et qu’aucune invitation spéciale n’est requise. Ce laps de temps suffit. Sur les 200 personnes qui y viennent, la moitié sont des orthodoxes.

Koultoura : Quel rapport les catholiques entretiennent avec nos pèlerins ?
N.N. : Il est très bon. L’ordre des Chevaliers du Saint-Sépulcre organise le culte de la Couronne d’épines et vend des cartes postales à Notre- Dame. Ces dernières années, leurs « bénéfices », grâce aux orthodoxes, a été multiplié par 5. En outre, si parmi les catholiques, lors de cette journée, une seule personne chante, j’apporte moi, de Russie, tout un chœur. Pour eux, c’est comme un cadeau. Ils nous sont reconnaissants et se réjouissent. Et aujourd’hui, précisément grâce à la ferveur des pèlerins russes, nous assistons à une renaissance du culte de la Couronne d’épines.

[...]
Intégralité de l'article sur Le Courrier de Russie.

mercredi 9 janvier 2013

Monastère Ste Marie du désert


Dédié à Sainte Marie l'Egyptienne, cet ermitage situé sur l'île de Porquerolles (Var) est une dépendance du Monastère Saint-Antoine-Le-Grand (Drôme).


Après 40 ans de vie communautaire, le Père Séraphin s'est établi à Porquerolles dans ce qui était l'ancien fort de la Repentance, pour y vivre en ermite selon l'idéal proposé par Saint Cassien de Marseille (Vème siècle):

"Le perfection de l'ermite est d'avoir l'esprit dégagé de toutes les choses de la terre et de le tenir uni au Christ autant que la faiblesse humaine le permet".



Un site dédié à cet ermitage se trouve à l'adresse ci-dessous, on y trouvera un historique du Fort de la Repentance, de la restauration des lieux et de la création de la chapelle, le tout accompagné de photographies.
On y trouvera en vente un DVD, ainsi que les informations nécessaires pour faire un don afin de permettre la poursuite des travaux et la continuité de la présence orthodoxe dans ce lieu.
http://ermitage-repentance-porquerolles.com/




En 2010 le journal de TF1 consacra à ce lieu un reportage, disponible ici.




mardi 1 janvier 2013

Que renaisse la France Orthodoxe !

Bonjour et Bienvenue,

Nous commencerons ici ce blog et cette nouvelle année, par une homélie de st Jean de Shangaï et de San Francisco. Cela pourrait paraître incohérent pour un blog souhaitant faire (re)découvrir les racines chrétiennes orthodoxes de la France à travers l'Histoire, les saints et les lieux qui leurs sont attachés, pourtant c'est bien grâce tout d'abord aux immigrés grec et russe (puis d'autres nations par la suite) que la flamme de la sainte foi orthodoxe a pu reprendre vie sur cette terre comme partout ailleurs en Occident, dissipant ainsi les ténèbres de l'hérésie et permettant aux occidentaux de retrouver le havre du Salut qu'est l'Eglise et de se désaltérer aux sources vivifiantes de l'antique foi chrétienne orthodoxe qui jadis fleurissait sur cette terre.
Aussi il est tout à fait légitime de commencer notre pèlerinage avec ce grand saint que fut Jean de Shangaï, parfois appelé l'Apôtre de la diaspora (orthodoxe), auquel nous consacrerons d'autres messages, et de l'inaugurer avec cette homélie.

« Le Christ ressuscité a envoyé les apôtres prêcher dans tous les pays. L’Église du Christ ne fut pas fondée pour un seul peuple, pour un seul pays, mais pour le monde entier. Tous les hommes, tous les peuples, tous les pays sont appelés à la foi du Dieu véritable.
Les apôtres ont pleinement accompli l’ordre du Christ en parcourant toutes les nations. Simon le Zélote est allé en Angleterre ; Jacques, fils de Zébédée, en Espagne ; Thomas, aux Indes et, selon la Tradition, il a poursuivi jusqu’en Chine. L’apôtre André a prêché en Russie et en Grèce. Suivant la tradition établie, Lazare, le ressuscité après quatre jours, fuyant devant les Juifs qui voulaient le massa­crer, est arrivé en France. Avec ses sœurs, Marthe et Marie, il s’est installé à Marseille et a prêché en Provence. Trophime d’Arles et d’autres disciples d’entre les soixante-dix ont sillonné la France.
Ainsi, dès les temps apostoliques, la foi orthodoxe du Christ fut prêchée en Gaule, la France actuelle. C’est à l’Église orthodoxe qu’appartiennent saint Martin de Tours, le grand Cassien, fondateur de l’abbaye de Marseille où, durant de longues années, il donna l’exemple de la vie ascétique, saint Germain de Paris et sainte Geneviève, parmi une multitude d’autres. Voilà pourquoi la foi orthodoxe n’est pas, pour les Français, celle d’un peuple étranger. C’est la leur, confessée ici, en France, par leurs ancêtres depuis les temps anciens : elle est la foi de leurs pères.
Sincèrement et chaleureusement, nous souhaitons que la foi orthodoxe, dans sa forme propre au génie français, rétablie sur le sol de France, redevienne pour tout son peuple la foi maternelle, comme elle l’est demeurée pour les Russes, les Serbes, les Grecs, selon l’esprit particulier de chacun de ces peuples.
Le propre du calendrier oriental — le pentecostaire — glorifie aujourd’hui (1), tout comme le sanctoral occidental, le saint archange Michel, qui s’est manifesté également, en Orient et en Occident, afin de vivifier les forces spirituelles des hommes pour les actes héroïques, de même qu’il inspira jadis à Jeanne d’Arc la lutte pour la liberté de la France.
Aujourd’hui, selon l’ancien calendrier, l’Église orthodoxe glorifie le saint apôtre Marc, l’un des quatre évangélistes qui, avant de partir pour Alexandrie, vint en Europe occidentale où il écrivit son saint Évangile — à Rome — en latin même selon certains.
À présent, nous en avons la conviction, l’élévation politique et patriotique de la France s’accomplit : qu’elle soit unie à son élévation spirituelle ! Que renaisse la France orthodoxe et que la bénédiction divine soit sur elle ! »

(1) Il s'agit ici des tropaires au saint archange figurant dans l'office du paralytique.

Extraite du livre de Bernard Le Caro, Saint Jean de Changhaï, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2006, p175-176.

Une homélie remarquable (bien que le contexte politique est changé) de saint Jean de Shanghaï et San Francisco, prononcée lorsqu'il était archevêque du diocèse d'Europe occidentale de l'ÉORHF (Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières) entre 1951 et 1962 avec pour siège Paris, puis Bruxelles.